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NOMBRE DES ÉTUDIANTS

Frédéric Guillaume, sans négliger absolument es Universités, les a poussées vers les études d'un rendement pratique, la théologie indispensable au recrutement de ses pasteurs (1), le droit et la médecine ; pour cette dernière d'ailleurs, à côté des professeurs d'Universités (Stahl et Hoffmann à Halle, par exemple) , il a créé un enseignement spécial dans toutes les provinces, avec les collèges de médecine et de chirurgie, sortes d'instituts, au-dessus desquels a été placé celui de Berlin, réorganisé en décembre 1725 sous le nom de « collège supérieur de médecine » . Le roi a, d'autre part, veillé au bien-être matériel des étudiants, surveillant le fonctionnement de leurs bourses (Stipendia), de leurs alwnnats, et de leurs tables communes, en même temps que leur bonne tenue. Leur nombre, un moment réduit par la crainte des enrôlements forcés, vers le milieu du règne, semble avoir repris après 1725 une marche ascendante, au moins pour Kœnigsberg, passant de 331 étudiants en 1725 à 600 environ en 1735, et pour Halle, où il en arrive en moyenne 6 à 700 nouveaux chaque année : une statistique de Halle en 1730 dénombre parmi eux 6 comtes, 18 barons et 82 nobles ; au point de vue des nationalités étrangères, on remarque 35 sujets autrichiens (Silésiens, Bohémiens ou Hongrois), 3 Polonais, 50 Saxons, 13 Suédois, 4 Danois, 3 Français, 1 Italien. Ce sont là d'assez beaux chiffres pour l'époque ; on est loin toutefois des 5 000 étudiants dont parlent des touristes mal renseignés, comme Haller. Francfort et Duisbourg ont moins de force attractive : un rapport de 1721 exprime le vœu modeste de voir de nouveau. 300 étudiants à Francfort ; quant à Duisbourg, une liste envoyée au roi en 1716 n'en mentionne qu'une centaine, pour une dizaine de maîtres (2) .

Ce qui a surtout nui alors à l'enseignement supérieur, c'est le dédain de Frédéric Guillaume pour les professeurs,

(1) Freylinghausen évaluait à 500, en 1721, le chiffre des seuls étudiants en théologie à Halle.

(2) Cf. A. B., R. 34, n 58 a, 1 à 3.

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