‹ Histoire de Provence (volume 2)Chapitre 87 sur 112 · Stnb. » 1. IV » p · texte numérisé non relu

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DE PROVENCE. SSy

la Garonne, qu'on descendait jusqu'^ Bùrdîgala '. Cette voie ëtait plus courte que les précédentes , maïs moins lucrative , à cause du peu d'abondance de la traite à Tintérieur. Enfin , un service de terre , organisé entre TOcéan et la Méditerranée, se fesait partie à dos du cheval * , partie par ces mulets du Rhône que leur force et leur intelligence avaient déjà rendus fameux '. Leur trajet était de trente jours.

Quelle prodigieuse activité commerciale a déployé Marseille peu de tems après sa fondation ; avec quelle sagacité elle créa ou devina ces routes abrégées qui la mettaient en rapport avec les peuples lointains. Ces grands courans d'eau , devenus ses tributaires , rapprochent bientôt les distances , se couvrent de leurs barques , et deviennent les véhicules puissans de son intelligente industrie ! Les montagnes sont percées , les marais comblés ; des routes tracées avec d'inouies fatigues » suppléent au cours des fleuves , et retentissent du bruit de leurs riches transports. Une influence morale se fait sentir ; la civilisation des Gaulois gagne à cette extension commerciale , qui chaque jour allait en s'aggrandissant Et c'était un résultat inévitable de ces communications permanentes entre des marchands civilisés et des peuples barbares.

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