I. Athen. , 1. z , ç. 8. AElian. Var. HUt. ,hn, c. Sy
a. Omnibus qui peraliquamrelîgioiiis simulalionem alimenta inertia qiuerunt , clausas portas habet , et mendacem et fucosam superstttîonem submoTendam tase ezistimans. Valer. Maxim. , htt , c. 5.
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l'éclat des victoires. Ces mots : Mœurs de Massalie^ signifiaient Fidëal de la gravité et de la probité \ Deux siècles ayant notre ère , à l'époque de la seconde guerre punique , le parfum de ses vertus antiques sVtait répandu au loin; Marseille eut peut -être le tort de ne pas comprendre le rôle que la providence lui avait destiné.
Elle devait se faire l'institutrice de la Gaule , elle finit par être le vil instrument de son oppression. Éblouie par la gloire de Rome, elle attacha sa for^ tune à ces conquérans , contre lesquels elle aurait du y armant les peuplades aguerries qui Tentouraient , provoquer la première une imposante et formidable levée de boucliers. Elle fut punie de son fol attachement pour Rome ; la corruption italienne pénétra dans ses murs ; elle surpassa sa rivale en débauche. Cette Rome qu'un Héliogabaie traversait dans un char attelé de femmes nues , rougit presque de Massalie , et le proverbe dont cette dernière ville fut jadis si fière , finit par exprimer le dernier degré de l'abrutissement des passions humaines '. Alors cts mots : Tu re-çîens de Marseille , flétrissaient le jeune patricien dont la robe parfumée aux plis savamment ran*
1. Ubî tu 68 y qui colère mores Massîlienses postulas? PlauU y ce. m, se. 4*
a. Ath. , 1. I , c. 5. Snid, , lexic. t. I , p. 696 , S69.
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gës , et les boudes ondoyantes et artistenient tressées attestaient la criminelle facilite de mœors.
Trois grandes divinités dominaient tout le culte des Marseillais y et, protectrices de la ville , avaient leurs temples dans la citadelle : estaient Artémis ou Diane l'Ephésienne , Apollon Delphinien et Minerve , appelée par les Grecs Athéné \
Diane TÉphésienne n^était point une création du polythéisme des Grecs , T Asie fut son berceau ; elle appartenait à ces religions simboliques qui datent de Forigine des premières sociétés ; on la nommait la Grande Reine. C'était Timage de la nature couverte dé mamelles et de formes variées d'animaux ; elle figurait cette puissance mystérieuse qui crée et nourrit , fleuve immense épan~ chant la vie dans tous les êtres. Le culte de cette déesse était secret; transporté à Marseille par Aristarché , il déploya ses pompes religieuses dans un temple bâti sur le modèle de celui d'Ëphèse. Toutes les colonies que Marseille fonda , prirent aussi Diane pour protectrice , et se conformèrent au rite éphésien *.
Il parait que les fonctions de prétresse à Marseille , remplies par Aristarché jusqu'à sa mort , étaient bien rétribuées et regardées comme fort honorables , car une inscription nous montre une
!• Stnb. 1 1« IV y p* 179* — An. Miaerra. Jiut. 1 1. JU*lli| c. 5. %• Stnb. , 1. iVi p* i79f 180.
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archî^prétresse dW des temples'd^Éphèse, De dédaignant pas d'aller au-delà des mero desserrir la colonie phocéenne. Quand cet emploi ëtait de* Tenu vacant , on fesait venir d'Éphèse ou de Pkocëe une femme pour le remplir \ S*i{ faut en croire Strabon , Marseille eut Fhonneur insigne d'initier Rome aux mystères de la Diane d'Éphèse \
Minerve occupait le second rang parmi les divinités massaliotes , et c'était justice. Si Diane présida à sa naissance , Minerve la couvrit de son égide tutélaire. On sait que cette ville fut bientôt menacée par des voisins entreprenans , dont elle conjura difficilement la colère. Un jour ses montagnes se couronnèrent tout-à-coup d'un nombreux essaim de barbares ; ils se montraient du doigt la ville grecque , et se partageaient en espoir ses dépouilles et ses jeunes filles.
Catumand était à leur tète ' : comme une mer en furie , l'armée ligurienne descend dans la plaine , et vient frapper de ses formidables cris les murs de la cité. Le siège poussé vigoureusement touchait à son terme ; déjà la fatigue et le désespoir glaçaient le cœur des Marseillais , et devant leurs