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LES FINANCES

La grosse affaire, après comme avant le couronnement, après surtout, élaiL de se procurer l'argent nécessaire. Les dépenses augmentaient en effet et dans des proportions considérables, soit pour l'armée qui était de plus en plus nombreuse, soit pour la cour dont le luxe s'était accru depuis que l'électeur était devenu roi : non seulement les achats de pierreries, les constructions, les fêtes, les présents aux favoris absorbaient des sommes considérables (les frais d'entretien de la cour doublèrent, d'après certains calculs, de 1701 à 1711), mais les concussions étaient fréquentes, la corruption très répandue, le désordre général. Il y avait dans les bureaux de l'administration centrale des financiers capables (les deux Kraut, D. L. Danckelman, Ghwalkowski, Katsch, Gœrne, Greutz), mais l'autorité supérieure en matière de finances appartenait à des courtisans vaniteux et avides, les Wartenberg et les Wittgenstein : le premier cumulait de gros traitements et se faisait combler de cadeaux ainsi que sa femme; le second vidait les caisses qu'il dirigeait et en créait tout exprès pour les piller (comme celle des incendies) , ou bien il prélevait sa part sur certains impôts (par exemple 6 pfennig par bo?sseau de sel vendu) ; décidé d'ailleurs à satisfaire coûte que coûte les goûts dispendieux du maître, il se souvenait de son titre de grand maréchal de la cour avant de penser qu'il était aussi ministre des finances. Dans les chambres des domaines fAmtskamtnernJ, si l'on rencontrait des hommes actifs et intègres, il se trouvait bien des non-valeurs, bien des paresseux et des négligents : tel ce receveur fRentmeisterJ prussien, II 15

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