REGLEMENTS UNIVERSITAIRES
Le premier s'ouvre par un préambule un peu emphatique sur les bienfaits du roi qui a appelé à Francfort des maîtres savants et déjà renommés, a établi un cours spécial de théologie luthérienne pour faciliter aux luthériens l'accès de cette Université réformée, a doté largement la bibliothèque et les laboratoires, a assuré l'enseignement des langues française, italienne et anglaise, à côté des langues antiques. Le règlement est divisé en deux parties : 1° pour les professeurs (ratione docentiumj , il prescrit une leçon publique et une conférence particulière par jour, sans interruption sauf les jours de fête usuels et les vacances (quatorze jours à chacune des deux foires annuelles) ; aucune absence injustifiée n'est admise, et un professeur fera son cours, même s'il n'a que trois auditeurs; tous les cours, tant publics que fermés, commencent le premier jeudi après la Sainte-Marguerite (20 juillet), et la liste en est imprimée à l'avance; 2" pour les étudiants (ratione disceniiumj , des mesures sévères sont prises, concernant leur inscription, leur conduite, leur logement et leur nourriture (chez des professeurs, si possible) ; les punitions académiques sont la réprimande, la prison universitaire fcarcerj, le renvoi. Le document se termine par des souhaits de prospérité et des promesses de protection : le roi déclare qu'il a interdit, non seulement d'enrôler de force des étudiants, mais encore d'en recevoir au régiment, même s ils s'offrent volontairement.
Les autres règlements renferment des dispositions analogues. A Kœnigsberg, les vacances sont de vingt-deux jours par an, répartis entre les fêtes de Noël, de Pâques et de la Pentecôte; les leçons ne doivent pas cesser pendant la canicule. A Halle, les congés coïncident avec la foire de Leipzig ; il est défendu à un professeur de dire du mal de ses collègues, sous peine de perdre un mois de traitement. Partout des articles identiques reviennent, au sujet de la vie et de la tenue des étudiants; le roi, en outre, montre une préoccupation digne de remarque, celle d'attirer aux Universités prussiennes le plus grand nombre possible d'étudiants étrangers.