PREMIÈRES NÉGOCIATIONS
Un empereur appliqué et travailleur, mais indécis au point d'avouer à un de ses confidents qu'il détestait prendre une résolution, des ministres expérimentés, mais routiniers, siégeant dans une « conférence >• où l'on discutait longuement avant d'aboutir, une cour divisée entre deux partis, tous deux très catholiques, mais dominés surtout l'un parles considérations religieuses, l'autre par les politiques; tel était le terrain sur lequel devait opérer la diplomatie électorale. Il faut ajouter qu'engagé dans deux grandes guerres, contre les Turcs et contre la France, l'Empereur Léopold manquait d'argent et de soldats. Le moment pouvait sembler favorable pour obtenir, en échange des secours militaires qui lui étaient