C'est le nom du jongleur de Bertrand de Born
a. Nom dëguisë sous lequel le poète désigne i dans un grandnombre de 9eB pièces » Richard Coeur-de-Lion.
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commentaire, D^autres genres de pièces diviee'es en couplets , sans avoir une différence sensible dans les formes , reçurent néanmoins des noms particuliers , qui faisaient allusion au sujet traité par le poète. Ainsi étaient le comjat , congé , cri de désespoir que poussait un amant rebuté ; le deçinalh , énigme composée de jeux de mots con^ trastant par le sens ; Yescondig ^Justification y plai-r dojer en faveur d*un amant accusé ; Vestampida^ estampide , pièce composée pour une musique connue; la predicansa^ prédication en çers , le nom explique le genre. Les torneys , garlambeys^ tournois , joute, , rappelaient les joutes chevaleresques des tournois, et enfin dans les carros^ chariot ^ nom belliqueux , le poète empruntant à l'art des sièges des termes d'assaut, comparait sa maîtresse à une place que les dames jalouses attaquaient à l'aide de leurs ruses.
La sixtine était composée de s\\ couplets ; chaque couplet avait six vers qui ne rimaient point entr'eux : les mots abligés ou bouts-rijtnés qui formaient les terminaisons des vers du premier couplet étaient répétés à la fin des vers de tous les couplets suivans , dans un ordre très compliqué , mais néanmoins régulier.
Les bouts-rimés du deuxième couplet se camposs^ient de cei^x du premier couplet , en prenant a^roatiTcment le dernier bout-rimé, puis le premier , et successivemeat ainsi de bas en haut
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et de haut en bas, jusqu'à ce que tous les boutsrimes fussent employés .
Le même ordre de retour ayait lieu pour chaque couplet suivant, qui se combinait d^une manière semblable avec le couple! pre'cédent.
Enfin la pièce était terminée par un envoi de
trois vers dans lequel tous ces bouts-rimes se
trouvaient répétés.
CVtait une œuvre assez puérile et qui offrait ces. difficultés sur lesquelles on s'extasie dans Ten-
fance de Tart.
Le descort était le nom qui s'appliquait aux piè^ ces irrégulières qui n'avaient pas à chaque couplet des rimes semblables , un même nombre de vers ou une mesure égale. ^
hes pasiorelles cl les if aqaey ras , vachères ^ s'expliquent par leurs titres. Giraud-Riquier qui a excellé dans les pastorelles , en a composé un grand nombre qui forment un véritable drame.
Le bref-double dut être inventé pour faire allusion au petit nombre de couplets dont une pièce se composait , et au petit nombre de vers de chaque couplet.
ÏJ*albaj ou aubade, était un chant d'amour.
Quand l'aube teignait le ciel de sa pourpre , Tamant radieux entonnait une aubade : c'était un cantique de volupté satisiaite ; il suivait d'un œil plein de larmes les derniers nuages emportant dans leurs plis les mourantes ténèbres d'one nuit
firissonnanle de baisers. La forêt de chênes secouant sa chevelure druidique toute ruisselante de rosëe , toute embaumée de senteurs matinales , formait à Tentour du casiel une vaste ceinture que les rayons du jour naissant diapraient de couleurs changeantes. L'heureux chevalier , poète et gentilhomme , en suivait les clairières et saluait de sa resplendissante au&adâ ces tours grises qui flamboyaient à ses yeux de mystères d'amour , de chants du soir , de bruits d'armes sonores. Son aubade se ressentait à la fois des langueurs de la nuit et de l'ëclat du jour qui se levait. Elle accusait la rapidité de l'une et la prompte apparition de l'autre.
La serena , ou sérénade , s'enfonçait avec une délicieuse volupté dans les molles et incertaines lueurs du crépuscule ; les derniers parfums , les derniers bruits du jour saluaient sa fraîche et rêveuse poésie. Elle appuyait ses pieds roses et délicats sur les genêts de la colline, sur les thyms de la Provence ; son échappe bariolée demandait aux brises du soir des plis folâtres et des caresses humides. La grande ombre de la nuit donnait bientôt des formes vaporeuses et tremblantes aux tourelles du château ; une fenêtre s*illuminait, une porte s^ouvrait, l'herbe criait faiblement sous des pas légèrement posés , et quand le jour arrachant; aux voluptés le voile dont elles ^'étaient couvertes , éclairait tout-à-coup la longue
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