I. Spama catem femîiurain in facie nutrit. Plîn. 1. xxii
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ment autour de lui dans cette demeure ; et quand une attaque imprévue venait Vj assaillir j il trouvait , en cas dVchec , mille issues dans les detours multipliés des grands bois.
La guerre était rafifaire la plus importante de ce peuple ; rien nVtait épargné pour entretenir une ardeur martiale dans les esprits et une agilité constante. dans les corps. Une ceinture , dé^ posée chez le chef de chaque village , réprimait la corpulence ; chaque jeune homme y mesurait sa taille , et une amende le frappait s'il ne pour vait pas ramener sur le ventre les deux bouts de la ceinture.
Chaque chef fesait ses recrues ; dans une guerre importante I quand il s'agissait de défendre le sol de la patrie , de repousser une attaque menaçante , la nation se levait en masse. Des châtimens terribles étaient infligés à ceux qui n'auraient pas repondu à l'appel de guerre ; de honteuses mutilations exercées sur leur visage , les vouaient à une honte étemelle : sans nez , les yeux arrachés, les oreilles coupées , ils portaient jusqu'au tombeau les preuves horribles de la lâcheté ; d'effroyables tortures attendaient celui qui arrivait le dernier au rendez-vous.
Quand l'armée gauloise se trouvait en présence de l'ennemi , une ardente impatience éclatait dans les rangs ; l'altaque était brusque ; des cris affreux retentissaient , et la mêlée devenait terrible. Quel-
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quefois ils prëfëraient rescannouche ; cachëa derrière les halliers, en embuscade dan^ des fourres , ils se précipitaient sur Tennemi dëcon^ certé. Des chiens p dresses à ces jeux sanglans » dëpîslaîent la proie.
CVlait Sur les prisonniers de guerre que sVpuisait leur rage ; ils se plaisaient à les clouer à des poteaux , à les lier à des arbres. Leur adresse se signalait alors dans de cruels exercices : ces malheureux devenaient le but vers lequel , d'an bras robuste, ils lançaient la formidable cateie , quand ils n'aimaient pas mieux entendre gémir leurs chairs dans le cadre du feu. Ils coupaient les télés des ennemis morts; ces pâles et sanglantes dépouilles étaient pour eux de beaux et nobles trophées ; ils les plantaient à la pointe de leurs piques. Un cavalier gaulois retournait de la bataille en fesant résonner sur le poitrail de son cheval les têtes que sa main y avait attachées.
La population restée à la ville, accourait au de* vant de Tannée victorieuse : des cris de triomphe , des hymnes éclataient dans les airs. Les portes recevaient de hideux ornemens ; on les surmontait des têtes que le vainqueur y clouait. Les animaux sauvages , tués à la chasse , contribuaient aussi par leurs dépouilles à former ces étranges et barbares décorations ; Taspect d'un village gaulois était celui d'un charnier.
On traitait avec plus d'égards les têtes des chefs