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I)E PHOYENCE. , SSy
La. (loUe poalKîcale vint mouiller de Toulon sr Yillefranche , ensuite k Albcngue , enfin à Géoes , où le doge , les nobles elle peuple accoururent recevoir Urbain avec une magnificence éclatante. Après quelques jours de repos , le pape «éprit sa «navigation- et fit, le. i6 octobre, son . entrée dans Rome; .la. reine Jeanne s^ rendit pour lui faire hommage ; ce fut sur les degrës de Teglise de Saint-Pierre que le pontife reçut, cette princesse; la ville, éternelle tressaillit sur . ses antiques^ fondemens devant ce pontife qui venait rendre à sa vénérable enceinte la gloire sacrée dont une ville inconnue desXj^ule&ravait privée pendant si long-temps ; elle lui ouvrit avec transport toutes ses basiliques , le salua de ses mille cloches , illumina ses marches- de tous ses flambeaux, et le dimsinche Lœiari Jenisalem elle fit r^iyonner d'un éclat céleste sa cathédrale , où, àxôlé du roi de Jérusalem, le banni Lusignan brillait datns 'toute la pompe de sa fortune, maintenant sereine, après de &i grandes traverses, la belle reine de Naples ; ce jour là les papes donnaient une rose d'or à la personne la plus distinguée de leur cour ; Urbain la mit dans les mains .de Jeanne, et comme Les. cardinaux [di-
lerrarum miseras filies rapuit ! "Non quasi ad christianilatis unicam ae supremam arccm Urheni romam sud in sede çalholicà futur i veges ecclesia , sed quasi Memphtm saracenortim in<aixeres Irafterentur» Loco» cil, suprtti
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saieat que jamais une reine en présence d^rr: roi n'avait reçu une distinction si flatteuse. Oesl ,^ répondit le pontife « qu^on jCaçaii jamais m un abbé de Saini^Victor sur la chaire de S^-Pierre. ' La reine comtesse donna à Rome entière le spectacle de son triomphe ; elle en parcourut les rues , au bruit d'une cavalcade dorée des cardinaux et. des seigneurs. *
Pendant que Jeanne recevait la rose d'or à Rome , la Provence allait être disputée à son autorité battue par de nouvelles tempêtes : deux . princes prétendirent qu'ils avaient d'incontestables droits sur elle ; l'un, Jean de Gand, duc de Lancastre , second fils d'Edouard III , roi d'Angleterre , assurait qu'une partie de ce beau comté lui revenait encore d'Éléonore , sa trisaïeule , femme d'Henri III. Une armée rassemblée dans, lés états de son père, se disposait à sanctionner , avec ses épées et ses lances, ces droits fièrement invoqués. L'autre, bien plus terrible, était Louis , duc d'Anjou , gouverneur du Languedoc pour le roi Charles V , son frère ; le premier était donc sur le point de paraître sur les bords du Rhône , réclamant , au son des trompettes guerrières, l'héritage contesté de sa trisaïeule,, quand un député quef le pape envoya à Edouard ,,