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ISOLEMENT DE LA PRUSSE

le Palaliii. Les puissances maritimes, poussées par Georges II, prirent position contre le Roi Sergent: après avoir iparlé d'un congrès, puis d'un séquestre, elles cherchèrent à s'entendre avec la France et l'Autriche, que les négociations de paiK avaient rapprochées. L'Angleterre, d'ailleurs, avait presque rompu avec Berlin, et Borck quittait Londres eu mai 1737 pour se soustraire aux mauvais procédés de la cour; ni les Hollandais, ni les Français ne voulaient laisser la Prusse accroître ses possessions sur le Rhin; l'Autriche en£n, entraînée dans une nouvelle guerre turque, pour laquelle elle sollicitait inutilement des secours, faisait fi de ses engagements de 1728, et Seckendorf, employé comme général en Valachie, refusait d'intervenir en faveur du roi, malgré les objurgations de Gotter et de Brandt. Frédéric Guillaume suivait avec anxiété les menées de ses ennemis, sur lesquelles le renseignait son ministre à La Haye, Luiscius, Le kronprinz pensait qu'on avait tout gâté « par un prurit de s'accommoder 1) ; il s'étonnait qu'étant " en bonne posture du côté du militaire » , on ne fît pas défiler quarante escadrons de dragons vers le pays de Clèves; il en prenait ^ le spleen » et se demandait si ce serait lui seulement qui ferait a l'usage glorieux " des préparatifs paternels.

Les désastres subis pai' l'Autriche en Valachie et en Serbie durant l'automne, et la disgrâce de Seckendorf, destitué et emprisonné, au vif regret de Frédéric Guillaume, ne firent qu'accentuer l'isolement de la Prusse. L'Empereur se trouva presque à la merci de la France, et les négociations de La Haye aboutirent soudain à une entente menaçante. Le 10 février 1738, les envoyés des « quadrilieurs " remirent à Berlin une note identique : Les quatre puissances » impartiales " y somm^aient le roi d'ordonner à son ministre en Hollande d'entrer en conférence avec leurs représentants, en vue d'arriver par leur médiation à un accommodement à l'amiable concernant Berg-Juliei^ ; en cas de mort de l'électeur palatin, u la possession provisoire » des duchés reviendrait au palatin de Sulzbach, jusqu'au règlement final, et

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