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BELLE SITUATION FINANCIERE

Berlin, Mag^debour^ et Kœnig^sberg-, sous la surveillance du directeur suprême et des conseillers des monnaies, plus tard aussi du chef du quatrième département du Directoire général (Viereck) . La plupart des monnaies étaient en argent, avec le thaler comme unité courante, et de petites pièces, dont la plus répandue était le Zwolftel (douzième de thaler). Cependant 1 or commençait à s'introduire, et de 1726 à 1730, la caisse générale des domaines reçut l'ordre d'accepter des louis d'or et des ducats, tandis qu'auparavant l'argent seul était admis. La frappe de l'or dans le royaume fut même essayée en 17 19 ; elle eut lieu, à partir de 1737, sous la forme de Wtlhe'ms, de la valeur d'un double louis (9 thalers 9 gros) . Frédéric Guillaume aurait voulu l'institution d'une monnaie d'Empire ; ses négociations à ce sujet échouèrent. Du moins, il pourchassa les mauvaises petites monnaies étrangères (saxonnes et danoises notamment) et s'en tint pour les siennes au titre ou pied de Leipzig. Il y eut donc amélioration du régime monétaire sous son règne, et cela facilita les transactions de la bourse de Berlin, fondée en décembre

En somme, des progrès sensibles se trouvaient accomplis en 1740 si l'on fait abstraction des abus de la fiscalité signalés plus haut. Les impôts se répartissaient plus également, partant plus équitablement. L'administration des finances était réorganisée, et si tout n'était pas réglé, selon le désir exprimé par le roi en septembre 1723, «comme un papier de mu-'>,tf'i sique « , du moins l'équilibre des dépenses et des recettes ^ avait été réalisé. Des plus-values considérables étaient même obtenues chaque année : dès 1722, Frédéric Guillaume pouvait se vanter, dans son Testament politique, de ne rien devoir à personne ; il mettait de côté pour l'avenir près de 500 000 thalers par an, et recommandait à son successeur d'en faire autant. Au budget de 1740, le produit des domaines s'élevait à 3 300 940 thalers, celui des revenus de guerre à 3 6 16 000, soit une recette totale d'environ 7 millions de thalers, sur lesquels 914 000 furent affectés à la réserve. A. sa mort, le

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roi laissa un trésor de guerre de 7 à 8 millions de thalers (approximativement 30 millions de livres), c'est-à-dire une somme égale au revenu d'un an, résultat remarquable qu'ont admiré les contemporains, et qui a fait dire à Frédéric II que son père avait laissé » le trésor rempli » , et « un ordre merveilleux dans toutes ses affaires » .

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