‹ Histoire de Provence (volume 5)Chapitre 29 sur 48 · SECONDE RÉPUBLIQUE DE MARSEILLE · texte numérisé non relu

SECONDE RÉPUBLIQUE DE MARSEILLE

La salutaire influence des Croisades se fit stuiout sentir à Marseille, qui n'avait jamais cessé d'entretenir des relations intimes avec le Levant. De bonne heure elle y envoya des agens consulaires pour la protection de ses intérêts ; et ces o£Bciers publics, nommés seulementpour uneaonée, mais pouvant être réélus en cas de nécessité ou de convenance, ngs des plus hono- ) de leurs oompac une surveillance tns certain cas, des Us fesaient l'invenmraient sans héris effets sauvés des attributions éten-

(i) Suinu mniiicipaiM et CoiutumM andeiuiw de la yille de Hanàlle , ch. xrtii et ux

Jamais le commerce maritime de Marseille ne fut plus florissant qu'à cette époque de ferveur religieuse. La ville fournit des munitions et des approvisionnemens de toute espèce aux armées chrétiennes y aux seigneurs Francs et aux chefs des nouvelles coloiiies orientales. Ses forges et ses ateliers d'armes acquirent de la renommée. Ce qui donna aussi du développement à sa prospérité , ce fut le transport des pèlerins qui se rendaient en Palestine. La foule de ces pieux voyageurs était considérable. Riches et . pauvres , ils arrivaient à Marseille de tous les points de l'Europe^ et chaque passager payait à la commune une redevance de douze deniers. Ordinairement il partait deux grands convois par an^ l'un au printemps , l'autre en été, et les navires devaient être munis d'armes pour se défendre i;ontre toute attaque. La concurrence des capitaines marins était telle quHl fallut assigner par la voie du sort, à chacun de ces navire$ , son tour pour le chai^ement et le départ (i). Les capUaioes s'obligeaient par sermeut à prendre soin des passagers, enfanté et en maladie, à la vie et à la mort. Les Marseillais, voulant réserver à leur marine le bénéfice du commerce du Levant, obligèrent les bâtimens étrangers qui prenaient à bord des pèlerins ou des cargaisons pour l'Egypte et pour la Syrie, à payer à la commune le tiers

{i) Id, de Sortihus Nopium,

Page 1