I. Dion.) exoerfft. à Vile»., p.65o
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le combat est résolu ; ayant de prendre les armes, ils renient « par un acte religieux en usage chez les Kimris, faire entendre d^horribles sermens. Us jurèrent tous que rien de ce que la victoire ferait tomber en leurs mains ne serait épargné ; Tannée romaine , les cheyaux ennemis » les objets qui appartenaient aux légions furent présentés aux Dieux comme une immense offrande.
Non , ce ne fut point un combat , ce fut un hideux carnage '. Que Rome apprête &es pleurs et ses processions de matrones désolées ! Quatre* yingt mille soldats , quarante mille esclaves périrent en mordant de leurs dents convulsiyes ou le bois des lances , des jayelots ennemis » ou Tarêne sanglante. Dieu ! de ce lugubre massacre dix hommes seuls restèrent pour montrer du doigt , les joues blanches de peur , au nord des Alpes , la plaine lamentable où s^accomplit le second deuil de Rome depuis la défaite d' Allia *, Cette bataille eut lieu le sixième jour du mois d^octobre , io5 ans ayant notre ère.
Un jeune homme , Q. Sertorius , qui devait jouer un rôle brillant dans la Gaule , échappa au carnage , en traversant , blessé , le bouclier à la main , le Rhône '. Cépion , fugitif , repassa les Alpes.