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QUESTIONS COMMERCIALES

prussiennes. Avec l'électeur de Saxe, les nég^ociations furent fréquentes, notamment en 1705-1706 ; avec Hambourg aussi, et avec les ducs de Lunebourg et de Mecklembourg, au sujet de la navigation de l'Elbe; tout cela, il est vrai, sans grand résultat. Du côté de l'Autriche, une grande voie de commerce traversait la Silésie; plusieurs transactions eurent lieu pour l'exportation du sel de Magdebourg et de Halle, et pour le transit des blés ou des vins de Hongrie. Un véritable traité de commerce fut même conclu à Berlin, le 31 janvier 1710, par le résident autrichien en Danemark, Hanses, avecMathias de Berchem et Guericke ; le fait n'a qu un intérêt médiocre , car l'Autriche refusa sa ratification. Sur presque tous les points, on s'en tenait à des projets : tel en 1701 un mémoire de Bartholdi sur la possibilité de faire passer par le royaume le commerce anglais vers la Turquie; telles les propositions du secrétaire Wolters en 1703, 1707 et 1711, pour relever le trafic de Kœnigsberg ; telle l'idée grandiose, conçue par Leibniz, d'unir lElbeà la Weser, à l'Ems et au Rhin.

Quelques ordonnances furent promulguées, relatives à des questions commerciales : en 1701-1702 sur les traites; en 1709, sur les lettres de change. Des travaux publics furent entrepris pour faciliter la circulation par les routes et par les rivières ou canaux; le canal de Labiau à la Gilge en Prusse, à peu près achevé par les héritiers de la comtesse de Truchsess-Waldbourg, fut reçu comme propriété de l'État, en 1709, moyennant 60 000 thalers payés par le roi (1) . De nombreux règlements perfectionnèrent les services postaux, précisant les tarifs pour les voyageurs et les colis, prévoyant en 1700-1701 des postes rapides, ordinaires et extraordinaires (Extra-PostenJ, les accélérant encore en 1710, particulièrement sur la route de Clèves, instituant en 1709 et 1710 des précautions (désinfections et fumigations) pour les gens et les choses en provenance des pays infestés par la peste. L'Anglais Toland déclarait en 1702, au sortir de la West-

(1) Cf. A. B., R. 7, n 195 et a.

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