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AGRICULTURE

La prospérité des finances était due en grande partie à celle de l'agriculture. Frédéric Guillaume avait de bonne heure constaté l'importance de cette dernière, et soit comme propriétaire, soit comme souverain, il n'avait cessé de la favoriser. Des enquêtes approfondies avaient été faites dès 1713 dans toutes les provinces sur l'état des cultures et de l'élevage, surtout sur la situation des paysans, et la grande instruction de décembre 1722 s'en était longuement occupée ; depuis 1723, le Directoire général et les Chambres de guerre et des domaines veillaient sur tous les moyens d'améliorer la production des terres; le kronprinz, à partir de 1730, y fut initié en même temps qu'aux autres questions économiques, et le roi l'emmena plus d'une fois dans ses voyages d'inspection.

Bien que réaliste au premier chef et peu porté vers la théorie, Frédéric Guillaume sentit la nécessité de répandre dans ses États certaines notions de science agricole : de là un enseignement organisé en 1727 à Halle et à Francfortsur-l'Oder, enseignement très pratique d'ailleurs, en vue duquel les professeurs (Gasser et Ditmar) reçurent des instructions du roi lui-même ; de là aussi la confection régulière (mensuelle parfois?) de statistiques, propres à renseigner sur le nombre des cultivateurs et des bestiaux, les besoins en semences ou en engrais, la quantité et la qualité des récoltes. Cependant le jardin botanique de Berlin, champ d'expériences

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