‹ Histoire de René d'AnjouChapitre 32 sur 41 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

4o2 NOTES.

u fiefs, 1 erres et seigneur ies^ont mon dict oncle a et (( /fourroit ai^oir re/jrins de vous comme régent j et (( à tous homnmiges, Joy, serments^ et promesses (( quelconques , qu'il pourroit ayoir faict pour moy ci (( en mon nom , eîi tant comme à moy pourroit toua cher à vous comme régent du royaume de F ronce y (( et pareillement d' abondant ^ renonce à toutes pro- (( messes et choses quelconques par mojr faictes et a passées par nos dites lettres, patentes y àvousen- (( voyéesy et quelque manière que ce soit, ou puisi « être et à toutes les circonstances et dépendances ^ (( et parmj ces présentes renonciatures et la tenenr (( de ces présentes lettres, veuil et entends de ce jour « eu avant, par moy estre et demeure quicte et dëchar- (( gé de tous lyens de foy, liommaig[es et promesses K quelconques, que mon dict oncle pourroit avoir fait en (( vos mains, comme régnent, pour moy et en mon nom « et jKir vertu de mes dictes lettres de procuration à lui (( données, et aultrenient, et moi par mes dictes lettres (( patentes, à vous sur ce envoyées, et ces choses vous (( signifie-je, et vous escript par ces présentes scellées et de mon scëel, pour y saulyer et garder mon hon- « neur, »

Données le tiers d'Août, Tan 1429 f ). (21) Voici quelques nouveaux détails sur cette expédition de René.

Antoine de Toulongeon rassemblait à la hâte tous ses gendarmes à Montbard, lorsf|u apprenant qu'un renfort arrivait n René du côté de la Loire, il envoya anssitAt des coureurs pour le reconnaître les 19 et 20 de Novenilire. Il fit également prévenir le seigneur de Tinteville, commandant de Bar-sur- Seine, et le bailli de Mortagne, gouverneur de Chatillon, de se tenir sur

(*) Trésor Jes Cliartcs, tome VII, p. 565. N*». 33.

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leurs gardes, en ravertissant de tout ce qu'ils découvriraient des projets du duc de Bar.

Le 21 , il apprit queBarbazan tenait toujours Cliappes étroitement bloquée, et que René, après s'être absenté quelque temps, était en marche pour venir le rejoindre.

Toulongeon se mit alors lui-même en route, arriva à Cliatillon le 23, et envoya Jean de Guinguerre à DU j on, avec ordre défaire avancer tous les seigneurs bour^ guignons.

Le 27, il sut par ses espions qu'au lieu de se diriger sur Chappes, René se disposait à surprendre la ville de Chaumont, à la tête de quatre mille Lorrains , Barrois ou Allemands.

Le maréchal envoya sur le champ le bâtard de Chas, tellux, s'assurer des dispositions du prince.

Le P" Décembre, il dépêcha un message à Jacques d'Âumont, en le prévenant que sous peu de jours il serait secouru. Le lendemain il partit de Montbard où il était revenu, afin de faire pénétrer des troupes dans la forteresse de Chappes en même-temps qu'il empêcherait le duc de Bar d'opérer sa jonction avec Barbazan. Cinquante à soixante gendarmes qu'il détacha en avantgarde, ayant trompé la vigilance de ce guerrier %t étant parvenUvS à s'introduire dans la place, Antoine, ne formant plus de doute sur le succès de son plan dé campagne, fit attaquer René qui campait à F^andes j par Guyot de Grammont. L'activité et la valeur de ce prince, déconcertèrent toutes ses mesures, et les Lorrains se réunirent à Barbazan.

Trompé dans ses espérances, mais comptant sup la supériorité numérique de ses troupes, Toulongeon fit offrir plusieurs fois une^ bataille générale à René. Mais Barbazan qui attendait de nouveaux renforts dissuada le duc de Bar de s'exposer à l'issue incertaine d'une seule action. - 26*

/jo/j ÎNOTES.

Le 9 (lu même mois^ insfrnit qne RoLert âe fieaudrirourl, arrivait de Vitry poiir se rénnif aux assiégeants) le maréchal envoya encore^ le 12 Décembre, son héraut d'armes offrir le combat à Ueué. II fut refusé de iiouveiiu, et se décida alors à une attaque (*).

(22) Louis de Chalons, prince d'Orang[e, était fils de Jean ni, chambellan de France, qui épousa à Avignon en 1389, devant Clément VH^ oncle de eelte princesse^ Marie des Baux, fille unique de Raymond IV prince d'Orange^ et de Jeanne de Genève.

Jean de Châlons avait suivi le parti du due de Boargognc ({ui le nomma successivement lieutcnàut-géncral de ses états, chambellan de France en I1I5, et gouverneur du Languedoc en 1417. Il mourut de la peste en

Louis, surnommé le Bon> son fils âiné^ prince très courageux^ hérita de sa principauté et de son dévonemeiit au duc de Bourgogne Philippe , qui le décora de Tordre de la toison d'or. Ayant abandonné le parti anglais, il rentra dans les bonnes g;râces de Charles YII, et prèla à René, pour sa rançon, la somme de qninie mille livres de monnaie blanche (environ quarantedeux mille cent Irenfe-trois francs, eu 1630). Lé duc de Bar lui fit cession alors de tout hommage^ jnsqn'an {laiemenl de sa dette.

On assure que le cheval qtiî sauva le priùce d'Orange > fut toujours gardé et nourri par son ordre dans cette ville.

Louis de Chudous épousa en premières noces JéAnné de Montbelliard, et ensuite Él('»onore^ fille de Jean IV, (*oiAf<ê d'Armagitac.

(*) Dom Plancher, tome IV, p. 143. Registns maaiiscrit de

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Il mourut le 18 Décembre 1463/àgé de soixante quinze ans(*).

(23) La coutume de laisser aux chanoines de Saint Georges le cheval sur lequel les ducs de Lorraine faisaient leur entrée à Nancy, remonte au duc Raoul^ fondateur de ce chapitre en 1339.

Le chapitre attendait le souverain à une ancienne eroix dite Pollujon^ « auquel lieu il descendait, baisa :f «les reliques j et remontait à cheval jusqu'à la porte (( St.-NicoIas; là, il mettait pied à terre, donnait le « destrier à , vénérables personnes, le prévôt et le cha- « pitre comme à iceulx acquis ; un des chanoines mon- K tait alors dessus, et l'emmenait devant tout le peuple.»

Le duc entrait alc-rs dans la ville, précédé du chapitre portant la croix et le cuissard St, Georges^ et accompagné d une grande quantité de chevaliers et peuple entonnant le f^eni Creator.,

Arrivés dans 1 église Saint-Georges, k duc se plaçait devant le grand autel, prêtait serment à genoux sur lemisscl, et par sa part du paradis. On lui demandait auparavant: « Mon très redoubté seigneur et souverain» « vous plaît-il de faire le serment et devoirs que vos n prédécesseurs ducs de Lorraine ont accoutumé de prè. « ter^ et faire de toute ancienneté à leur nouvelle ré- « ceplion en ceste duchée de LoiTaine, et à leur pre- H mière entrée en ceste ville de Nancy?

Le duc répondait : volontiers.

Puis on lui lisait la formule du sormeut>^et interrogé s'il le prêtait. Oui, vraiment, disait-il. (**)

(♦)Mczerai, tonieIII,p. 404.— Hist de Bavard. — Hbt. delà viK« et principauté d'Orange, p. 35i , 383. — Le père Anselme [*er»foJ. 116. Ibid. m, fol. 1229. — Moréri, tome II, fol. 188. Ibid. IV, fol 4^7-~ ^^^^ de Serres, 227.=— Art de vérifier les dates . fol. ^64.

(*") Archives de Lorraine: liber omnium, foi» a. Vojre* serment des duc» JNicoias d'Anjou et René 11.^

NOTES ET PIECES JUSTIFICATIVES

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