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FORGE MILITAIRE DE LA PRUSSE

dant quelques places furent alors solidement forlifiées, par exemple Magfdebourgr et Wesel; des étrangers surtout, Italiens, Français et Hollandais, dirigèrent ces travaux.

Grâce aux améliorations de toute sorte, l'armée de Frédéric I" devint une force redoutable. Sa bravoure avait été remarquée sur les champs de bataille. Les alliés, tout en recherchant ses services, ne laissaient pas d'en être jaloux; l'Empereur essayait de la faire oublier, en l'éparpillant soigneusement sur les divers théâtres de la guerre. N'importe! Partout elle avait déployé fièrement ses drapeaux, blancs, bleue ou orangés, avec l'aigle noir volant vers le soleil. L An- {jlais Toland s'extasiait sur la discipline de ces troupes, où les hommes étaient « grands et vigoureux, bien vêtus et parfaitement bien armés " . Déjà les bases étaient jetées de la fortune militaire de la Prusse sur le continent.

On ne peut en dire autant des forces de mer. De ce côté, les efforts du Grand Électeur n'avaient pu porter leurs fruits : après la disgrâce de Raule, la flottille prussienne disparut à peu près complètement; la guerre de course même fut abandonnée, malgré des plans aventureux formés un moment, soit pour enlever les pèlerins musulmans, allant à la Mecque, soit pour attaquer le Grand Mogol, soit pour s'emparer de Porto-Rico. G étaient là rêves chimériques. A peine si quelques navires réussirent à approvisionner de temps à autre les comptoirs de Guinée.

INSTRUCTION ET REUGION

Frédéric I" s'intéressait particulièrement au développement intellectuel dans ses États. Gomme avec Danckelman, il continua au temps de Wartenberg à s'occuper activement de l'instruction et des questions religieuses. La période de 1701 à 1711 fut. à ce double point de vue, relativement féconde.

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