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COMMERCE ET NAVIGATION

entamées avec la Suède pour le commerce de Stargard par rihna (1694-1696), avec la Hollande etl'Ang^leterre de 1692 à 1696 pour le commerce de la Prusse orientale, avec Brème et Hameln en 1696 pour la libre navigation du Weser. Du côté de Test, Jean Reyer obtient à Moscou en 1689 le passage pour les échangées avec la Perse, et le traité, signé par Danckelman avec les représentants du tsar en juin 1697. assure la liberté de commerce réciproque en Brandebourg- Prusse et en Russie, moyennant le paiement des droits usuels. Du côté de l'ouest, des relations directes sont nouées entre la Prusse et l'Espagne par le réfugié Pierre Pinet en 1690, et, après avoir interdit tout rapport avec la France en avril 1689, l'électeur ferme les yeux sur l'importation des sels et vins français par l'entremise de vaisseaux neutres.

Ces mesures et l'ouverture de plusieurs foires ou marchés n'ont pas toujours sur le commerce la répercussion désirée : si la recette des douanes et péages du Rhin double presque de 1693 à 1698, ce qui indique un progrès du mouvement économique dans les provinces de l'ouest, le nombre des vaisseaux diminue dans le port de Kœnigsberg, où une grande réforme a été en vain tentée en 1690 (1), et, au centre, le commerce par l'Elbe périclite. Non seulement ce commerce est gêné par les hésitations du gouvernement au sujet de l'exportation des céréales, laissée libre en général durant cette période (sauf 1692-1693), mais il l'est par la prétention de Hambourg d'exiger l'arrêt des navires dans son port et le paiement de taxes de transit, en vertu de son droit d'échelle (Stapelrecht). Le conflit sur ce point est permanent, et des deux côtés on reste intransigeant : le grand port de l'Elbe ayant acheté par diverses concessions la promesse d'une trentaine de marchands et bateliers de Magdebourg, Tangermiinde et Berlin de s'arrêter au passage (1" juillet 1696), l'électeur fait poursuivre et condamner à l'amende les signataires du contrat. Hambourg demeure néanmoins l'entrepôt où s'ap-

(1) D'une part, pour abolir certains privilèges exorbitants des bourgeois de la ville, d'autre part pour stimuler leur activité.

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