I. tir , c. 4* — Fast. Cfkpilo
DB PHOYSNCS 383
Lîcinius Crassus , il avait d^jà la renommée d^un 4>rateur. Comprenant les avantages que sa patrie retirerait de la conquête de la Gaule , il demanda âux pères conscrits d'établir dans la partie de ce pays déjà conquise, une colonie romaine. Des murmures éclatèrent alors. Une seule colonie existait à cette époque hors de Tltalie , cVtait jcelle qui fut fondée sur les ruines de Carihage. Mais pourquoi^ s'écria-t-on , le jeune et imprudent orateur veut-il que dans un pays sauvage Rome aill^ livrer aux flots de la barbarie ' des citoyens romains âu milieu d'hommes farouches ^ indociles au moindre )oug.
Oui, répondait Crassus, le seul moyen d'adoucir les moeurs de ces peuples, est d'élever dans leurs régions une dté romaine. Doutez-vous de l'influence de nos lois, de nos usages, de notre culture sur des esprits grossiers ? £n construisant des remparts qui offriront une image de nos villes italiennes sur le soi gaulois, nous plaçons une sentinelle vigilante au sein de la barbarie , un boulevard contre les dangers dont notre conquête pourrait être menacée. L'éloquence de Crassus l'emporta; la colonie fut décrétée, et ce même Crassus 4fut mission de l'établir *.