CHAPITRE II
ENTRE DEUX CAMPS (1721-[728) (l).
Les sept années qui suivent la conclusion de la paix du nord ont vu se faire et se défaire force combinaisons internationales; celles-ci ont failli plus d'une fois déclencher une nouvelle guerre, en divisant l'Europe en deux camps ; l'interrention de la diplomatie, soutenue par le désir général d'éviter de sanglantes tueries, a toujours empêché à temps l'ouverture des hostilités. On peut noter, d'ailleurs, en ce qui concerne la Prusse, que le Roi Sergent, sauf une courte apparition à l'armée d'Empire en 173-4, n'a plus de tout son règne pris part personnellement à des opérations militaires : passionné pour le métier de soldat, il augmentait ses troupes, mais ne se souciait pas de les risquer dans une mêlée européenne. Sa politique extérieure, dirigée presque exclusivement par Ilgen, a eu pour objectif principal de maintenir la tranquillité en Allemagne, en défendant tous les intérêts de sa Maison.
Parmi les questions qui ont alors absorbé Frédéric Guil-
(1) Sources : Documents manuscrits des Archives de Berlin (A. B.), surtout les Puhlica, et les fonds Russie, Pologne et Suède, et des Archives des Affaires étrangères (A. E.), Correspondance de Prusse, t. LXVIII ss.
Les recueils de documents précédemment indiqués, surtout ceux de LœwB, Martens, Lehmann, et les documents publiés par Dhoysek et Foerster.
Les mémoires cités au chapitre précédent.
Ouvrages : Parmi les ouvrages déjà cités, surtout ceux de Fcberster, DROTSEif, Lavisse, Maithias (Mecklenburgev Frage, Halle, 1885), et en outre : Rosenr-EHNER, Kiirfûrst Karl Philipp von der Pfalz iind die julichsche Frage (1725i 7,29^, Munich, 1906; StvETON, Un traité de mariage et d'alliance entre les cours de Vienne et de Madrid en 1725 (Rev. hist., LIV, 1894), et Une cour et un aventurier au dix-huitième siècle, Ripperda, 1896; Huisman, La Pelgique commerciale sous l'empereur Charles VI, la Compagnie d'Ostende, 1902.