‹ Histoire de ProvenceChapitre 18 sur 20 · CHAPITRE DERNIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE DERNIER

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Dl 1389 A 1481, B8MCI m W AN8i

lie jour de la Toussaint , Qëtnent YII , en présence de Charles YI , roi de France y couronna îi Avignon, Louis roi de* Sicile et de Jérusalem; le jeune prince n'avait que douze ans ; en posant sa double couronne sur sa tête, le pape lui accordait l'investiture d'un royaume q«e son epée aurait à conquërir, et le proclamait souverain d'une province dëmembrëe, ou ravagée par le comte Ray-mond de Turenne. Ce dernier,' irrite contre le pape, ennemi de Marie de Blois , avait formé une armée qui n'était qu'un hideuK ramas de Provençaux et d'étrangers couverts de crimes.; les. bri-

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gandsy les voleurs, les assassins avaient répondu à l'appel de ce Raymond « et il leur avait livre le comte de Louis ; la flamme et le feu à la main , Raymond brûlait les villages , tuait les populations f et étendait dans toute la province des ravages dont le rëcit revient trop souvent dans ces tristes annales. Le pape excommunia Raymond ; Raymond se moqua des excommunications, et continua ses vols et ses brigandages.

Les trois ordres se rassemblèrent à Aix le 22 juillet iSpi; on ne s'y occupa que des maux dont Raymond de Turenne accablait la province ; mais les finances dpuisées ne permettaient pas de rassembler les forces nécessaires pour combattre ce comte avec succès ; alors la reine fut suppliëe de permettre l'exportation des denrëes, de refuser des lettres de sursis pour les dettes , afin de ranimer le crédit , et d'ordonner aux seigneurs de ne point exiger de péages pendant la guerre; on songea, cependant 9 avant de la commencer à ptx>po6er une forte somme d'argent pour qu'il renonçât à son genre de vie ; l'accommodèmait fût rejeté , la guerre reprit avec une fureur nou-* velle ; la manière dont HéUoo de Villeneuve la termina est restée inconnve.

De plus I des corsaires , d^loyant leurs voiles ^ infestèrent nos mers ; ils effeetuèrenc des descentes fréquences sur tics c<âtts , où ils incendiaient deè villages, enletaient ^ê meubles , des

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récoltes » et fesaient des escIaTes. Les Marseillais seuls, à Taide de leur marine, parvinrail à se garantir de leurs déprédations ; alors tout le monde se battait dans la Proyence ; le pape avait son armée que commandait Odon de Yillars , et dont les principaux officiers étaient le sire deMonfort, Gérard de Termes , Girard Adliémar , seigneur de Guignac » €ruj et Ives êeê frères ; et quand une foule de petita combats se livraient sur tous les points du pays, la peste éclata avec une teUe force qu eUe radentlt Tardeur des hostilités. Aussi' tât les flaires rentrèrent dans les fourreaux , et au lieu de gens armés , des processions trayersèrent les campagnes , en criant, à la fin de chaque strophe du Siabat Mater : miséricorde ei ptUx , le front dans la terre et les mains levées an ciel.

C'était un rade guerrojeur que ce vicomte de Turenne: ni peate, ni foudres ecclésîastiqnes , ni attaques vigoureuses , ne pouvaient le con*traindre à mettre bas les armes. Les états déc£-« dèrent que Ton ferait le siège des {Jaçes que ce vicomte avait conquises. Hélion de Villeneuve fut élu marâ:hal de Tarmée avec le seîgneia- de Maries ; mais quand la guerre s'apprêtait, on con*dut une trêve de deux ans. Le pape ^ au lieu d'excommunication , eut secours à l'argent , et mOTen* nani une somme de trente mille firancs , il obtint la paix que Kaymond daigna conclure aveo kiii

Mais cette conduite du pape fut secrètement

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Uâmee ; en atiputant une paix pour loi , il sem*blaît vouloir faire tomber tout le poids des forces de Raymond sur ses voisins. Les reprësentations quHl reçut à ce sujet ne parvinrent qu'à le décider à employer seulement sa médiation pour procurer une pacification générale. Ses députés et ceux de la reine Marre se rendirent à Saint«-Reœy, et là on convint de prolonger la trêve , pour avoir le temps d'informer le roi du traité, et de lui en demander la ratification ; dans le cas où le rot approuverait tout , on décida de donner à Raymond dix mille francs , et vingt mille au gouver-^ neur du dauphin , qui lui avait prêté aide et assistance ; de plus , le roi devait lui accorder des lettres de pardon, et ordonner au parlement de Paris de rendre prompte justice à la dame de Yalentinois , sœur du vicomte de Turenne , qui soutenait à Paris un procès depuis cinq ans. Une autre clause du traité portait que le pape rendrait ses bonnes grâces à la jeune comtesse de Yalentinois f et qu'elle recevrait du roi les terres dont elle avait été privée. La comtesàe s'engageait de son côté à s'interdire, et à interdire à toUs ses vassaux de prendre les armes soit contre le pape , soit contre le roi , soit contre l'évéque de Yalence; mais ce trsaté dont les seigneurs de Beaujeu, de Camillac et de Monboissier , s'étaient rendus garans , ne fut ni ratifia , ni partant exécuté.

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Le 20 jiûUet iSgo ^ Louis II , suivi de ses meilleures troupes , s'embarqua à MarseiUe , sur une flotte de vingt -une galères, sans comprendre dans ce nombre plusieurs bâtimens de transport. Les partisans de la maison d'Anjou ëtaient rë-* dttits à désespérer de voir dans Je. royaume de Naples le triomphe d'une cause singulièrement compromise. BoniEace II avait couronne Ladislas; ce prince se montrait digne par son courage du sceptre qu'il tenait d'une main habile , et pour surcroit de bonheur pour lui , deux chefs de la maison d'Anjou, Thomas de Saint -Séverin et Othon deBrunsvich, indisposes parla hauteur de Mont' Joie, vice-roi de Louis II, avaient abandonne le parti du prince Français : Tun , Thomas de Saint -Sëverin s'ëtait retire dans ses terres», et l'autre, Othon de Brunsvich , avai toffert ses scr-vices à Marguerite de Duras. Cette princesse. le flattSBt même de le choisir pour ëpouz; mais pressée de tenir sa promesse , elle en éluda Vexera cution sous différens prétextes.

Louis dëbar^ia en Italie ; ses premières dëmar-> ches eurent un effet heureux ; il se comporta avec une telle prudence , que des partisans puissans de Ladislas , se déclarèrent pour lui ; Thomas de Sbint-' Séverin lui-même se rangea du côté du prince qu'il avait trahi , et fit oublier sa désertion en battant près d' Ascoli l'armée de Ladisjas ; dans ce combat, Othon et Albéric de Barbiano

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tarent faits prÎMimiert. Celle yicloire , si Louis ««U su en profiler, consolidatl sa puissance ; mais ëbloni par elle , et cédant à la faiblesse de son caractère , il trouva sa mine dans llvresse de ses succès*

Ladislas ëlait , au reste , un redoutable compétiteur ! ce prince aiguiUonnë par son ambition » TOjait bien ^'une persévérance babile et une conduite bien calculée pouvaient ^ seules » kn conserver une couronne si vivement disputée , et lui faire réparer ses pertes ; sa pière lui suscitait par* tout des secours; Bmnface IX lui envoya des troupes et de 1 argent ; Ladisbs court en toute bAte s'emparer de TAbrume, £ait plier IWgueil des maisons de Gianlélrin et de Galdora , écrase la résistance de Tbcmias de Marsan , duc de Sessa, d'Etienne de Saint-Sévenn , et vient enfin assied ger Louis dans IIaples« Mais là s'arrêtèrent aeu succès ; la guerre continua neuf ans ; Ladislas toujours infatigable , afiEufaUssait rannée de Louis qui se fondait dans des combats perpétuels ; )i ces perles se joignaient des désertions nombreuses. Alors Louis ^e laisse persuader d'aller s*en» fermer dans Tareute ; à peine est«tl arrivé dans cette viHe, qu'un sujet sur la fidélité duquel il croyait pouvoir compter, Raymond de Baux des Urstns, vint l'y assiéger. Kaplejs reconnut en même temps Ladislas pour maître. Frappé côqp sur coup par tant de revers , Louis il abandonna.

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encore cette terre dërorante , où tant d*esp(érances françai$e8 étaient rennea a'engloutir.

Louis arriva en Provence avec les dëbris de se» troupes y au commencement d'août iSgg. Charles de Maine» son frère, l'accompagnait dans sa fuite. En arrivant, le roi trouva Clament YII mort ; et les cardinaux « malgré les sollicitations de Charles YI, qui voulait mettre un terme au schisme dont IVglise ëtait déchirée , élurent pour souverain pontife Pierre de Lune , Ârragonais » qui prit le nom de Benoit XIII. Nous verrons plus bas que le roi de France fit assiéger ce pape dans Avignon , par le maréchal de Boncicaut , époux d'Antoinette, unique fille de Raymond de Turenne.

Ce Raymond continuait à désoler la Provence ; à Texpiration de là trêve en 1394, le fongueux vicomte incendia , tua , viola , profana , brûla encore; des prisonniers gentilshommes furent, par ses ordres , précipités du haut de son chflteam de Baux. Les états assemblés au mois de décembre 1394 , eurent encore à s'occuper d'arrêter le cours des brigandages de Raymond ; pour y parvenir, ils formèrent un corps de gendarmes , aux gages de i5 florins par mois pour chaque laqce; un impât de 70,000 florins (ut établi afin de fournir aux dépenses; on divisa les troupes en ^quatre corps, sous les ordres de quatre commandana, qui eurent chacun leur département pabrticnUeis

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Fouque6 de Pontevès , seigneur de Cotîgnac , eot la TÎguerie d'Aix ; Antoine de YiHeneuve, lecomté de Forcalquier; Guillaame de Glandevès, seigneur de Cuers , la partie de la montagne voisine | des ^tats de Savoie , et Agout d^Agout , les bords du Rhône ; mais ces efforts devaient expirer contre-un ennemi si puissant. La reine Marie eut beau déclarer, à Tarascon , Raymond criminel de lèzemajesté) confisquer ses biens, mettre sa tête à prix , elle ne fit qu^exaspërer davantage un homme à qui il fallait Témotion perpétuelle de la bataille et du meurtre. Arles, Tarascon, se repentirent des mesures prises contre ce démon du Midi ; Arles surtout qui , affaiblie , ruinée , meurtrie « par Raymond , se vit contrainte de demander grâce , moyennant un tribut de quinze saumées de froment et de cinquante écus d'or par mois.

L'impôt de 70,000 francs continuait à être perçu; le pape et les cardinaux furent suppliés d'y contribuer, mais cet impôt présentait dans son recouvrement de grandes difficultés ; de plus, on forma une armée de trois cents lances de trois chevaux chacune , savoir, lance , page et gros valet , et de treize cents hommes d'infanterie , parmi lesquels il devait y avoir quatre cents arbalétriers, sans compter les troupes que Marseille , Arles et Tarascon s'étaient engagées à fournir. Elion de iVilleiieuve fut élu maréchal aux gages de cinquante florins par mois; en outre, comme on

n^était pas même rassure par tout ce dëploiement de forées , on envoya en dëputation , à Paris , r^véque de SIsteron , Jean-Louis de Sabran For^ calquier, seigneur de Ceireste ; Guigonet de Jarente , seigneur de Monclar, et M* Louis Botaric , licencié en droit, pour aller demander des secours au roi de France et à la reine Marie, qui alors se trouvait à Paris. Guignes Flotte et Jean Gras eurent ordre d'aller à Marseille , pour s'y concerter avec les habilans sur le plan de la campagne. De ces lances on forma dix dëtachemens , commandes , chacun par un des gentilshommes. Le sënëchal Georges de Maries en anait cent ; Gonet d'Agout , seigneur de Sault , en avait cinquante ; Simiane , seigneur de Caseneuve , cinquante ; Elion et Antoine de Yilléneuve , seigneur de Gordon , trente ; Sabran , seigneur de Ceireste , vingt ; Isnard de Glandevès , seigneur de Cuers ; Pontevès , seigneur de Cotignac; messire Charles d'Albes, de Tarascon, et Bertrand de Grasse, seigneur de .Yar, dix chacun.

Alors les siëges des châteaux que possédait Raymond , commencèrent ; il fut décidé que toutes les places que Ton ne pourrait conserver seraient rasées ; Reforçait d'Agout échoua dans une tenlative qu'il fit auprès de la vicomtesse de Turenne , pour obtenir d'elle qu'elle se prêtât à un accoraodement ; d'obscurs villages , ou pour mieux dire leurs châteaux eurent l'honneur d'un siège

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en règle; Pertuis, Mayrargues, le château des Baux, Roquemartine , Yitroilea , Tirent se dessiner autour de leurs enceintes les troupes des vîgue^ ries ; mais de toutes ces places , Pertuis seul capitula après dix-huit jours de siëge.

Les seigneurs du Rouergue rassemblaient leurs hommes pour secourir Raymond , et si le sënéchal de Beaucaire , d'après les ordres du roi de France, ne leur eut harrë le passage du Rhône , ils auraient opërë leur jonction avec le vicomte. La Provence fut ainsi sauvée ; des châteaux se rendirent, la disette en dësola d'autres; le vicomte contrarié consentit à faire la paix. Le maréchal de Boucicaut , gendre de Turenne , chargé de Toffice de médiateur, s'engagea à Êiire mettre , à quelque prix que ce fut, sous Tobéissance de la reine les Baux, Roquemartine et d'autres places soumises à Raymond. De plus , il promit de délivrer .la Provence de la présence des troupes étrangères , de les faire partir pour l'Afrique , de s'opposer à l'entrée dans le pays des compagnies levées par le vicomte dans le Languedoc , de donner les châf eaux de Boulbon , d'Âramont et de Yalbrègue, à des seigneurs agréables à Louis 11^ et enfin de soutenir Iui*même la cause de ce dernier prince , si fatalement compromise dans le royaume de Naples. Ce traité fut conclu à Marseille le 7 juillet ;3g9.; les témoins étaient Isnard de Glandevès , Louis de Sabran Forçai-

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quier, Bertrand d'Âgout , François d'Arcussia , Reforciat de Gastellane , Bertrand de Grasse , Guigonet Jarente , Jean de Pontevès , Luc de Grimant ou Grimaldi , Pons de Cays, et plusieurs autres gentilshommes. Mais le vicomte , malgré ce traité si solennel , ne put se condamner k une inaction contraire à son humeur ar*dente et guerroyante ; ce qui lé prouve , c^est la détention de sa mère dans la ville d'Aix , au mois d'avril ]4oi. De plus, on voit dans l'histoire qu'il fit encore de considérables dégâts dans le voisinage d'Arles et de Tarascon.

Peu de temps après > Raymond se voyant pour-* suivi par Charles du Maine , frère du roi , et vou^ lant se jeter rapidement dans un bateau , tomba dans le Rhône et s'y noya. On présume -qae son corps , retiré du fleuve , fut déposé dans l'église de Saint-Martial , d'Avignon.

Tandis que la Provence était exposée à tant de déprédations de la part de ce Raymond , des familles puissantes déchiraient le comté de Itice ; les Grimaldiy fiers des vingt-cinq villages qui leur appartenaient , de l'accroissement de ri* chesses et de considération qu'une alliance avec l'unique héritière de la maison de Baibs ouBalbes leur avait procurée , rivalisaient de faste et de hauteur avec le duc de Savoie , leur nouveau suze-^ rain. Jean Grimaldi , baron de Beuil » se brouilla , en i394> avec Odon de Yillars, gouverneur de T. m. • wj

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la ville et comtc^ de Nice ; Odoa saisissait toutes les occasions qui se prësenlaient pour humilier la noble maison des Grimaldi ; celle-ci fit entendre d'ënergiques plaintes auprès d'Amëdee VIII; tandis que le duc de Savoie examinait les griefs « Ton courut aux armes « dans Timpatience qui animait Jean de Beuîl et Yîllars de vider leur différend. Jean de Beuil s'étant mis en campagne, brula des villages y en massacra les faabitans , et poussa Ae$ ravages jusque sur les terres de Louis, De toutes parts, on implorait le terme de ces démêles qui allumaient Tincebdie dans des contrées auparavant paisibles. Amédée envoya des troupes contre les rebelles , et le baron de Beuil , en perdant les places où il trouvait des appuis et des alimens à ses projets de révolte , reçut en dédom* magement des terres d'un ample revenu.

Mais Louis II ne voyait pas, sans un dépit intérieur , son comté de Nice au pouvoir de la Savoie ; sans les embarras de sa guerre d'Italie , il aurait réclamé à main armée la remise de Tun des phis beaux fleurons de sa couronne comtale ; différant de s^expriraer vigoureusement à ce sujet, il consentit à renouveler la trêve de douze ans avec Amédée , par l'officieuse médiation du Duc de Bourgogne , parent des deux princes. Dans cette trêve figurent r comme députés de la reine , Artaud , évêque de Sisteron , Flamenc , docteur ès<*loix, et Caille , prévôt d'Aix.

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Alors la Prorence où Tenaient de s'éteindre les feuic des discordes civiles , se rëveilia d'un moment de paix bien court , au bruit des expéditions maritimes » dirigées par des pirates africains ^ contre ses rivages ; les moines de Lérins auraient tous succombé ^ une invasion de leur île , accomplie , la nuit , par ces enfans du désert , sans la courageuse assistance du sénéchal Georges de Marie, de Jean Gonsalve, seigneur de Solliés, d'Antoine de Villeneuve, seigneur de Barréme , de Luc de Grimaldi , seigneur de Cagne , de Bertrand de Grasse , seigneur du Bar, de Jean Drogoul ( Droguli ) , maître rational , d'Antoine Isnardi , de Gui de Vintimilie, seigneur du Castellar, de Bertrand de Villeneuve , seigneur de Tourrettes , de Guichard de Vênce , de Philippe Balbs , de Gui de la Palu , de Jacques Renard , de Jacques Gilli , d'Honoré Boniface , et d'une foule d'habitans des villes voisines. Louis II, tout entier à sa nouvelle expédition contre Naples, ne s'occupa en aucune manière de mettre en sûreté les côtes de son pays de ProTenoé. Avant de se mettre encore en voyage , i4 célébra de magnifiques noces à Arles , le 2 décembre i4oo ; le cardinal de Brancas , aumônier du pape , unit ce prince avec Yolande d'Arragon, fille puînée de Jean, mort le ig mai iSgS.

Au dire de Juvenal des Ursins , Yolande d'Ar* ragon était une des bettes créatures qu^on pût çoir.

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