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L'ADMINISTRATION ECCLÉSIASTIQUE

tique à sa guise, et il en profite. Les archives reg^orgent de ses édits, ordres de cabinet, dispositions, résolutions, concernant les choses religieuses.

De lui date la création d'un organe central de surveillance et de contrôle, le département ecclésiastique (Geisdiches Depa?'tementJ. Comme les autres ministères, celui-là ne s'est formé que peu à peu. Printzen a été chargé de 1713 à 1725 de diriger les affaires ecclésiastiques, Knyphausen ensuite jusqu'en 1730; Cocceji a alors reçu ces fonctions; c'est sous sa direction seulement que s'est constitué le département ecclésiastique, annexe du ministère de la justice, et pour lequel Cocceji a eu recours à la collaboration du conseiller Reichenbach ; enfin, de 1738 à 1740, Christian de Brandt est mis à la tête du département, comme chef-président, avec Reichenbach en qualité de vice-président. Au-dessous, les trois consistoires de Berlin (luthérien, réformé et calviniste) tendent à devenir eux aussi des organes centraux, ayant plus que par le passé une autorité générale dans les Etats prussiens : si le consistoire luthérien n'est encore qu'un consistoire des Marches de Brandebourg, le consistoire réformé, appelé depuis juillet 1713 directoire des Églises fliirchendirectoriumj, et le consistoire calviniste, subordonné depuis 1718 au grand directoire ou conseil français, exercent leur influence dans un ressort étendu, le premier sur les provinces du centre et de l'est, le second sur les provinces centrales et jusqu'en Westphalie à l'ouest.

Aux consistoires centraux sont subordonnés dans les provinces d'autres consistoires, et des administrateurs, dits superintendants et inspecteurs . Le titre épiscopal disparaît : les deux évêques, créés pour le sacre de Frédéric I", n'ont pas été remplacés à leur mort (1) ; seuls D. E. Jablonski, « senior « de l'unité des frères Bohèmes, et le comte de Zinzendorf, le fondateur des frères Moraves, portent le nom d'évèques, au temps de Frédéric Guillaume, et encore en tant que chefs de

(1) Ursinus est mort en 1717 et Saaden en 1721.

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