Hérodote , t. lii , p. 168 et 169. LWre rv
Kec templitin apud eos TÎaitur aut deinbrum Scd gtadiuf
barbarico ritu bumi figitur nndus, eumque ut martcm colunt. Anmiiam , MarceU , lib. 3i , cap. a, p. 47i)*
9. Est et Tauroentum et Olbia et Aniipolis et Nicea ad Saljrum gentem pertinena. Strabo*
3. A Masàlià regionem quie îoter Alpes et Rbodanum est , luque ad Dnientîam flumen , Salyes habitant. Idem.
128 HISTOIBE
câte maritime \ et du cdtë du nord il atteignait aux Albiciens *.
Il imposa son nom à une foule de tribus qui reconnurent sa puissance. Suivant Strabon , il était divise en dix cantons , et mettait sur pied une force imposante en cavalerie et en infanterie , avant que Rome eût effacé le pouvoir et le nom de cette nation de la carte de Tempire.
C'était dans la plaine que de légers monticules protègent au nord , et dont le midi est arrosé par la rivière de l'Arc , que se trouvait le principal établissement de ces peuples. L'antiquaire aime à retrouver dans quelques ruines voisines d'Aix un dernier vestige de cette race gallique qui vit une ville grecque et une cité romaine asseoir leurs inébranlables fondemens sur son territoire. L'histoire va noqs montrer ces Saliens doués d'un courage digne d'une meilleure fortune ; leurs chars de guerre rouleront en présence des Phocéens , et plus tard des Romains , et la lance de Teutomal ^ leur roi , viendra se planter au milieu du camp de Domitius Cahinus.
De nombreuses tribus s'incorporèrent dans les rangs des Saliens ; je. nommerai les Albiciens ,
!• Ab AntîpoU yerô paul6 plus stadia ce abest ex hoc loco Maomliam usque , et paul6 utterius gens Salyum încumbentefl tenet Alpes, etnonnullasipsius littoris rupes, cum Gnecis promiscuè. Idem
a. Pont Salyes , Albici habitant yersiis scptentrîonem sitns montiam partes. Idem.
placés par les uns aux environs de Riez, et par les autres répandus dans les montagnes voisines d^Aubagne , de Cassis et de Ceyreste. En admet* tant cette dernière opinion, il faudra compter ces Albiciens au nombre des défenseurs gaulois , ac-' courus au secours de Marseille assiégée par César. Pourtant non loin de Riez, un village nommé AU Uosc , semble avoir retenu dans son nom un souvenir du peuple qui en babita les environs. De plus , César , sur lequel on s^appuye pour placer dans le voisinage de Marseille les Albicicns , appelle ainsi tous les babitans des montagnes. Ce sera donc à Riez que nous restituerons les Albiciens,
Papon a interprété dans un autre sens ce pas«sage de César : Massilienses , Albîcos barbaros homines , qui in eorum fide aniiquiiùs erani montes^ que suprà Massiliam incohbani\ D'abord il prétend que si le mot Albici eût servi à désigner les babitans des montagnes , on le trouverait employé avec cette signification dans Pline , dans Strabon , dans Tacite, qui, obligés fréquemment de faire revenir dans leurs écrits les mots Alpiniei Moniant ^ aujnaient volontiers , pour se conformer aux lois de rSupbonie , admis celui ^Albici. *De plus , a)ottte-t-ii , ce n'est que lorsque la langue latine
1. Les Marseillais appellèrent k leur secours les jitbidenê , boaunes grossiers, leurs alliés depuis long-lems , et babitanlles montagnes dont Marseille est domini^e.
l3o HISTOIQE
se fut allërée , que le nom àiAlbes fui substitue à celui di Alpes. D^ailleurs , comment pourrait-on» continue toujours Thistorien de Provence , se décider à peupler les montagnes voisines de Marseille de montagnards farouches ; la barbarie aux portes d^une ëlëgante civilisation ne paraît-elle pas un fait inadmissible ; ne vaut-il pas mieux, sans avoir besoin de torturer le sens de la phrase de César i croire que ce conquérant a voulu désigner les Albî^ ciens voisins de Riez, et le mot suprà recevant la signification d^au'delà, ainsi que le justifierait au besoin une foule de passages empruntés aux auteurs de la.plus belle antiquité , s^appliquera, alors, non à ces collines qui ceignent Marseille , mais à ces monts , appendices des Alpes , dont les ramifications multipliées hérissent notre Provence.
Pline s'explique d'une manière précise sur la capitale des Albiciens : Albece Reiorum Apollina^ rium , c^est ainsi qu'il s'exprime. Strabon place ce peuple au nord des Salyens, La position des Albi-ciens n'est contredite par aucun géographe.
Après les Albiciens^ j'indiquerai les Avaticiens , habitant les bords de l'étang de Berre ; leur prin* cipale \ille était Mariiima , d'où l'on assure que le Martigues tire son nom '. Cette cité de Mariiima était assise sur la rive du lac ; ensuite les AnaiHiens ( habilans d'une île en Celtique ) qu'il faudra ,