Ealatîu, thrmiiorium, lîeadnrepot
ZHO HISTOISE
naat au-dessus des boutiques de peintres et de chapeliers se lisent encore des noms de rues qui attestent des eT^nemens reculas , des deslinatious oubliées. Lame Sainte* la rue Paradis rappellentà la fois le martyre et la récompense. Les chrétiens y aTaientérigé* des chapelles, destinées à recevoir les dépouilles sacrées des confesseurs de la foi. Celle de S*-Pierre-de-Paradis fui rebâtie par Fuîco , vicomte de Marseille , Tan looo : et ce qui prouve que ce nom de paradis , porté par une de nos plus belles rues , a été , de tems immémorial , donné à tous ces endroits destinés à la fois à la sépulture, et à de sanglantes exécutions, cVst que Pempereur Louis Taveugle , dans la donation qu'il fit au monastère de S*- Victor , en go4 » lui accorda tout ce quMl possédait au quartier de Paradis \
D'autres champs avaient, à diverses époques, été consacrés par les Marseillais à recevoir leurs morts. La grande quantité des objets funèbres trouvés en des endroits différens , le prouvent assez- Dans ce long espace d'années qui s'est écoulé depuis la fondation de notre ville , il n'est pas étonnant que la place des cimetières ait souvent changé , que transportés tantôt au nord tantôt
au midi de la ville , ils aient ainsi entouré cette cité d'une ceinture funéraire , et promené , de