LES LETTRES
A ce mouvement scientifique, peu éclatant mais réel, correspondait un mouvement littéraire plutôt médiocre. Le Brandebourg et la Prusse se relevaient à peine des ruines de la guerre de Trente Ans, et ces pays où la misère matérielle avait oblitéré le sens moral, dépravé le goût, tari les sources de l'activité intellectuelle, devaient malaisément produire de fins lettrés et de profonds penseurs. L'électrice-reine, Sophie Charlotte, eut beau encourager les talents; elle dut s'entourer surtout de réfugiés huguenots, qui représentèrent alors l'élé- H. • 17