Htmo mmdaeUnnuu ; c'ert aimi que Strabon appefle Vfihéûs
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prëu-t-il pas faussement ud passage de Pylhëas, et €é^t habile marin n^aurait-il pas essaye plutôt de décrire ces masses £k>ttaates de glaces qui présentent une surface spongieuse? Un autre seas peut être donne à ces mots poulmon marin. Les Norwëgiens appellent leurs mers Leberzée ^ c^està-dire mare jecoreum , 'ou mer du poulmoa , pour signifi.T que Tëtat de cet ocëan engourdi par le froid 9 ressemble, par son immobilité glacée; à celi i d^un malade dont une a£Feclion poulmonique enchaîne les mouvemens '. Au reste , un navigateur plus célèbre encore , Christophe Colomb , est tombé aussi dans une bien grave erreur; il crut que la mer , montant au ciel , touchait de stB vagues cette coupole ardente dont les. flots aériens se seraient » selon lui , confondus avec les flots de rOcéan.
Le commerce reçut des voyages de Pythéas une impulsion nouvelle ; le nord fut exploré par lesi navires marseillais , et ce grand homme atteignit au but glorieux qu^il sVtait proposé. Ses ouvrages * , dont malheureusement nous n'avons que
i« Adamda Herneiu.
a. On en compte Tulgairement trois : i* Oribis periplos ( Arismîd* ap. Marcîan. Heracl. » p* 63 ) s a« Teirn pcriodnf ( Apoll. Rbod. IV I 761 ) ; 5<* De Oceimo liber ( Gemin in peUr. Uranol • p. an .) Les deux premiers probablement n'en font qu'un* Voir 1 «u sajet de Pyth^s I Polyb. et Strabon , 1. 11 , L IV 1 p. 190. ^ Conf. Boagainrillti mem. de l'Acadëmie des inscript. , tom.xix, ^.xifi
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des fragmens peo nombreux , prourèrent qa*0 sa- ▼ait abandonner le timon du vaisseau pour, écrire des découvertes dont il voulait perpétuer Futilité. Pythéas retournant ensuite sur ses pas , voulut explorer avec plus d^attention la côte septentrionale de l'Europe. Protégé par les chaînes de la Scandinavie, un large bras de mer balance ses eaux entre deux terres , dont Tune à droite , anive , découpée par des lacs immenses , de vastes marais , des forêts presque noyées jusqu'aux
Steppes de l'Asie , vastes plateaux où la tente voyageuse des Huns et des Yendales enfonçait ses poteaux ; l'autre , resserrée entre les flots , retentit d'un côté du bruit solennel de l'Océan ; cette seconde terre avait des forêts, des lacs et des montagnes ; l'Asie y fit un jour irruption , et alors devenue la fabrique du genre humain * , elle entonna les chants des sagas et vit briller des lances. Maintenant la civilisation européenne a visité ces âpres climats ; au fond d'un golphe , Pétersbourg se mire avec ses palais de granit, dans le large fleuve de la Newa ; et presque vis-à-vis , pressée de canaux, la Venise du nord, Stockholm, se balance comme un vaisseau à l'ancre , entre une mer qui ronge ses rocs et un lac, dont des maisons
et tmr, «* Les nodcea de M. Asom , de l'Aeadëmie de Marseille , qm a copié scrapaleasemeiit , sans en faire rareui Boiigaîiin]]e. -* Mnfiigr f noT. oomiau societ gott > t. VI > p. 69, 98* 1. Oflidiia generis hnmam. Jornandea.
royales embellissent les rires. Mais à cette époque quel aspect sauvage offraient et ces terres et ces eaux ! Pythëas entre dans cette mer silencieuse ; après avoir passé le sud, il voit s^alonger devant lui la Baltique , qui finit par un golphe à Pextremité duquel sVIève la dernière ville européenne que lave le dernier fleuve de notre continent '.
Tels sont les voyages maritimes de Pythëas , te( est le premier nom cher aux sciences et au commerce, que Marseille a inscrit dans son histoire. Il me semble quHl mérite une belle part de gloire. S^élancer d^une patiente et studieuse méditation des phénomènes célestes à Taccomplissement d^un projet gigantesque , est à la fois Fœuvre du génie et du courage ; c'est celle qu'a su terminer avec tant de gloire Pythéas. Ceux qui ont attaqué avec amertume quelques erreurs dont une époque de* tâtonnemens scientifiques doit être responsable , n'ont pas songé qu'il a mérité de prendre rang parmi les plus habiles astronomes de son tems ; que la constante méditation lui révéla des secrets tenus pour impénétrables ; que le premier il déploya sa voile dans des mers assiégées par d'étemelles tempêtes; que le premier il traça aux vaisseaux accoutumés à voir resplendir sous leurs proues des flots méditerranéens , une route vers des contrées inconnues, où des fourrures précieuses , un étaim abondant , le fer et Tambre
t, La TÎlle de Toroém, an fond da golphe de Botiuiie.
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jâimet promettaient au commerce d^abondantes moissons. Oui, Pythëas est un de nos plus grands hommes , et son nom , ëcrit en tête de notre histoire , doit rappeler à la pensëe Tardeur du génie , la soif des dëcou? ertes , Tutilitë des tra- Tauz et la gloire du succès.
Un rival vivait contemporain de Pythëas » c*ëtak Euthymënes. Il parait que Marseille s'ëtait trace un vaste cercle commercial ; qu^intelligente et habile , elle voulut embrasser de ses spëculalions le midi et le nord , alors peu connus. Carthage et Tyr exploraient l'Asie ; la Mëditer^ ranëe porta leurs riches flottes aux remparts de Gades , à Fembouchure du Rhône et à ces trois mers fameuses dont Tune ressemble quelquefois à un large fleuve coulant entre deux belle» rives ; Tautre , à un vaste bouclier poli , autour duquel la main de Touvrier a dessine des rivières» des forêts , des collines , FAsîe et l'Europe en regard; et la troisième demeure suspendue comme un diamant à la ceinture de fer de la sauvage Scythie '. Mais le nord de l'Europe dormait deiv rière ses remparts de glace ; les feux du soleil in* terdisaient l'approche des mers africaines. Py-* thëas avait mesure de l'oeil ces remparts ; Euthymé[ies voulut saluer cette brûlante contrëe qui ne s^est encore rëvëlëe que par sa prodigieuse ëtei^ due de côtes.