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ENTENTE AVEC DES MAGNATS POLONAIS

bourg (juin 1698), la question d'Elbing fit le fond des entretiens, et un mémoire de Patkul du 1" janvier 1699 prouve qu'Auguste II à cette époque n'avait encore pris aucun engagement au sujet du <> grand dessein » : Patkul exhortait en effet le roi à gagner le secours ou au moins la neutralité du Brandebourg, dans le conflit imminent avec la Suède, en promettant d'appuyer Frédéric. L'idée fit son chemin, et lors de l'entrevue d'Oranienbaum (janvier 1700), Auguste II se déclara formellement en faveur de la dignité royale.

La promesse n'avait, il est vrai, qu'une valeur conditionnelle, le roi de Pologne entendant faire dépendre son concours de celui du Brandebourg contre Charles XII. La question suédoise jouait dans ses calculs le rôle de la question espagnole dans ceux de l'Empereur.

Malpré tout, armé de la promesse du roi, l'électeur se sentit plus à l'aise pour négocier avec les sujets. Dès 1699, par Hoverbeck et Werner, il avait fait sonder le cardinal primat Radziejowski et l'évêque d'Ermeland, Zaluski ; tous deux avaient assez bien accueilli ses ouvertures. En 1700, il revint à la charge auprès d'eux, sans ménager les promesses d'argent (30 000 écus, par exemple, au cardinal primat, et 10 000 à sa maîtresse, une Towianska). Il s'adressa également à quelques autres grands personnages, comme le palatin de Marienbourg, Przebendowski, gendrede P'iemming, le grand général de la Couronne, JahlonoM'ski, le général de Grande Pologne, Lesczinski, et plusieurs membres de l'illustre famille lithuanienne des Sapieha. Presque partout il réussit en partie à apaiser les inquiétudes ou à satisfaire lesojipétits. Il s'engagea notamment, dans des lettres « reversaies » en latin, de juin 1700, à ne faire aucun tort à la République par son nouveau titre (1). Cela permit à Auguste II, qui craignait de se compromettre vis-à-vis des Polonais, de lui envoyer une déclaration, où il promettait de le reconnaître pour roi en Prusse, dès qu'il aurait pris la couronne (acte de juillet 1700,

(1) Lettres qui furent renouvelées le 30 novembre 1700.

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