‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 35 sur 112 · lyAnville · texte numérisé non relu

lyAnville

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belle origine donnée à ce mot gcn^oi ^ employé souvent comme mi terme de mépris , dont rimpétueox et confiant habitant des plaines et des côtes maritimes de la Provence , flétrit encore de nos jours la patiente et rusée industrie de Thabitant des montagnes.

Trois autres peuples particuliers étaient compris sous le nom de Cavares : les Segalaunes ^ que Pline et Plolémée groupent autour de V;^lence, appelée quelquefois Valeniia Caçarum ou Valent ia' Segùlaunorum ; les Tricasiins , dont la cité est nommée par Pline Augiista IVicastinorawi (St.-Paul-Trois-Châteaux), et les Meminîens , dont les villes se nommaient Carpenioracte ( Carpentras ) et Vindausica ( Yenasque ).

Les Voconces ont été nommés par 'une foule dliistoriens anciens ; leurs dix-neuf cités avaient pour capitales Dia et Vasio , aujourd'hui Die et Vaison. Indépendans de leurs voisins , ils établirent entr'eux un lien fédératif , et se gouvernèrent par leurs propres lois ; la Durance formait au midi la limite de }eur territoire qui longeait risère. Plusieurs écrivains ont] cherché à prouver que de ces peuples Gaulois, les uns, supérieurs en puissance, exerçaient une espèce de suprématie sur les autres ; diaprés leur opinion , j^ai rangé sous la dénomination des Caçares les Segalaunes^ les Tricasiins et les Méminiens. Les f'Wo^wrr^ retenaient aussi, selon eux, sous .leur

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domination , les Vulgienies à TOrient , dont Apta Julia ( Apt ) ëtait la capitale : les Tricoloriens au nord ; les Tricoriens vers le nord , les Icoriuns ^ et les Médulliens\ voisins des AUobroges.

Les Caiurigîens répandus dans les Alpes Cotliennes, nommées auparavant, diaprés eux , Caluri%îennes , sVtendaient dans un grand espace de pays ; suivant Ptolémée , ils avaient sous lem* dépendance les Ebrodionilciens ou Ebroduniiens ^ dont la capitale était une cité nommée Cm/as Ebredunensium ( Embrun ) ; les Seniiens auxquels les uns attribuent la ville de Digne , et les autres celle de Senez ( Cmias Sanitiensium ) ; cette dernière opinion est basée sur la ressemblance des noms. Les Brigiardens , aujourd'hui les Briançonnais ; les Nemolanîens , les Edenaies , peuples dont Seyne , en latin Sedena , près d'Embrun , parait avoir tiré sa dénomination ; les Esubriens , qui ont laissé peut-être leur nom à la ville et à la rivière d'Ubaye ; les Viaminiens répandus entre l'Isole et le Yerdon, position que justifient les montagnes de Torame , dont la terre est rouge » le nom de Viaminiens signifiant habitant des montagnes rouges ' ; les Gallites sur la rive orientale du Yerdon , entre Alioz et Colmars ville ainsi

K. Du celtique , %^au , luontagac , et de tiun', rouge ; Toraniiiui signifie babitatiou rouge ; tor , en celtique , Tcut dire fuibilation»

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