‹ Histoire de René d'AnjouChapitre 9 sur 41 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

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mière attitude , il déclara plusieurs fois à ses parents et à ses intimes amis, que « loin de % renoncer à la succession de la Lorraine, il (^ saurait bien faire reconnaître sçs droits , H quand Iç temps en serait venu. »

Ces discours menaçants, ayant été rapportés au duc Charles^ ce prince écrivit au com-. te Antoine, vers les fêles de Pâques i425^ çn le priant de s'expliquer sans drétour, « et « de lui répondre avec franchise, s'il était « vrai que ses intentions fussent de s'empaii rer à force ouverte de la Lorraine, après sa « mort, et de deshériter ainsi ses, filles. »

Le la Avril , le copite de Vaudémont adressa à son oncle une lettre respectueuse et soumise 1^ dans laquelle il lui jurait de ne jamais « rien entreprendre contre ses en-: c fants^ il la terminait en l'assurant que sa « mort lui serait plus do;uloureuse qu'à tout Vf autre. »

Cette réponse éyasive ne satisfaisant point le duc de Lorraine, il écrivit de nouveau à son neveu, en date du 2 5 Avril, en l'invitant fL formellement à lui adresser sans délai sa « renonciation expresse au 4uch^ de Lorraine. «^ pour lui et les siens. ».

Dom Calniflt. X. II. Foi. 68^, 638» — Archives de Içrravue^a

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Antoine lui répondit le lendemain même, mais ce fut en employant encore des exp^essions va^es et ambiguës. Sa lettre disait seulement en substance, et qu'avant de s'enga- « ger ainsi irrévocablement, il devait pren- « dre conseil de sa famille et de ses alliés... « Qu'au reste, il suppliait son oncle de lui « pardonner le retard qu'il mettait k satis- « faire à sa demande. »

Charles écrivit à son neveu pour la troisième fois, le i,^ Juin suivant , en lui ordonnant de lui faire part de sa dernière résolution^ mais cette lettre demeura sans réponse, et ne pouvant plusse méprendre sur des projets qu'on cherchait si peu à dissimuler, le duc de Lorraine dut préparer les moyen s d'y mettre obstacle, et s'entourer de toutes les précautions qui concourraient à assurer après lui la couronne à Isabelle et à René.

En conséquence, il fît un second testament qui les déclarait de nouveau ses uniques héritiers et ses successeurs légitimes, (obligeant le duc de Bar à s'engager par serment: )

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