‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 12 sur 112 · Posîdoniiu , apad Alh. I. 1V| c. i · texte numérisé non relu

Posîdoniiu , apad Alh. I. 1V| c. i

DE PROYENCE. 4?

de son Toyage ; on provoquait de longs et mtëressms récits sur les nations étrangères , sur les mœurs des pays , sur les contrées lointaines. Les historiens s^^ccordent tous à regarder les Gaulois comme un peuple extrêmement avide de nouvelles* Les marchands qui arrivaient panqi eux étaient accablés de questions ; un voyageur se voyait forcé de suspendre sa route pour raconter à des passans les événement de ses courses. '

Jamais nation nç poussa plus loin le mépris de la mort et Tostentation du courage. On vit des Gaulois consentir à se laisser tuer pour tant de mesures de vin ou pour une certaine somme d*airgent. Quant le marché était conclu « le hardi et insensé parieur distribuait à &es amis et à ses parens le vin et Tor contre lesquels il échangeait sa vie, ensuite se couchant sur son bouclier, il tendait la gorge au couteau , et recevait la mort sans sourciller.

Dans leur présomptueuse audace , ils semblaient porter des défis de guerre aux élémens mutinés. On avait vu de ces fiers Gaulois s'obstiner à rester sur la plage que le flux de TOcéan allait envahir , et quand les vagues s'apprétaiept

1. Est antcm Gatlicœ consaetudînîs , ut tiatores cliam înTÎtos

coDsUtere cognnt ; et mercatores in oppidîs Tolgaa drcam-

tialal. Coea. Bell. Gall. 1. iv. c. 5.

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