‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 33 sur 112 · Comme magistral , le maître · texte numérisé non relu

Comme magistral , le maître

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quelques lignes de Pline ; il le proclame le plus retentissant et le plus violent de tous ' ; Sénèque en décrit les salutaires influences ; Auguste lui dressa un temple *.

De toutes les montagnes qui bordent ou hérissent la Provence , l'ancienne géographie mentionne seulement les Alpes Maritimes , ceinture orientale de notre pays , les Albecerii Montes , dans le voisinage de Riez , et le Mont Victoire , ainsi nommé de la défaite des Barbares vaincus par Marius.

Une fée , appelée EsierelU , d'après de superstitieuses traditions , fesait sa résidence au milieu des rochers de la montagne au pied de laquelle se prolonge un grand bois, long-tems som-' bre et redouté asyle des brigands. Cette montagne et ce bois ont conservé , ajoutent de populaires récits , le nom de cette fée.

L'antiquité n'a pas inscrit dans ses livres de géographie la Sainte-Baume , dont le pic domine les plaines et la mer. Telles étaient les dénomi-

I. CUriBnmuâ ventomm, ncc ulli violcntià inferior. Plin. , 1. il ,

Qttà que nib Hereuleo sacratas nomine portas urgct nipe ca?à pclagna ; non Conw in Ulum ju* habet, aut Zephyrus, loltis «la littora tnrlMt ardus. Lucan. , BcU. Phars. , 1. I.

a. Galliam înfestot Ciràus , cui aedificia qiiasianti , Umen incola gratiaa agunt , tanquam salubritatcm c«li «ui debeant , et D. certè Au^iiatuB temphmi iUi , cnm in g4llîâ roorarctur , voYÎt Seneca.

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nations qui furent données par les anciens aux divers accidens de la mer et de la terre de Provence. Avant que ses limites eussent etë restreintes par la conquête ou par des donations , elle était bornée au nord par une ligne plus ou moins arbitraire » tirée de Tancienne cité d^£mbrun à Tancienne cité des Tricastins (Saint-Paul).

La Provence était située dans cette partie de la Gaule que les Romains appellèrent la Gaule aux Braies , et plus tard la Gaule Narbonnaise , qui se subdivisait en Narbonnaise première et en Narbonnaise seconde ; cVtait dans cette dernière que la Provence était renfermée. Un grand peuple , les Ligures ' , occupait , comme nous Pavons dit , tout le pays compris entre le Rhône et le Yar ; cVtait sur les revers des montagnes quMl fixa son séjour. D^autres peuples d^un nom différent , d'origine gauloise ou ligurienne habitèrent aussi notre pays , qui fut également connu sous le nom de Celto-Ligurie.

£n suivant la Provence dans les différentes phases que subit la division de la Gaule , nous la voyons donc fesant partie d'abord de la Celto- Ligurie , ensuite de la Gaule Transalpine , de la Gaule Bracata et de la Narbonnaise , car tous ces divers noms sont imposés par les anciens à la région où elle est circonscrite.

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