ENSEIGNEMENT PRIMAIRE OBLIGATOIRE
Berlin, ceux de Halle et Glaucha, qui g^roupaient plus de cinq cents élèves, et ceux de Stettin, où le docteur Schinmeyer fonda en 1735 des établissements semblables à ceux de Francke ; il ne faut pas oublier non plus les séminaires de précepteurs ou instituteurs (paedagogia), véritables écoles normales, à Halle et à Stettin
L'enseignement primaire attira principalement l'attention du roi. Celui-ci maintint le caractère confessionnel et ne modifia pas les programmes, l'instruction religieuse et le catéchisme demeurante la base, l'histoire universelle se divisant en deux parties (sous l'ancien et sous le nouveau Testament) , et la lecture, l'écriture, le calcul, formant les matières essentielles ; on ne pouvait donner aux élèves plus qu'on n'exigeait souvent des maîtres ! Mais de grands progrès furent réalisés pour la diffusion de ces connaissances élémentaires, et le principe de l'obligation, déjà posé dans certaines provinces, fut généralisé. L'ordonnance capitale à cet égard est celle du 28 septembre 1717, enjoignant aux parents, sous peine de punition rigoureuse, d'envoyer leurs enfants, de cinq à douze ans, à l'école, en hiver tous les jours, en été au moins une ou deux fois par semaine. Cette instruction primaire obligatoire n'était pas gratuite, puisque les familles devaient verser 2 dreyer (un sou et demi) chaque semaine, mais la somme pouvait être payée, en cas d'indigence, sur le produit des aumônes de la localité; d'ailleurs, des écoles de pauvres, à l'instar du collège Frédéric de Kœnigsberg, des orphelinats de Glaucha et de Stettin, furent fondées dans beaucoup d'endroits, surtout sous Tinfluence du piétisme.
L'ordonnance de 1717, renouvelée en décembre 1736, fut complétée par de nombreux règlements, par exemple celui qui interdit de donner la confirmation religieuse à un illettré (1732), ou celui qui établit le statut des écoles allemandes privées à Berlin (16 octobre 1738) ; ce dernier document est sévère pour les parents qui laissent croupir leurs enfants (i sans enseignement, comme un stupide bétail » . Le rétablissement de la province de Prusse et de Lithuanie fut signalé