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POLICE, ASSISTANCE, HYGIENE

tions à prendre contre les incendies (Feuerordnungen et création en 1706 d'une caisse pour couvrir les frais des sinistres), à la police des enterrements (1707 et des cimetières (1708) : les convois funèbres avaient lieu d'ordinaire le soir, à la lueur des torches dont le nombre était fixé selon la situation sociale du mort.

Les règlements d'assistance et d'hygiène se multipliaient. Dès 1699, on avait constitué pour les résidences une commission où figuraient Eusèbe de Brandt et les pasteurs Ursinus et Spener; c'est sans doute des travaux de cette commission que sortirent les ordonnances de 1703, organisant l'assistance à Berlin : les fonds étaient fournis par la caisse des pauvres (ArmenkasseJ , qu'alimentaient des collectes mensuelles; pour être secouru, il fallait être inscrit, et les assistés étaient répartis en quatre catégories, selon leur santé et leurs charges de famille; il y avait des assistés à domicile, à qui on versait un secours variant de 3 à 24 gros (0 fr. 45 à 3 fr. 60) par semaine; d'autres (orphelins ou malades) devaient être entretenus au grand hôpital Frédéric, où l'on enfermait, à côté, dans des salles spéciales, les mendiants valides des deux sexes : ceux-ci étaient employés à filer ou à casser du bois, sous la surveillance d un gardien qui pouvait les priver de nourriture ou les punir du fouet. Les fous étaient séparés des autres hospitalisés; on liait les pieds et les mains aux fous furieux. Ces règlements furent complétés par une ordonnance du 19 septembre 1708 sur les pauvres et mendiants. Un orphelinat fut fondé à Kœnigsberg en 1701 (1) .

La grande épidémie de peste qui sévit en Prusse de 1708 à 1710 provoqua de sérieuses mesures préventives; les principales sont énumérées dans un acte du 14 novembre 1709 qui renferme des conseils minutieux aux autorités des villes et villages, aux pasteurs, aux médecins et apothicaires : on y indique les soins à donner aux malades, et on prévoit l'installation de lazarets pour mettre en quarantaine les personnes

(1) Dans le quartier de Sackheim.

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et marchandises venant des pays infestés. Ces précautions furent insuffisantes. On les observa d'ailleurs fort mal : le frère du pasteur Jablonski écrivait en janvier 1710 qu'on se servait beaucoup trop vite des maisons, mobiliers et vêtements contaminés.

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