TrecfnU mllli« homîmim. Jnatin , 1. XXIT , c
9. Gallis cania ia Italiam Teniendi , aedes <]iie novas queiciidî I intefftîaa diacordia. Juatio „ le xx , c. 5.
^3ia ftisTOiBs
▼oiiîna y luttait faiblement contre des assauts qui ayaient battu en brèche se^ remparts. Les Galls eiBellovèSje Tirent cUns Thistoire des massaliotes une image de leur propre histoire. Eux aussi quittaient le sol natal , eux aussi allaient demander à un antre ciel une autre patrie ' ; ils résolurent de délivrer Marseille, et de la faire triompher de %^^ ennemisr
Les députés conduisirent BeHovèse: Tannée ligurienne attaque de vive force , est battue . et les Galls, après avoir aidé les Marseillais à reconquérir leurs terres , continuèrent leur roitfje ▼ers ritalie % .
La puissance de MassaKe se consolidait ; les Ligures , %it^ plus redoutables voisins , occupés à!t% déchiremens intérieurs de la Gaule « oublièrent la( colonie phocéenne. Ainsi délivrée des dangers qui menacèrent sa naissance , la nouvelle cité agrandissait son enceinte , bâtissait des temples et étendait son commerce. La paix , qui succéda à ces guerres courtes mais terribles dont la mort de Nann avait donné le signal , lui permettait ces travaux utiles qui s^accomplissent dans le silence des armes , et [Hréparent de longs Jours de gloire et de prospérité. Tandis que ce
1. Id Galli foituiUB aaae onuen ratU Tit. LKr. i !• v , c. 34a, Adjiifere ot «jnem primum , in terram egressi , occuparaat lociim I patentibiu iUtm commimirenL Idem , ibidem.
PB FBOYENCE. 3l3
. toin de teriw ijauloise offrait Taspect d*OQe ciyîHsatipn aràncëe conquérant chaque jour de nouveaux terrains sur une barbarie refoulée .dans s^s forêls , l'Asie lAineure allait pleurer la ruine d'une de ses plus florissantes cités. Ici de, lugubres tableaux se déroulent ; Thistoire a peii de pages sur lesquelles les douleurs humaines n'aient •pas laissé leur ineff4çable einprein|e«
Deux peuples se regardaient alors , les Grecs et les Perses. Les Grecs avaient déjà attaché au génie humain les ailes de la poésie et de l'éloquence. Leur pays » traversé par des montagne^,» .rétréci par des mers , était merveilleusement disrposé pour seconder l'activité de la pensée et favoriser les élans de la liberté. Un soleil presque d'Asie n'y embrase pas des plaines monotQnes oii le sable et la végétation se disputent des U* mites indéterminées ; de beaux et purs rayons noyent dans des vapeurs étincelantes les cimes allongées des monts, jettent de longues flamipes aux vallées et se dispersent en gerbes de pier-r reries dans des lacs , dans des fleuves » que les ^ètes dotèrent de noms harmonieux. Le payr .sage est syave , admirable. La nature attache . aux rochers . des pins , répand des lauriers-xo- ' ses sur les bords des ruisseaux , et festonne d<e guirlandes parfumées les croupes d^ Ménale ^ où chaque plante si doux est spn murmure, semble s'être détachée de la flûte d'un dieu-berger.
3l4 HISTOIRE
Et puis cette Grèce ainsi dor^e » ainsi caressa de brises \ ainsi aniitf^e de sons mélodieux « arec ses eaux « ses bois , ses temples , arait touIu ' pour ceinture une mer où le nautonnier montrait Gythère et Délos.
Entoures de tableaux si poétiques , Tivant dans une atmosphère pure et fraîche « émus par ces catastrophes qui prolongeaient le bruit de Troie se tordant dans un Taste brasier, les cris d^un Agamemnon périssant sous le poignard-, exaltés par des guerres et des dangers • continuels , les 'Grecs, sur un théâtre préparé par une nature in* telligente , se montrèrent bientôt soldats*; poètes, orateurs. Homère finissait à peine cet harmonieux niurmure qui berçait leur imagination ravie , que la tribune s^éleva ,. non sous une Toute peinte , mais en face du soleil de Marathon.
Les Perses quittèrent leurs montagnes pour visiter ces plaines où grondent deux fleuves ; un jeune conquérant , que Dieu avait pris par la main , accourut de sa retraite et rua sur Babylone ses chars et ses soldats ; sa puissante épée traça à FEuphrate un autre cours ; Baltazar détacha de ses lèvres le vase profané ». et Cyrus, heurtant du pied le maître de FAssyrie , fonda un nouvel empire , dont la Grèce devait recueillir le dernier soupir.
Après des plaines et des monts , s'étendaient •encore d'autres plaines ; c'était l'Asie Mineure , c'était une autre Grèce.
DE PBOVZNGK. 3l5
UAsie Mineure deTait reconnaitre h loi dea Tainqueurs. Harpagus » lieptenaot de C}tus, conduit r^imée des Perses devant Phoc^e. Le siège commence ; la déCense • est héroïque ; les ressources sVpuisent , la pâle faipine conseille une capitulation , que Plioeëe , indignëe , ne proposa qu^après d^admiraUes eiforts de résistance. Les habilans de la vaillante cité demandèrent quelques heures pour examiner les clauses du traité ; ce nVtait qu'un prétexte. Ce court espace de teQis leur suffît pour mettre à flot leurs vsnsseaux , sur lesquels ils transportent leurs meubles ^ leurs fa* milles et leurs dieux protecteurs; L'ancre est levée, et la flotte s'éloigpe en emportant avec eUe Phocée.
Les Perses, impatiens, pénétrèrent dans la cité I dont ils brisèrent les portes. Un silence lugubre les accueille : les maisons sont désertes, les temples dépouillés et les rues déroulent devant eux une morne solitude '.
Les fugitifs dirigent leur course vers Chios; ils veulent acheter des Cbiotes les îlots appelés jSnuss0 , situés entre leur île et la terre-ferme. Ceux-ci , envieux des Phocéens , les repoussent et les forcent d'abandonner aux vents une voile •proscrite. Les peuples du continent , tremblans devras! les Perses , se refusent à les recevoir dans leurs ports. Ainsi chassés de tous côtés , les mal*