‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 109 sur 112 · Plut, in Mario. , p · texte numérisé non relu

Plut, in Mario. , p

9. £z omm penitùs czercîtu decem tantonuiiodè hommes. •nperfuÎMe refenmtni. Paul. Oros. ( I. V/c. i6.

S. Plntaich. m

Les Barbares, remplirent leur vœu '. Les prisonniers furent. pendus à des arbres; Tor, Pargent jete's dans le Rhône , le bagage mis en pièces , les armes et les cuirasses brisëes , les brides des cheyaux rompues et les chevaux eux-mêmes allèrent përir dans les gouffres du fleuve *• - Devenus maîtres par cette victoire de la province romaine , les Kimro-Teutons la dévastèrent depuis le Rhône jusqu'aux Pyrënées '. Sans doute de riches établissemens massaliotes et italiens du? rent périr dans cette effroyable tempête ; les flots d'une multitude animée par un triomphe inespéré battirent peut-être en brèche les remparts com- -mencés de Narbonne ; la destruction imprima sa trace partout où passait. cet ouragan d'hommes et de chevaux. Les Kimris franchirent les Pyrénées et tombèrent sur l'Espagne , dont l'accès ne leur fut pas disputé ^ ; le reste des hordes attendit leur retour , en campant dans un canton de la Gaule.

1. Nil pned» Tictor , nil misericordiB TÎctns agooYÎt. Paul. Gros., 1. T ^ c. #6.

a. Vestîa dûcÎMa et projecta ert , aunim argentom ^e in flumeii abjectam , loricaB Tiromm coudas j pbalera cqaoram disperdit^ » eqni ipaî gorgitibns immern , homiiies laqoeii collo inditis ex arboribus anspenaî aunt. Paul. Oroa. , 1. v^ c. i6.

3. Vaatatia oamibua qn« inter Rhodannm et Pyrenganiu aant. Tît. lir. , epit L lxvii.

4* Per aaltnm in Hiapamam îngresai. Tît. Lnr. , epiL'l. LZVti*

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La consteraatioQ fut profonde k Rome lorsque la nouveUe de cette défaite y arrÎTa. Au rëch de ces désastres, la ville resta saisie d'une morne tristesse , et quand le préteur paraissant à la tri» bune eût déclaré le jour de la bataille funeste et à jamais maudit , les marbres du formn s'ébranlèrent aux cris de douleur que poussa l'assistance éplorée. Alors d'étranges teireurs as-* siégèrent les imaginations populaires. C'était , disait-on , une race de géans qui avait dévoré six armées ; car six armées disparurent au souffle des hordes du nord.

On se faisait un effrayant tableau de cette touibe dévastatrice , de la stature , de la force , de l'impétuosité de ses guerriers '. Rome , dérogeant aux formes tes plus respectées * , nomma consul un général absent ; lui seul parut capable de sauver l'Italie et de vaincre les barbares. €e libérateur se nommait Marins.

On sait ce que c'était que Marins. Ké dans les champs , il conserva à l'armée , au forum , ces formes repoussantes qui contrastaient avec l'élégance des manières patriciennes. Aux sables africains, il y fonda une renommée dont Scipion sous sa tente espagnole avait prédit la grandeur.

1. Cîcer, de piovinc. eonsolar. — PlutarolK in Mario. , p. 4i3* Eutrop. , 1. V I c. 16.

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