‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 107 sur 112 · Strab., Liy,p. i · texte numérisé non relu

Strab., Liy,p. i

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4oO HISTOIHE

Suivant Topinion la plus accrëditëe, le consul Cëpion ramassa dans ce pillage la somme de cent dix mille livres pesant d'or et de quinze cent raille pesant d'argent '. La loi attribuait ce trésor à la république ; le consul ne résista pas à la tentation de se l'approprier. Il prit le parti de le voler ; car des hommes placés par lui en embuscade sur la route de Marseille , tombèrent sur l'escorte et les charriots. L'escorte fut massacrée et l'argent fut partagé entre Cépion et ses com*^ plices •.

L'année s'écoula sans qu'un brillant fait d'armes signalât la présence d'une armée romaine et de la horde dans les Gaules. C' Manlius » nommé consul à la place de Cépion, arrive avec des forces considérables. Le sénat romain fitune faute ; il partagea le commandement entre Manlius et Cépion.

lac dam le Péroa , près des rames de laTiHe de Coseo, siège de la dominatioii des Incas ; la traditioii naannît ifoe les ancieBS prinoea përaTiens ayaient jeté aa fond de ce lac une grande quantité d'or ; ces Anglais en entreprirent le dessèchement. Il parait que le succès n'a pas réalisé les brillantes promesses des récits américains.

1. Justin f 1. XXXII , c. 3. — Orose réyalue à cent mille liyres pesant d'or et dix mille d'argent. •» Strabon , d'après Possidonms, à quinze mille talens ( 8a,5oo,ooo francs )• La position de l'ancien lac sacré de Toulouse a été yiycment débattue par les ërudits. L'opinion la moins attaquée le place dans le lien où l'églifle de Saint- Semiii fut ensuite construite. V. l'ouyrage de M. Dumège sur les antiquités des Pyrénées.

a. Oios., 1. V I c. i5 — Dittn., fifagm. , 1. c, — Aol. Gell., 1. c.

DE PEOVENCE. 4^^

Celiii<-ci indigne de voir qu^au mépris de son illostration domestique et de ses seirices antérieurs on diminuait son autorité , afficha des prétentions hautaines , refusa de concerter des mesures d^attaque ou de défense avec son collègue » et forma un camp séparé. Cetle mésintelligence n'échappa pas à Tennemi ; un de ses corps d'arr mée , composé des Kimris et des Ambrons, s'approche du camp de Manlius , pour épier le mouvement des chefs et deviner l'instant favorable d'une bataille. Manlius s'était établi sur la rive droite du Rhône ; Gépion voulant lui ravir une victoire dont il s'exagérait la facilité, plaça son camp entre le camp de son collègue et celui des Barbares. Cette manœuvre militaire parut aux ennemis le signe d'une réconciliation et d'un concert de vues entre les chefs romains. Alors renonçant à une bataille chanceuse , ils tentent , suivant leur coutume , les voies de la paix. Des députés avec des paroles amies sont envoyés à Manlius. Gépion , dçnt ils étaient obligés de tra* verser le camp , irrité de ce qu'on avait songé à traiter avec son collègue plutôt qu'avec lui , maltraite, injurie et menace de mort les messagers barbares '.

Le récit de cet outrage fit pousser des cris de vengeance à la horde indignée. Plus de délai ,

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