Strab. , 1. IV > p
a. Dîodor. Sicul > 1. nr > p» 8i4* -^ Idem , p. Su.
9« Claudian. Epigr. de mulabns GalUciB.
35B smoïKE
I( ûdkil que ces natioDS tpprisatot à coniiftiire le» monnaies et les signes nns^riqnes , par consë<|iient Fslpfaabet des peuples a^ec lequel elles ëtaîent en relation continuelle et nécessaire. Des traités politiques durent être ccmclus , des contentions particuliènes passées entre le gouternement et les individus des deux races; et ces écrits fut-eïit rédigés dans la langue des Hassaliotes. Aussi les Romains trouyèreni-ils Irs nvmiiires et Talptiabet grec employés méaae parmi fes Irrbmè baHliares du nord *. Us troorèrent également, ce qui les surprit dsTaniags » la cmitume de réSgef cettainii contrats eti kngue beiléntque* ; mais ils attribuèrent faussement à une influence lîttélaire te qui n'était que de pow nécessité oom^ merciale. Ce (ait , Pun des plus simples de l'his*^ teire de la "Gaule , a fourni aux satans modernes un texte ^ de ridicules si^ypositions. Pouttant des faits aMiogoes Ht récens auraient dû les édalirer. 0e nos jours n^emploie-t-on pas nos langues entopëennes dans les relations avec des sauvages qui ignorent ces langues et Tusage même de récn-* ture.
ïie commerce mtërieur de Massalie est pe« éê^ ^nt. Ses flottes rencontrèrent Wntét celles de Carnage , à qui elles disputèrent la so'uverainettE
1. Cks. , tM. GûL , 4. 1 « e. ^9^ L vi , e» a4« ft. Sirab. , hir , f. «Si.
DE PBOVENGE. SSg
4e h MëiUlemoëe. L9 tnite fut occtstoiia^e pAr renlèvemeiit de quelque» barques de pécheurs. Massalie (nompliai; le» Carthagiaoîs baitus dans pluaieurs reoconires, denaftdèrent la paix ' ; aa honle fut c«>roplète. Marseille étala arec orgueil dffit ^ef placM ka dépouilles de sa supobe enaeaaie *•
CepeadsKit il est bien difEcile d'admettre que Carthage , si puissante ^ ait dépXojé toutes ses ressources dan^ la guerre couibr Marseille ; les combats devaient avoir lieu ^otre quelques vaisseaux. La défaite des Carthaginois reteatiissait plus viveaaent à Marseille que dans sa ville rivale ; ce qui le prouve , cW que le coounerce extérieur des Marseillais ne ftU un irértUdble essor que lorsque Cavthage et Rome eurent commencé leur sanglante lutte. C'est U Tépoque de Taccroissement des relations maritimes.de notre patrie ; c'est Fère véititable de sa grandeur.
Singulière destinée de Marseille ! Son nom , lié aux grands événemens de l'antiquité , se trouve ^élé à ces débats qui ébranlaient le monde. De ces événemens prodigieux » aggrandis par un lointain immense , elle n'en est pas seulement la spectatrice ; un r^e plus imposant lui est réservé ; il
t. Cwrtlufniîaaiiani qaoqiM 6K«roitiu , eàm belkm captis pi»- < w t ufmn oamilNif ortmn eatet, Mtpé ludcmoly paœm qne TÎetû dedkraiit. Juflia. , I. zliu , q. 6. — Cf. 8trab. , 1. or ^ p. iSo. 9. Stnb. I 1. IV 9 p. iBo.
36o HISTOIRE
fant que rhistorien romain jette son nom à traveis aea récits. Voilà donc Rome aox prises avec Car^ thage ; la ville ëtemelle a trouve une rivale digne d'elle ; la ch^ne brillante de ses hautes destinées attachée an premier navire qu'elle a lancé , déroulera ses longs anneaux de contrées en contrées. Marseille fesait remonter, aux premiers tems de son histoire , Tépoque de son alliance avec les Romains. Elle accrédita un vieux récit. Une galère, disait- elle, conduite par Euxènè, s'avançant dans le Tibre , aborda à Rome , sous le règne de Tarquin ' ; le roi romain et le chef grec se jurèrent une amitié étemelle. Un autre fait donnait à cette alliance un caractère plus auguste. SMI faut en croire un ancien historien , la prise de Rome par les Gaulois excita une grande douleur dans Marseille : la ville prit le deuil , et une collecte fut faite pour racheter le Capitole *. Un fait mieux prouvé atteste cette étroite amitié qui lia
1. Temporibufl Taïquînii régis , ex AsiA Phocenanm jortiitiu oftio Tîberis invccta , amicitiam cmn RomanÎB junzit. Jiutm. f 1. ZLiii , c. 3. «- Trogae Pompëe , dont Jnstm n'a fait qu'abrdger l'onTnge , était , comme on tait , originaire da pays des Vooonces ; il arait recueilli les traditions massaliotes , et ëcrit d'après eUea la partie de son histoire relatire à la Gaale.
a. Qiiam rem domi nonciatum publioo fuaere Massîliense» prosecnli saut , aurum que et argentum poblicam privatum qoe contelemnt, ad eiplendiua pondus Galtis , à quibns redemptam pacem eognoTerunt. Just. , 1. ZLiii , c. 5.
de bonne lienre Rome et Marseille. Le sënat voulant envoyer au temple de Delphes la dime dn butin conquis à Yëïes , obtint des Massaliotes , qui y possédaient un trésor , que son offrande y serait dëposëe '. Rome n'ëlevait aucun doute sur les prétentiohs^ à^s Marseillais : elle leur accorda le droit de siéger parmi les sénateurs , dans les fêtes publiques et les représentations théâtrales. Les ports de la république étaient ouverts à leurs vaisseaux , avec exemption de tout droit de na-* vigation et de commerce *.
Déjà Annibal avait franchi les Pyrénées ; les députés de Rome qui voulurent soulever contre le jeune conquérant les tribus gauloises répandues dans les plaines voisines de ces monts , excitèrent un rire inextinguible dans rassemblée barbare , où ils proposèrent une guerre dont ils voulaient rejeter le fardeau sur elles ^.
Marseille accueille les députés de Rome avec le plus vif empressement ; elle les rassure. « Anni- 3» bal , leur dit-elle , ne peut compter long-tems « sur la fidélité des Gaulois ; nous savons trop » combien ces nations sont féroces ^ inconstan-