TOME
M Hic in pace quiescit bonae mémorise vir g;loria flos^ « virtus urbis Acquensis, in iUa natus, institntns et « iaureatus doctor fuit egregiùs, Joliannes de Lalanda « Tocatusy Jacobi filius, magister régis filii vivus. Mi- « gravit in domino, sub principe rege Renato. 1477, »
Les armes de Lalande étaient: d'a^sur au lion d'or.
NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES
DU LIVRE ni.
(I) Fils aîné de Diane de Peyr^sc et d'Hélion de Villeneuve, (Viguier de Marseille en 1393 et maréchal commandanl losl des provençaux sous Georges de Marie), Arnaud V fut ambassadeur des états de Provence auprès de René en T435. Ainsi que Guillaume son frère tué à l'armée de Louis III d'Anjou, il avait fourni plusieurs secours en argent à la reine Isabelle de Lorraine. Dans un acte de cette princesse, où elle prend le titre de (( lieutenante générale de très formidable mon dit <( seigneur roy, elle reconnoît devoir à Qiagnifique <c homme, seigneur de Trans, son fidèleet très aimé con- (( seiller, deux mille quatre cents florins dor.. mais ne '^ peut les payer attendu qu il ne lui reste à elle et à « René, quant à présent, aucun argent. »
Arnaud V, qui mourut vers Tan 1475, avait épousé Marguerite de Pontevez, fille de Fouquet dit le grand, seigneur de Garces. N ayant pas d'enfants, il substitua sa fortune à Louis I•^ de Villeneuve seigneur des Arcs son neveu, qui fut surnommé /e riche d'honneur. (*)^
(2) Bertrand de Grasse s'était trouvé, en 141 7, à la députation envoyée par la Provence à la reine Yolande d'Aragon. Il suivit Louis III à Naples, et René le nomma son chambellan ainsi que son conseiller d'état. ( c prince l'envoya ensuite en ambassade vers le duc de Bourgogne et le pape Nicolas V.
(*) llist. géréa'ogique de îa maison de Villeneuve. — Chroniquî* »n I nus crite do Traus, fol. 80. 8*2.
2tt*
liertrand de Grasie épousa le 16 Octobre 1425, Mar- {][tierile de Grimaldi Monaco; en deuxièmes et troisièmes noces, IVIàteline de Simîàne, et Sillone des Ferres. (*)
(3) En supprimant 9 en Septembre 1424, le parlement établi en 141 5 par son père, Louis III créa un conseil éniinent, ou cour royale, dont le grand sénéchal étai^ le chef, et qui était composé d un juge mage, des maîtres rationaux, de quelques conseillers, de^eux procureurs fiscaux, d*un avocat et d'un procureur des pauvres. Le roi donna encore entrée à ce conseil à quatre seigneurs , et à quelques évéques ou ecclésiastiques. Cétait tout ù la fois un tribunal de justice, et un conseil d'administration. Cependant les jugements qui avaient passé par les trois degrés de jurisdictions inférieures, et avaient été prononcés parle sénéchal, pouvaient moore être revus , en cas de pourvoi devant le prince qui nommait d'autres juges à cet effet. Le droit de révision jusqu'à ce qu'il y eat trois jugements conformes, fnt supprimé par ordonnance de François I*^ en 1535.
Après la mort de Louis III, le conseil éminent prit à cœur les affaires de René, envoya une députation à Piaples à la reine Jeanne, et à René dans sa prison. Ce prince ainsi qu'Isabelle de Lorraine lui témoignèrent une grande confiance.
Les maîtres rationaux, quoique admis de droit au conseil éminent^ formaient une cour àpart qui, soub le nom de grande cour des maîtres rationaux , avait la jjarde des archives^ l'administration des domaines, et le soin de faire les dénombrements. La cour des aides la remplaça dans la suite.
(*) Hist. généalogique de la niaiton de Grasse. Gaufiridi» fd, a«i' — Rnflî, hist. de Marseiilt, fol. ai3.
L(»ju{j;c mage avait une cow ou un tribunal c[u'il composait à son gré.
Les fonctions du chancelier de Provence se bornaient à sceller les lois et les expéditions, à porter la parole au nom du prince, et à assister au conseil. Le grand sénéchal était véritablement le chef de la justice et des armées. (*)
(4) Quelques historiens ont paru croire que Thomas de Frégoze, élu doge en 1416, était parvenu à la souveraineté par des moyens peu dignes de lui. Mais tous s'accordent à dire qu'il fît bientôt oublier par son grand caractère, la pureté de ses mœurs > et lès services qu'il rendit à la république, les intrigues qui lavaient plaoé à la tête du gouvernement.
Réélu en 1136 , malgré la violente opposition de son frère Baptiste de Frégoze, Thomas fit prisonnier^ dan» un combat contre le duc de Milan ^ ce même frère qui avait passé dans le rang de ses ennemis. On vint alorv lui proposer de le faire exécuter à mort. Le doge repoussant ce conseil avec horreur, conserva si peu de ressentiment de la conduite de Vimprudent Baptiste, qu'il le nomma chef de la flotte destinée à accompa* gner le roi René à Naples.
L'histoire de la république de Gènes offre une telle^ su ite de révolutions qu'on ne sera pas surpris de voir Thomas, déposé en 1442, être rappelé une troisième» fois pour remplacer deux de ses parents Jean et Louis de Frégoze qui n'avaient pu le faire oublier. Mais Tho-
(*) On peut consulter utilemeut sur tout ce qui concerne Taduiù liistration cle Ja justice en Provence au XV.c siècle, les mémoires manuscrltsdefeuM.de St. V incens , ainsi que la statistique du département des Bouches-du- Rh6ne par M. le comte de Villeneuve Ijar|;emont, préfet du département.