‹ Histoire de René d'AnjouChapitre 26 sur 41 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

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écuyers pour engager les capitaines à le soutenir dans sa disgrâce, et à persister à ne pas se laisser commander par d^autres que par lui.

Cette seconde perfidie ne réussit que trop. Au nom de Caldera, les esprits s'agitèrent de nouveau^ une émeute plus violente que la première se manifesta dans l'armée qui, se soukvaut presque en entier, demanda le connétable à grands cris , et se choisit des députés^ pour aller conjurer René de replacer Caldera à sa tête.

Raymond Annequin (chargé de porter 1 parole pour les autres capitaines) trouva 1 prince dans une si profonde indignation, qu'i essaya inutilement de l'aborder et d'en obteni un moment d'audience. Ce fut en vain que 1 plupart de ses conseillers voulurent lui r senler que la rébellion de Caldora pouvan ruiuer sa cause sans retour, il fallait le gagne ou le rappeler à tout prix, puisqu'il n'existai aucun autre moyen de satisfaire les troupes.

<c Non, non, répondit-il avec feu, je ne « persuaderai jamais que tant de braves guer—- <c riers soient capables de fausser ainsi le ser— « ment qu'ils ont fait la veille ! » Au reste, fitil dire à Annequin , « peu m'importe que Cal- « dora se jette dans le parti d'Alphonse m^me

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« avec toute l'armée Je préfère être réduit

« à la nécessité de composer avec un roi mon « égal , que de devenir l'esclave d'un chef « aussi vil que parjure. »

Combien il dut se reprocher alors son inconcevable clémence!... mais le mal étail produit et un funeste exemple d'impunité enhardit d'autant plus les traîtres qu'il glacé le zèle de la fidélité.

Raymond Annequin ayant rapporté au camp les paroles du prince, un désordre inexprimable y éclata spontanément j on exhala mille plaintes contre René', et la plus forte partie des troupes s'étant séparée de lui, alla rejoindre le connétable. Celui-ci dépêcha aussitôt un messager au roi d'Aragon, en lui rendant compte de sa conduite, et s'ofTrant à lui amener tous ses soldats. Peu de jours après , sans attendre sa réponse , il fut le trouver sous prétexte d'une partie de chasse, entre Aviezo et Arpaya. Cependant, quoique Alphonse l'eût accueilli avec des démonstrations de bienveillance proportionnées au service qu'if en avait reçu , il existait une telle inimitié entre le duc de Barry et le prince de Tarente, qu'il n'osa prendre le premier à sa solde. D'ailleurs, si l'on consent à se servir d'un homme qui a pu trahir son chef,

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on le méprise trop pour lui accorder une pleine confiance Le roi d'Aragon se borna donc à former un traité avec Caldora , qui engagea alors Sancta Madaloni (*), gouverneur d'Averses ( ville fondée par Robert Guiscard ) à remettre cette forteresse aux Aragonais^ mais le connétable s'empara des dix mille ducats qu'Alphonse donnait pour cette capitulation, prétendant qu'ik étaient dûs à son oncle Raymond auquel la citadelle d'A* verses avait été cédée par René, comme gage d'une pareille somme prêtée à ce prince.

Caldora conduisit ensuite ses troupes à- Montesachio, où il les cantonna, ne laissant à son maître que quatre cents chevaux. CLéone^l Acclocciamera , comte de Gelano, les com.mandait, et, quoique parent du duc de Barry, il demeura jusqu'à la fin de la guerre inviolablement attaché à la maison d'Anjou }.

On peut facilement juger de la cruelle situation dans laquelle René se trouva plon^^é par le lâche abandon de Caldora, dont la prise d'Averses avait été la suite. En effet, ce fut au

(♦jMr. de BurignyrappsUeZanthuf.

« Ces défections, ajoutc-t-il, ayant exposé Caldora au mépris gé- (. lierai, il se retira k Cesi dans la Marche, où il finit ses jours sans « avoir pu recoovrerla moindre considération. »

Bnrigny. II. P. Sag. 33 j.

(i44o-i440 Ï)E RENÉ D'ANJOU. Sog

moment où, dénué d'argent et de tout secours, îl se voyait pour ainsi dire sans armée, qu'échoua une nouvelle négociation tentée par le roi de France: le pape Eugène, touché des malheurs de René, envoyait également alors une ambassade à Alphonse pour le ramener à des vues plus pacifiques. Mais ébloui de ses succès, ce prince était trop ouvertement favorisé par le sort, pour se prêter à un accommodement, m Aussi se refusa-t-il obstiné- « ment à accepter l'abdication au trône de « Naples que son compétiteur lui , offrait ,. «f sous la seule condition d'adopter le duc de (( Calabre. »

Le roi d'Aragon ne réfléchissait point qu'il* avait eu le bonheur d'échapper lui-même à un danger récent, et qu'il pouvait vérifier de nouveau la maxime du prince des pofites latins: « Que la fortune se fait un jeu de « passer alternativement d'un parti à l'au- « tre, et d'affermir ceux qu'elle avait ébr an- « lés, » (*)

Quant à René , s'il proposait à son rival de renoncer à la couronne, ce n'était point qu'il fut totalement découragé par la défection

(*) Multos alterna rjc;\beiis

Lusity et in solido rursùs fortuna locuvit.

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de Caidora^ mais il savait que dans une assemblée tenue à INaples , on avait agité la question d'entrer à tout prix en accommodement avec Alphonse. Cette ouverture avait été accueillie ^ il fallait donc en prévenir Fexécution par un sacrifice généreux , et détourner toute provocation à la guerre civile.

René, qui venait de visiter quelques places fortes, afin de diviser Farmée ennemie, renouvela encore l'offre d'abdiquer, par la médiation des ambassadeurs de Charles VII. Cette fois, le roi d'Aragon parut ébranlé; les négociations s'entamèrent , et elles prenaient une sorte de consistance, lorsque les Napolitains blessés de tant de délais qu'ils regardaient comme un refus tacite, s'opposèrent à la continuation des pourparlers. Ils supplièrent donc René de revenir au milieu d'eux: k sa vue, leur confiance pour lui et la haine qu'ils portaient à Alphonse se réveillant à " la fois , ils lui jurèrent de s'ensevelir à ses côtés, sous les murs de sa capitale, plutôt que de reconnaître d'autre roi que ce prince ou l'un de ses fils.

VI. Quoique cette dernière campagne n'eut pas répondu aux espérances qu'on avait dû en concevoir, les Napolitains, quele retourdeRené rendait à la sécurité, furent assez justes pour

ril4i) DE RENÉ D'ANJOU.. 3ii

*ui savoir gré de ses efforts, comme si le succès les avait couronnés. Tous parurent même oublier leurs propres malheurs et Favenir qui les menaçait, pour ne songer qu'à- la satisfaction de revoir un prince adoré.

Les seigneurs de la cour ( dont quelques-uns avaient été témoins de l'héroïque valeur de René) ,touchésde Jacourageusc résignation qu'il montrait en ce moment, résolurent à leur tour de lui exprimer les senhments d'admiration dont^ils étaient pénétrés' en l'invitant à assister à la représentation d'un spectacle extraordinaire.

Ce fut dans la^cour du Château-Neuf, richement décoré à cet effet, que se réunit, le 3i Décembre i44i» tout ce que Naples renfermait de personnes d'iin rang élevé, dePun el de l'autre sexe , connues par leur dévouement à la maison d'Anjou.

René^ Isabelle, le duc de Calabre, les officiers et les dames du palais ne tardèrent pas d'y paraître aux cris de vice nos souverains! Et dès qu'ils se furent placés sur le Irône el sur les estrades,, les jeux allégoriques commencèrent.

Le dernier ( le seul dont le jsujet nous soit connu ) , offrait trois des plus célèbres héros de Tanliquilé (Scipion, Alexandre et Anni-

t>al ) invoquant la décision du sévère juge des enfers, sur le rang- qu*ils devaient occuper dans la postérité, et on les entendit tour— à-tour chercher à être placés ^vant leurs rivaux, par le récit des actions qui les avaien ^ rendus immortels (7),

Minos les ayant attentivement écoutés, prc^—^ nonça son jugement devant la royale assem. — blée, en déclarant que Scipion méritait I^ palme des vertus héroïques; qu'Ale:^andreli.»i semblait devoir occuper le second rang, e^t qu'enfin Annibal ne pouvait être regardé qit ^ comme le dernier des trois.

Aussitôt un gentilhomme napolitain , noirs mé Cyprien de Mer (le même qui venait de rs*présenter Scipion ), s'avança jusqu^au pied di^ trône, en adressant à René un discours dont Ie5 fréquentes allusions furent applaudies à plu- , sieurs reprises par l'auditoire.

Sa longueur nous force à n'en extraire que les fragments suivants:

« Sérénissime roi, dit Cyprien de Mer, on « aura peut-rêtre lieu d'être surpris» en voyant « trois grands hommes auxquels jusqu'à ce « jour la nature n'a point donné d'égaux, place ces ainsi dans des fêtes, où l'enjouement et « la légèreté tiennent lieu de la sagesse et de « la raison. Sous ce point de vue. Sire, wo»

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« jeux pourraient paraître blâmables ; mais « si votre Majesté daigne réfléchir aux leçons « qu^ils renferment , elle saura y découvrir « des intentions dignes d'éloges.

« Au lieu des exemples de l'antiquité, exa- « minons plutôt ceux que nous offrent les « temps présents.... Vous nous en donnez un V bien éclatant, Sérénissime prince, dans la « guerre que vous soutenez et qui vient de « mettre dans tout son jour ce que nous avons •t dit sur l'injustice de la fortune.

« Quels rapprochements frappants entre ces te événements et ceux qui signalèrent la guerre (( des Uomains et des Carthaginois , commandés « par Scipiou et Annibal, ( ces célèbres capi- « taines représentés en nos jeux allégori- « ques!.. )

« Ânnibal commença les hostilités en s'em- « parant de la malheureuse S^gonte qu'il < inonda de sang... Votre ennemi, Sire, a *v annoncé son règne en étendant le meurtre « et la désolation sur Valence, reste infortuné « des anciens Sagontins. Scipiou défendit « Rome^ vous êtes le bouclier de l'église qui « a fixé Iç centre de sa puissance dans cette « ville éternelle.... Comme Ânnibal, votre en- « nemi est vieux, adroit, fourbe, déloyal.... « de même que Scipion, nous vous voyons

3i4 HISTOIRE (1441)

« jeune, juste, prudent, ami de la vérité. Alr phonse, ainsi qu'Annibal,a séduit lesCam- « paniens 5 comme le grand Scipion , vous exer- « cez un pouvoir légitime sur les Napoli- « tains. De vains succès remplirent d'oi^eil « le Carthaginois... j ils enflent aussi le cœur « du roi d'Aragon.. . Vous, Sire, dans Padver- « site, vous reproduisez la bravoure et l'ad- « mirable patience de Scipion... Enfin votre « ennemi sera chassé et vaincu comme Anni- « bal... Et vous> illustre prince, vous régne- « rez au milieu de nous , ceint des lauriers ^ immortels de la victoire.

ce Ranimez donc voire héroïque courage, « en continuant à regarder la vertu comme « le premier des biens ^ déployez dans- tout <f son lustre cette grandeur d'âme que le ciel « vous a départie. Une aussi noble conduite « doit être celle des maîtres de la terre, mais « plus encore la vôtre, Sire, vous qui avez « prisjnsqu'ici pour modèles, des ancêtres qui (< préférèrent souffrir la mort même, plutôt « que de se souiller de la moindre tache.

« Soyez assuré, grand roi, qu'en agissant de « la sorte, vous régnerez en paix sur vos K états... Que tant que Dieu vous permettra « d'habiter ce monde , vous y signalerez votre « passage par un si grand nombre de belles

Ci44i) DE RENÉ D'ANJOU. 3i5

« actions, que votre nom deviendra à jamais f célèbre dans l'univers,- qu'enfin, après avoir « parcouru glorieusement la carrière de la « vie, votre âme regagnant sa première de- « meure, sera placée, non aux pieds de Minos, '< mais parmi les élus et les bienheureux, pour « y jouir d'une couronne éternelle... Salut. »

On ne connaît pas les autres détails de la fête du 3i Décembre, ni de celles qui lui succédèrent. L'histoire est muette sur ce point ; mais elle rapporte que l'affection envers René s'était tellement ranimée parmi ses sujets, qu'ils eussent affronté avec ardeur toutes sortes de dangers pour affermir sa dynastie sur le trône de Naples.

Il parait même hors de doute que , reprenant l'offensive, René se serait bientôt vu en mesure de dicter des lois à Alphonse, si cet heureux rival, qui multipliait ses forces par son adresse et son or, lui eut déclaré une guerre franche et loyale. La fortune semblait, pour ainsi dire, se repentir de ses longues injustices. L'horizon redevenait serein, et la médiation de Thomas de Frégoze avait déjà obtenu du pape un traité (l'alliance ratifié le 25 Avril. Une lueur d'espérance pouvait donc encore pénétrer dans le cœur du prince d'Anjou.

Mais, comme on l'a déjà vu , la citadelle

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d'Averses, si nécessaire à la sûreté de Naples, avait été lâchement livrée. Acèrre, ville non moins importante pour protéger Papprovisionnementdela capitale , avait également arboré l'étendard du roi d'Aragon.

Les trésors de ce monarque, semés dans les provinces que René venait de laisser fidèles, ébranlaient peu-à-peu leur dévouement Des émissaires nombreux les parcouraient sans cesse, y répandaient des bruits mensongers, et y excitaient à la rébellion.

Tout conspirait donc contre un prince qui n'ayant pour auxiliaires que la justice de sa cause, la droiture de son caractère, l'appui de quelques amis impuissants , répétait constamment au milieu de ses infortunes: « La pro- «( bité et la vertu devraient se retrouver « surtout dans le cœur des rois. »

René apprit le succès des intrigues d'Alphonse au moment où il se livrait à des illiK sions de bonheur. Il y fut cependant moins sensible qu'à la défection des provinces, dont naguères il avait reçu les serments.

On rapporte que , dévoré d'une profonde tristesse, à l'annonce de ces trahisons successives, il épancha les peines de son âme dans le secret d'une correspondance intime ii\ec uu allié digne de l'entendre. Les lettres

M 44^) DE RENÉ D'ANJOU. 3i7

de René à l'illustre doge de Gênes n'ont point été conservées ; mais une réponse de Frégoze fournit la preuve des nobles sentiments dont elles devaient être remplies. f8) Il y règne une telle vérité, qu'on a besoin de se souvenir , en la méditant, que les événements dont elle retrace le tableau ont agité nos aïeux , il y a près de quatre siècles.

Frégoze la terminait en assurant René qu'il « pouvait compter sur son zèle comme sur « celui de la république. »

VII. Il ne tint pas au respectable doge de marcher efficacement au secours de son royal ami. Par ses soins, une escadre chargée de troupes, de munitions de guerres et de vivres, fut équipée aux frais des Génois. Elle allait mettre à la voile pour Naples, lorsque le commandement en ayant été donné à Jean de Frégoze, ce choix excita une telle mésintelligence qu'il fallut ajourner indéfiniment le départ de la flotte.

Ce contre-temps devint d'autant plus funeste à René, qu'à la sollicitation de Thomas de Frégoze et du pape , Philippe Visconli s'était décidé à abandonner le roi d'Aragon et à opérer une heureuse diversion dans son armée , en se rendant en personne à Naples avec le célèbre Sforce, son gendre.

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Toutefois , ces dispositions favorables furent tout-à-coup paralisées par Tascendant et les nouvelles intrigues d^ Alphonse qui s'était emparé sans combat de l'île de Gaprée. Les abords deNaples,du côté de la mer, se trouvaient donc en quelque sorte fermés par le fort de cette île , Gaëtc , Averses et Acère. Le roi d'Aragon se dirigea ensuite sur Pouzzol qui capitula faute de vivres. La Torre del Greco, seul poste important qui restât aux Napolitains subit un sort pareil. La flotte aragonaise captura eu même temps une galère française chargée d'argent et de munitions, ce qui ruina sans retour toutes les espérancesde René.

Alphonse resserra alors toutes ses troupes auprès de Naples, les échelonna de manière à ce qu'aucun Recours ne pénétrât dan»

celte capitale, et il en commença le siège, se promettant que son compétiteur n*en sortirait plus.

Déterminé à partager le sort de cette malheureuse ville déjà en proie au plus affreux dénûment ( * j , René ne pouvait se résoudre

Chronique de Provence. Fo\ 611. 61 3. Dégly. Tom. II f. p. aa6. (*) <• Selon C. Nostradamus, la famine avec son maigre, ord « et hideux vii>a{>e, commençait k y exercer ses fureurs* m

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à exposer la reine Isabelle et ses enfants (*) k un danger inévitable. Aussi , se hâta-t-il de les faire transporter en France par une voie prompte et sûre , ne gardant avec lui que quelques vieux soldats français ou provençaux, et environ huit cents arbalétriers Génois. ( Ces derniers avaient été amenés depuis peu par Aàron Cibo (**), capitaine dévoué , que René appelait son bon et fidèle compère, et qu'il nomma vice-roi de Naples ).

Ces forces étaient sans doute insuffisantes; mais une grande partie de la jeunesse napo-

('*') II nomma en même temps, dit Dom Calmet, sou second fils Louis, marquis de Pont-h-Mousson,Iieutenaiit^énéral en Lorraine.

Suivant ce savant bénédictin, ce jeune prince serait même parti aTaut sa mère, le la Mai 1439. L^histoire de Metz donne ]a preuve que Louis d^Anjou était déjk arrivé k Nancy le 4 Octobre i440' On trouve aussi'dans les archives de Metz une lettre adressée k Isabelle de Lorraine, en date du ai Novembre i44'* Mais la différence du vieux stjle au nouveau occasionne souvent ces légères erreurs parmi les compilateurs les plus judicieux.

Dom Calmet. Hist. de Lorraine. Tom. II. Fol. 6ao. Hist. de la viile de ^letz. Tom. V. Preuves.

(**) Aaron ou Arano Cibo était ce k Rhodes en 1877. Alphonse d^ Aragon, qui conçut beaucoup d^affection pour lui, se Rattacha après la prise de Naples , et le nomma régent de son conseil.

Cibo mourut en 1^57 k Capoue, patrice de Rome, dignité que Charles d^An jou n^ avait pas dédaignée.Il avait épousé Genêyre Mari: Sa devise était: Lihertas.

Son fils né en i432 . et qui fut marié en sa jeunesse, fut sacré pape sous le nom dMnuocent VIII le 29 Août 1484* H mourut le aS Juilet 1^92.

Moréri, II. Fol. 3o3. Chronique de Provence. Fol. 61 4 Cén. historiques II. p. 411*

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