RELATIONS AVEC BRUNSWICK ET BAVIERE
et le Portugal se déclarant contre la France, et l'archiduc Charles étant reconnu roi d'Espagne par les puissances maritimes (septembre à décembre 1703). Le roi de Prusse redoubla d'efforts pour contribuer au succès, par la diplomatie et par les armes.
Il était depuis quelque temps en assez mauvais termes avec la Maison de Brunswick, à laquelle il reprochait de prétendre donner la loi à tous, « plus que l'Empereur » . En outre, il en voulait à la ligne de Wolfenbiittel de ses relations avec la France, surtout à Antoine Ulric, qui resta seul duc en janvier 1704, par la mort de son frère; à l'électeur de Hanovre, Georges Louis, beau-frère peu sympathique, il en voulait de son ambition. Ces divisions, fâcheuses pour la cause commune, s'assoupirent à partir de 1704. Dès le mois d'octobre de cette année, Frédéric fut l'hôte d'Antoine Ulric, dans son beau château de Salzdahlum. Quant au Hanovre, l'électrice douairière s'entremit, et malgré la jalousie que provoqua l'acquisition par Georges Louis, en août 1705, de l'héritage de Celle, deux mariages favorisèrent le rapprochement : celui du prince électoral de Hanovre avec Caroline d'Ansbach, pupille de Frédéric (1705), et celui du kronprinz de Prusse avec sa cousine Sophie Dorothée (1706) . J'ai dit quel accueil affectueux Frédéric fit à sa bru, qu'il aurait été prêt à recevoir même sans dot et " en chemise » .
Une négociation plus difficile et qui finalement échoua, fut engagée en 1703-1704 en Bavière. L'électeur Max Emmanuel, recherché à la fois par l'Autriche et la France, voulait profiter de la situation. Le refus du Milanais l'avait jeté en 1702 dans les bras de la France; on pouvait pourtant espérer le ramener. A l'instigation de l'Angleterre, Frédéric l'essaya à la fin de 1703 : il était d'autant mieux qualifié pour cela qu'il s'était opposé à une mise au ban de l'Empire. Un agent, nommé Katsch, envoyé pour un échange de prisonniers, entama la négociation à Munich; les pourparlers se poursuivirent en 1 704, tantôt à Ratisbonne où le ministre Metternich conférait avec le Bavarois Ziindt, tantôt à Munich et dans de