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reposait la couronne ducale ; Henri de Villeblancfae, le grand-maître-d'hôtel y derrière et un peu plus bas; à droite du président, sur la même ligne, ThomlK de Québriac, grand écujer, seigneur de Blossac; près de lui, un peu plus baS| Tangui, bâtard de Bretagne; la chambre des comptes s'asseyait entre le siège ducal et le parquet du greffier. Les conseillers-clercs aux pieds des barons; l'évéque de Rennes et celui de Dol alternaient à la tête des prélats; les abbés venaient après les évéques, et aux pieds de ceux-ci les conseillers laïques ; les prieurs conyentuels et les députés des neuf chapitres de Bretagne; ceux des ringt-trois bonnes villes avaient aussi leur place hiérarchique dans l'assemblée, ainsi que les bannerets, chevaliers, écuyers.
Quelques ordonnances ou constitutions réglementaires furent publiées dans cette réunion d'états, qui jugea aussi comme parlement ou cour judiciaire souveraine. Les blasphémateurs, les sergents, les notaires, les avocats, le droit de guet, les exemptions d'impôt devinrent le sujet d'une foule de sages dispositions qui, en prouvant le vice de l'ancienne oi^nisation, démontraient la nécessité d'une haute surveillance, d'une suprême direction , vers laquelle tendait le siècle à son insu, mais dont les fils encore épars avaient de la peine à se réunir dans la même main.
Les industriels que l'invasion anglaise avait chassés de Normandie , et dont une partie s'était fixée à Rennes dans sa nouvelle enceinte, oonùnuaient d'abonder en Bretagne. On promit une exemption d'impôts à ceux qui s'établiraient à Vannes.
Deux événements remarquables , au moins dans les fastes de notre cité, vinrent frapper l'attention de ses habitante dès le conunenoement de l'année suivante (4455). Déjà une dispute de préséance s'était élevée en 4449 entre l'abbesse de Saint-Georges et l'abbé de Saint-Melaine, et des arbitres indiqués par le pape l'avaient terminée en fiiveur
HUTOUIE DB HBiniBS. 177
«le Tabbë. Mais Tabbesse ne tarda pas à reaouTeler ses prétentions , qui peuirétre , sous une apparence frivole , eadiaient des Tnes d'avenir plus étendues ^ ou n'étaient que le développeinent dn germe ambitieux renfermé dans l'cfigine ducale de l'abbaye. Toutes ces discussions sur les relations hîérardiiques , qui prennent tant d'importance à Vâge moderne où nous entrons y étaient autant de protestations instinctives contre l'envahissement des idées nouvelles que l'on sentait venir , autant d'actes par lesquels on cherchait à confirmer d'anciens droits que l'on craignait de voir échapper , et souvent aussi des tentatives pour se créer de nouveaux privilèges destinés à remplacer ou appujer les anciens.
Quoi qu'il en soit, l'abbesse de Saint-Georges et l'abbé de Saint-Melaine avaient droit chacun à une chaise , aux grandes solennités, dans la cathédrale. Celle de l'abbé serait-elle placée avant celle de l'abbesse? Là était le nœud de la question; aucun des prétendants ne voulait céder. L'affaire menaçait de devenir grave ; les vassaux d'une part et diantre prenaient parti pour et contre. Le pape fut encore appelé à prononcer, et comme la première fois, il le fit en faveur de l'abbé de Saint-Melaine , dont les droits étaient incontestablement d'une source plus antique, sinon plus illustre. De plus il glissa dans ses considérants un avis sévère pour les religieuses , qui « ou- » bhaient les lois de la clôture et de la modestie, se mè* 9 lant dans les assemblées pubhques et s' offrant aux re-
• gards des. hommes, sans crainte d'offenser l'Etre su-
• préme à qui elles se sont consacrées. »
Le duc moins rigoureux intervint aussi dans le diffé-* raid , et décida que l'abbé offrirait par galanterie le premier siège à l'abbesse , qui le lefiiserait par humilité. Les parties acceptèrent cette solution délicate'./d'un débat d'amour-propre aux yeux des spectateurs désintéressés.
Le second événement dont s'occupèrent les esprite des
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bourgeois de Rennes fut TarriTée et le séjour dans leur ville d'un ëvéque d*Ecosse et d'nn conseiller du toi du même pays, envoyés comme ambassadeurs pour se plaindre du peu d'égards que l'on montrait à la veuve de François l^y duchesse douairière , Isabeau d'Eoosse, et ils ne concluaient à rien moins qu'à mettre le duché seras le séquestre pour le rendre aux deux filles de la d^K^hesse, Marguerite et Marie ^ malgré le testament de François I^.
Le roi de France auquel ils étaient adressés^ les renvoya au duc de Bretagne qui était alors à Bnitz^ dans la maison de l'évéque Jeain de Coétquis.
Us s'y présentèrent 9 et, après les compliments d'usage, le duc Pierre leur conseilla de s'assurer par eux-mêmes , près de la duchesse Isabeau, de la vérité de ce qu'ils affirmaient. Visitée par eux, elle répondit à leurs questions qu elle était contente de son sort , et ne voulait point quitter la Bretagne. Désabusés sur ce point, ils renoncèrent à leurs prétentions sur l'autre, mais tout cela ne se fit pas sans un grand nombre d'entrevues à Brutx et à Rennes, qui excitèrent la curiosité inquiète des bourgeois « Ce ne fut pas sans plaisir qu'on leur fit les présents dti départ.
(4454). Jacques d'Espinay, exclu du siège épisoopal de Renties , avait (ait le voyage de Ronie , obtenu un bref du pape, et regagné la confiance de Pierre II. Jean de Coétquis consentit à sa translation à Tréguier; Jacques d'Espinay devint évêque de Rennes.
(4485). Quelques fêtes à l'occasion de mariages dans les maisons de Rohan et de Laval amenèrent à Rennes un prince de Navarre qui y fut reçu avec magnificence par le duc et la duchesse. L'un de ces mariages , qui était celui de Marie de Bretagne , fille cadette dlune des fiUes de François I^, avec Jean de Rohan, fit lever un fouage de cinq sols sur les terres de ce dernier, avec le consentement des états et de Pierre II. Déjà les grands vassaux
HIMPOIKB BB BSHHSS. 479
oe pouvaient plos lever d^impôts dans leurs domaines , s'ils o'^taienk autorisés par la coutume ou le suzerain en soD parlenenk.
Un autre mariage, pluâ important pour la tranquillité future de la Bretagne , fut celui de Marguerite de Bretagne, fille aînée de François I^*^, avec le comte d^Etampes, selon le vœu du feu duc, qui avait voulu confondre ainsi les dr^Mts de la maison de Penthièvre avec ceux de la maison de Bretagne. Cette aUiance , approuvée par le reî de France, le fat aussi par les états bretons ouverts k Yaooes le 43 novembre, en la grande salle des halles. Le aéiiéehAl de demies y porta la parole pour exprimer leur consentement , indispensable en toute grande circonstance.
Le nouvel évéque de Rennes, Jacques d'Espinaj, assistait aussi à ces états qui , malgré Tautorité de plusieurs précédents, exclurent les femmes de la couronne ducale.' Les souvenirs de ta guerre civile n'étaient pas effacés. Ce qu'il 7 a de remarquable, c'est que les deux princesses Marie et Marguerite de foetagne furent introduites dans la salle même des états, avec tes deux duchesses, les dames et les damoiselles de leur suite , et que Marguerite y fut fiancée en présence de l'assemblée au duc d'Etampes par l'évêque de Nantes. Un arrêt confirma le mariage et déclara que la princesse renonçait à succéder au duché tant que la ligne masculine ne serait pas éteinte.
La France, délivrée de ses ennemis, recommençait ses prétentions contre les droits du suzerain breton. C'était le travail de la grande unité qui suivait son cours au sommet comme au bas de l'échelle féodale. Les relations des grands états avec les petits, du suzerain avec ses grands vassaux subissaient la même influence de centra* Usatioa que celle du grand vassal avec ses inférieurs. Le duc Pierre II fit faire une enquête juridique pour constater les droits royaux qu'on lui contestait, et les anciens usages du pays de Bretagne que l'on voulait abolir. L'abbé
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de SainuMelaine, Mathelin, fut l'un des commissaires chargés de cette enquête. Elle fut adressée à Charles VII avec de fermes remontrances; mais enquête et remontrances ne pouvaient terminer un tel débat, que les siècles seuls devaient user dans leurs progrès lents, mais inévitables.
Rennes était moins occupée de ces soins d'avenir éloigné que des embarras du présent. Elle continuait toujours ses fortifications, comme pour une guerre prochaîne. Deux nouvelles tours , celle de Chicogné et celle de Plaisance , près de la porte Blanche, furent ajoutées à son enceinte; rartillerie destinée à protéger ces nouveaux remparts fut inventoriée.
(4456). On dressa aussi l'inventaire des salpêtres, souffres et poudres qui se trouvaient dans la tour Saint-James, servant de dépôt aux munitions de guerre.
Les bourgeois de Rennes ne s'occupaient pas seulement des projets de défense. Un des grands plaisirs de l'époque, les mystères, s'introduisaient chez eux. Un mandement ducal leur alloua la somme de 50 livres pour les frais des échafauds destinés à la représentation des mystères lors de l'entrée du prince à Rennes.
Le duc réglementa, par un édit du A^ mars 4456, l'ancienne prévôté établie à Rennes dès le siècle précédent. Elle jugea les questions mobilières et les causes criminelles qui en provenaient. On appela des jugements du prévôt au sénéchal ou à son lieutenant l'alloué, qui jugèrent les causes interlocutoires aux plaids sur semaine, les causes définitives au grand siège, aux plaids généraux. Quatre sergents ou huissiers de la prévôté furent institués pour faire les ajournements. Enfin l'édit se termina par ces mots : car tel est notre bon plaisir y qui devint la formule usitée des actes du souverain , à l'exemple des rois de France. La monarchie grandissait de jour en jour, et son esprit s'infiltrait partout.
HISTOUB DB HBHlflft. âSi
Le duc Pierre y qui s*ëtait fait recevoir Tannée précédente chanoine de Sûnt-Martin , de Tours , comme d*un titre recommandable aux yeux de son clergé , n'en montrait pas moins à son égard une fermeté qui ne se démentit en aucune circonstance.
n mourut à Nantes le 22 septembre 4457^ au milieu des soins que lui prodiguait cette Françoise d*Amboise, qu'il n'avait pas toujours traitée avec les égards dus à son rang et à sa pieuse affection.
Le connétable de France lui succéda, selon le testament de François P' , à défaut d'héritiers mâles , et prit le nom d'Artur IIL Ardent à venger la mort de son neveu Gilles de Bretagne, il avait chargé le sénéchal de Rennes de poursuivre ceux des complices qui avaient échappé jusqu'à ce moment, et parmi lesquels se trouvait le grand-maitre-d'hôtel Henri de Villeblanche , capitaine de Rennes, qui fut jeté en prison, puis élargi.
Tombé en disgrâce, il ne présida pas aux apprêts de rentrée solennelle du nouveau duc, qui vint prendre à Rennes la couronne ducale le 50 octobre 4457. Les Bourgeois firent de grands préparatifs pour cette solennité, et ils en votèrent les frais dans l'assemblée de la communauté de ville, présidée par le capitaine, qui remplissait alors les fonctions de maire, dignité dont plus d'une transition sépare encore l'époque où nous sommes.
La cérémonie de Tbommage au roi de France fut pour ce dernier une occasion de renouveler ses prétentions, même envers celui auquel il devait son trône. Le duc, indigné, répondit qu'il consulterait les états; c'était une base inébranlable sur laquelle il fallait toujours s'appuyer dans les circonstances difficiles.
(4458). La fermeté d'Artur l'emporta. Il reçut le baiser du suzerain l'épée au côté, c'est-à-dire qu'il ne fit point d'hommage lige. Il refusa le serment de la pairie, qu'il n'acceptait pas, et le roi se contenta de dire : « Il sait « bien ce qu'il a à faire, on s'en doit rapporter à lui. »
482 HUTOIAB BE RBimBS.
Artur m ne devait pas oocuper longtemps ee tvftne ducal , dont il maintenait si fièrement Timlëpendanoe. Il mourut après quinze mois de règne , et fut inhumé a Nantes (28 décembre). Le surnom de justicier, qu'il emporta dans la tombe, témoigne de son équité rigoureuse. , (4459). Le fils de Richard de Bretagne succéda à son oncle Artur sous le nom de François II , selon la préyi*> sion dn testament de François I^, et vint prendre à Rennes la couronne ducale au mois de février 4499. Jacques de Luxembourg , alors capitaine de la ville depuis la disgrice d*Henri de Villeblanehe , présenta les bourgeois au nouveau duc à sa j<yyeuse venue.
François II institua peu de temps après un second oon» nétable à Rennes en la nouvelle clAture qui avait été faite. Un seul avait suffi jusqu'alors; mais il lui sembla que sa surveillance serait désormais trop étendue. Les bourgeois n'en jugèrent pas ainsi. Us réclamèrent contre l'innovation, comme préjudiciable sous le double rapport financier et militaire. Les anciens gages de 00 livres, portés depuis à 400 livres, allaient s'accroître encore, et la garde de la ville, morcelée entre les deux connétables, manquerait d'unité et souvent d'harmonie. Ce ne fut que l'année suivante que le duc prononça sur cette difficulté. En attendant, Guillaume de Villeblanche Ait institué connétable de la ville neuve.
La même année, à son retour de Montbazon, où, comme son prédécesseur, il avait prêté l'hommage simple à Charles VU, François II fit une ordonnance sur la monnaie, en conséquence de laquelle on fabriqua à Rennes ainsi qu'à Nantes des espèces nommées grands et petits blancs, d'une valeur de dix et de cinq deniers. Une autre monnaie, qui circulait sous le nom de plaques j fut réduite de douze à onze deniers, et la monnaie étrangère, qui affluait à un taux exagéré, fut décriée et interdite.
Le duc sollicita près du pape rétablissement de l'uni-
veni$è iMiiHaMift ifm r«¥emr «levait traa«féver à Reanes. Ifée au cipitce de NotrerDame à Paris , «eit« inftlitution de ruDÎii;erfiilë en s'écendaot n'avait pa8 «iMM»re perdu la trace de s^ origine toute eecl^a«a(rtique.
(4460). Les plaisirs qui devaient former un d«^ Gaiactàros diatînotifii d« régne àfi François II , oonummioèrent »KMfli 4(ès lors à iMiii|M^ une bonne panie vde la vie du fo'ioce.. Ce fut au miMeu des toumoîs donnés pendant 4011 séjour à Kames, qu'il s'ooqwpa d^^ réclamatious d^ bourgeois de Reines au s^jet .des deux cowét^bles. Il décida par ses l^lff^ dv 24 ayril que l'un d'eux ^ Art,^ finécaitt^ auisût la garde .des portes MoldeUùsey Saint- ]Mb«i)iel, aux Foulons ^ Saift^^Goonges, ainsi que la u^rv^lanqe du guet.^bli dM même côte de la rivièi;e; que l'autre, Guillawie de Vill^lancl^e, aurait la garde, des jpomes Gbamp^Dolent , Tousstaints , Vî^leblanche, et de la poterne des arcbes, ainsi que le commandement du guet dans h mène clôture; que tous les deux y plaoés sous les ordres du capitaine de la ville, messire Jacqvies de LuxismbotMng > recevraient chaque jour de lui ou de son li^Bilenaut le nombre de gens nécessaires au guet et à la garde des portes ; qu'ils remettraient audit capitaine y ou en .son absence, à son lieutenant, /lar chacun Despre^ les defs d^ portes et ouvertures; qu'ils partageraient eutxefui la somme de 420 !• de gages, et non plus large, à prendre sur les deniers affectés à la réparation des murs; enfin qu'ils ne paarraiec^t s'absenter sans se faire remplacer par U9 lieutenant ou sous-oonnétable, suffisant et agréable au capi^ine ai^si qu'aux bourgeois.
Du reste le capitaine ou son lieutenant ne pouvaient également s'absenter que chacun à leur tour ; ils devaient résider en ville , et ils étaient, chaînés d'ordonner le petit guet, et de prêter assistance aux bourgeois et habitants.
Les murs que l'on s'occupait ainsi de garder étaient loin encore pourtant détre finis. Le premier procès-verbal
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de rëtatdes travaux date de cette époque , et constate une large lacune à combler. Les particuliers expropriés n'étaient même pas encore indemnisés , et ne le furent que long*temps après. L'indemnité préalable n'était pas deyenue alors un principe de législation.
François II semblait oublier près de sa nouvelle maîtresse, Antoinette de Magnelais, dame de Villequier, et au sein des fêtes qu'il lui donnait à grands frais , noire ville si dévouée à ses intérêts j ou s'il s'en souvenait par fois 9 c'était pour y puiser de quoi fournir à ses royales dépenses de toilette. Ainsi la tour Saint»Xames, qui tenait à cette partie des anciennes fortifications devenues intltiles par suite de la nouvelle enceinte qui ^es avait enfermées dans la ville , fut afféagée en son nom à un financier nommé Olivier Bauld, pour une paire de gants de cuir blanc de chevrotin, payable chaque année au 4^' mai, et cent écus d'or neuf pour arrhes du contrat. Es^ce un acte de pure libéralité , ou une preuve de la valeur des gants à cette époque?
La nouvelle de la mort de Charles VII vint surpr^idre le duc au milieu de ses plaisirs. On était au 22 juillet \A%\ . La Bretagne en porta le deuil , et ce fiit un Breton , Tanneguy Duchâtel, qui fit conduire à Saint-Denis ce roi que ses courtisans avaient abandonné. Louis XI , le fils rebelle y disgracia celui qui avait rendu les <}erniers devoirs à son père.
L'avènement de ce nouveau roi sur le trône de France devait inquiéter le duc de Bretagne , car indépendamment de la difficulté de l'hommage , bien d'autres contestations naîtraient sans doute avec un prince dont la politique astucieuse laissait partout deviner son but d'abaissement des grands vassaux.
L'unité monarchique allait faire un pas immense*
Rennes en 4464 n'avait pas encore complété son enceinte. Les nouvelles portes et leurs boulevards ne furent
HvffoiRB OB unmift. 185
terminéft que longtemps après, malgré l'activité que François Il ordomia de mettre à rachèrement de» travaux. Inquiet de ees pTéparalî& et des progrès de la conspiration dite du bien public, dont il n'ignorait paa resdsteneé, Louis XI convoqua une assemblée à Tours pour tâdier de dissoudre la ligue dirigée contré Ini, en lui enlevant l'un de ses plus fermes appuis , le duc de Bretagne.
Pendant le cours de ces événements, dont le détail appartient à Fhîstoire de France, Rennes^ tranquille, vit son évéque Jacques d'Espinay ouvrir un synode, où il excommunia tous - ceux qui s'élevaient contre ses .prétentions ambitieuses. A l'exemple de l'évèque de Nantes^ il recommanda aux curés l'utile ÎMMVation des! registres des morts, naissances' et mariages. D'aubes statues du même synode prononeèreKt une amende de dix sols contre oeux qui diraient des choses inutiles à l'j^liae, qui s'apptneraient sur l'autel ou les fonts baptismaux, et recommandèrent les processions ordonnées pour les croisés les |Mcemiers dimanches -de diaque mois.
La tour de Saint-lames, qui avait. été. afieagée pour une paire de gants à Olivier Bauld , lui fîit donnée à l'époque où nous sommes (4 4M), et le duc François ^ dans ^ses lettrea, le désigne sous le titra de trésorier des guerres.
Les fortifications intérieures appartenant à la seconde enceinte, et qui longeaient la rive droite de la rivière depuis le pré Rond, près Saint-Georges, jusqu'au pont de Vilaine, près Saint-Yves, finent données par Françms II à la ville de Rennes , qui , pour en tirer parti, ne tarda pas à les anenter à diverses personnes , moyennant une redevance au domaine et un prix A*aUraU aux habitants. Jean Bruslon , delà paroisse de Saint-Germain, arrenta de cette manière le portail du pont de Vilaine, qu'on écrivit f7/laigne jusqu'aux Vile siècle.
Depuis que le château avait été démoli , le duc , pendant ses séjours à Rennes, descendait souvent au palais
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épiseopal. Eu àAffJ ce fuit Je cjjwaDëMMe Axtur de firécait qui lui doQoa Thospitalitie dana son hôtel du Pjuits-M auge. Chaque 6oir on y conduirait vingt bourgem armea pour la garde du prioce.
Rennes 9 à cette époque , o'aynit point «wboi» d'horJkige publique. La résolution d'en avoir Hua ^talit ndppt^, la tour située derrière la cbapille S«iotnS»$m» parui oonv^i- «able pour la placer. Mus eette tour avait été àpmaée à un seigneur de la co«tr ducnle; on lui pnDposa de la vendre 9 il y <HMMentit« Quelles dimensions., quel poid5 aurait la cloche ? Un grand débat s'éleva à ce aujet {micqù ks bourgeois. Pour, bien fixer le point de la diacussion et préciser les .désirs de jchaopie paru , on fit faire le deasifi de ladite eloohesur les pnrois inlerienres dos nuirs de la cathédrale par Jean Leteflbiery «qui re^ ;mur œt ottvist|^ trente âols de monnaie ':de la main .des aaSseuiv Jean du Mesnii et Jean, de Mellon. Le duc.internnt .et inmcha la -dîffiouité. Il écrivit à Àntoioe ide Lamet, éouyer et beutenant du capitaine, ainsi qu'à Jehan Dubois , conseiller trésorier de l'épaigne et procureur des boutgeois., qu'il voulait et « que c'était son plaiflôr que la dite horioge » fut faite de façon telle qu'il en Ait l^ruit et renom. « La volonté ducale une fois connue ^ l'oppositioA se tut, et l'on s'occupa de trouver des ouvriers.
Pendant que ces graves questions d'intérieur s'agitaient dans notre bonne ville , Louis XI continuait ses intrigues diplomatiques contre la Bretagne, pour en faille sortir son frère, réfugié à la cour ducale , et il finissait par envoyer une armée sur les frontières J>retonoes. Le 4iuc François faisait lever alors la milice nommée les bons corps. A Rennes 9 les dnquanteniers de la milice bourgeoise et dix notables par quartier se réunissaient, à une heure après midi , en l'église et moustier de Saint*Frauçois pour aviser à la sûreté de la ville, menacée d'un siège.
Le siège n*eut pas lieu, et l'invasion fut arrêtée par
une trêve, suivie do traité d'Anceni^ Le prince réfugié ne quitta cependant pas immédiatement la Bfstagne; mais les craintes d'hostilités étant éloignées, et la paix devenant de pins certaÂMe , les bom^eais de Renaes reprimnt leur (wojet d'horioge puWque {àAW), Les ooîsenrs Jean du Mesnil et Jean de MeBoa, «ma que le receveur Jean Tboraux, forent a«tomés à passer un marché aVee Alain etJeanGabart, pèse et fils, paroissiens de la Lemostnière, évébhé -de Nantes, p^ur la fonte delliorloge et de ses appeaux ou moindres cloehet. On était «i 47 janvier; la eloche devait être livoée à h Pentecôte «nivante. Le métal fourni parla ville serait déposé au Ghamp-Jacqnet , ou devait 5*opérerla fente. La cloche devait avoir, selon Tacte notarié devant Potfirais et Bmllftn , « par le bas du dedans » d'ieelle Imîl fôeds firancs da pied an doc; « ie poids était fixé à vingt«quatre ou trente mille livres, celui des appeauc à douze cents livres, l'un de cinq cents, Tantlv -de iquatre cents , le troisiètoe de trois eents livres ; quant au ton , 1 AU eaigeait qu'il fot ion et raisonnable. Le prix convenu était de 560 écus d'or, pins 4'2 écns pour <leux «obes. L'ouvrage fot commencé aussitôt, mais la fonte fot manquée. On dirigea des pourtuites contre les fqndeurs, auxquels le duc François fit remise des dommages-'intéréts qu'on leur demandait.
On se remit imnnédiatement à l'œuvre (4470). Le pays jouissait d'un calme favorable a de pareils travaux. Jean et Alain Gabart ae disposèrent à exécuter de nouveau les clauses de leur marché. On leur ^vra trente*neuf mille cent trentenquatre livres de métal , et mille livres d'étain pour la cloche, plus deux nnUe deux cents livres de fonte et trente livres d'étain pour les trois appeaux. L'opération réussit cette fois. Les miseurs Pierre Bourneuf et Jacques Bouchard forent chargés de pom>voir à la fourniture des câbles et cordages nécessaires à Tascension de la cloche dans la tour Saint^James. Le cable qui la monta pesait
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trois cent dix livres, «t coûtait AO deniers la livre. Les charpentiers reçurent 25 livres d'indemnité.
Les autres dépenses, qui furent acquittées pour cet objet l'année suivante par les miseurs, nous apprennent que la communauté de ville, réunie au manoir épiscopal, arrêta les travaux de maçonnerie, de charpente et de plomberie, qui firent de la tour un édifice remarquable. Les carrières de Saint-Gjr fournirent une partie de la pierre, disent les documents contemporains, remplis de détails statistiques les plus cHPoonstaneiés sur le prix des journées des divers ouvriers, celui des matériaux et des mouvements mécaniques de Thorloge.
Un autre soin non moins grave appela bientôt l'attention de la communauté. Le duc François, détournant de leur allocation spéciale les fonds destinés aux réparations des murs de ville, avait assigné sur cet impôt, nommé devoir de Glouaison , 60 livres de pension à « son bien * amé et féal médecin M*^ Gilles Touraud. >» Les bourgeois résistèrent autant qu'ils purent à cet envahissement; mais de nouvelles lettres du prince vinrent leur signifier sa volonté, quelqu'illégale qu'elle fî&t. L'élément monarchique, qui se faisait jour sur les débris de la féodalité, ne gardait pas toujours la mesure convenable dans ses empiétements. « Gardés qu'il n'y ait faulte, disait la lettre, » et y iaictes en manière qu'il n'ait cause de plus nous » en faire complainte, et que plus n'en oyons parler. » L'usurpation n'avait pas besoin de se justifier; eUe avait au moins le mérite de la franchise bretonne.
Rennes, qui avait vu passer plusieurs fois dans ses murs les négociateurs de ces traités toujours incertains et si fragiles que le moindre choc les brisait, poursuivait avec une prudente activité l'armement de ses nouvelles fortifications. La diplomatie ne put amener la paix; de nouvelles intrigues s'ourdirent contre Louis XI (4474). Le duc de Bretagne y fut entraîné par sa faiblesse et l'in-
HOTOIftB DB BSimfiS. 489
flueooe toute-puiftsaate qu'avait sur lui sou noM^eau iavoiî Pierre Landais.
Gepeudaut, par le traité de Senlis (4475) , le roi et le duc se jurèrent rédproquemeot de ne point s'assassiner ni se fÎEÛre assassiner l'un l'autre. Les bourgeois de Rennes célébrèrent par des réjouissances publiques œ retour momentané de la paix. Les Cannes profitant de ce moment de repos, obtinrent une nouvelle libéralité de Fnnçois II , qui leur concéda le four commun, trois maisons et deux jardins en échange d'un étroit terrain près de Saint*VTes. La paix qui venait d'être ratifiée par le vœu du pays ne l'avait pas été par le favori de François IL II se mit à l'œuvre pour la troubler , en poussant son maître vers l'alliance anglaise. Les préparatifs secrets recommencèrent, et ce fut à cette occasion que le duc ordonna aux capi* taine , sénéchal et procureur des bourgeois de la ville de Rennes, de procéder à l'inventaire des armes, vivres et munitions qui existaient chez chacun des habitants. La communauté fit marché pour se procurer de nouveaux canons, et paya 205 livres 45 sols pour façon de quatre de ces machines en fer qui pesaient 5,292 livres (4). On amassa trois milliers de pierres de canon pour le service de l'artillerie , ce qui prouve que les boulets de fer n'étaient pas encore exclusivement employés. Les poudres et salpêtres furent aussi l'objet des soins du capitaine de Rennes , sire de Rieux, maréchal de Bretagne.
La tour Le Bat fut achevée vers cette époque, et le miseur qui lui avait donné son nom en présenta le compte à la communauté de ville en 4480. La milice, sous le commandement de ses dixainiers et dnquantainiers , comme aux jours voisins de son origine, se divisa en guet chargé de la tranquillité de la ville , et garde préposée à la sûreté
(I) Le canon retrouvé eo 1843 dans les dëbrla de la tour l^ Bat, était peut-être Tune de eca maaMa.
des portes ou au besoin à la défense des feitîicatioiis. Tout homme ^ manant et habitant de la ville ^ y était enrôlé à sa majorité. Des tamboimos, espèces de tiaobaies 9 la préeédaient dans ses mardis solennelles et guerrières. Cette oiganiaation r%uliere et permanente ne datait guère ohez nous que de l'exemple donné par la France^ sous Charles VU, et le comiétaUe Artur de Richemont. Jusque là on voit bien la boorgecHsie sujette au guet et garde y mais sans équipement unifioroae, et avec de nombreuses exemptions en tempe de paix.
Les ressources financières se développaient dans une progression parallèle. L'impât est un reyeton de l'indus* trie. La traite foraine perçue sur les marchandises , depuis le siècle précédent , devint l'objet d'une ordonnance du parlement qui arrêta les id>us c<«imis par les fermiers des devoirs. Le revenu du poids public à Rennes appar*tenait au duc. Un droit ou devoir de lenestrage et d'étalage était payé par les artisans de tous métiers tenant « fenêtres sur rue es fiefs du seigneur^ évêque on comte, » à moins qu'ils n'eussent un privil^ d'exemption. » Ainsi les ouvriers usant de martel , ciseau et forcel étaient soumis au droit j tandis que les éperonniers y menuisiers , barbiers et fourbisseurs de harnais en étaient exempts.
L'abbesse de Saint-Georges exerçait un droit de passage sur les marchandises en transit sur son fief; mais on voit que l'unité manquait à l'emploi de tons ces revenus, et que l'utiUté publique s'y trouvait peu intéressée.
Jacques d'Espinay, interdit par suite d'enquête à la so^ licitation de Pierre Landais, mourut en 4482 à son château d'Espinai , près de Vitré , et fut inhumé dans l'église collégiale de Champeaux. Le siège épiscopal de Rennes se trouva ainsi vacant , selon les désirs de Pierre Landais, et son neveu , Michel Guibé, évêque de Dol , y fut transféré aussitôt. Un autre de ses neveux, Jean Guibé, devint capitaine de Rennes.
Ea cea» même aimée, les b^uigeois de Rennes qui avaient tenu leurs assemblées tantôt au manoir épisoopâl, tantât aux hsdles on dans la cathédntey depuis la démolition du diàteau ducal, formèrent k résolution d'acbeter une maison où Us pussent serélinir régulièredieiit, et ^î servit d*hôtel de viUe , comme ou 1 appela depuis. Alain de Ghampaigné leur Tendit dans ce but et pour cet usage une maison avec cour et jardin, prés de la porte Mor^ delaise, adossée aux tnats de la ville, et joâ|^ant, dit le contrat , « d un côté la maison et berfarégentent dé M. André
• Lefranc, d'un bout au paré et rue qui conduit de la
• porte à l'église Saint**Pierre, et «d'autre bout à la cha-
• pelle de Notre-Hame de la Cité, par aucuns endroits » et par autrea^à Therbrégement et maison prébeodale de » M. Jdian du Locquet, chanoine de Rennes. » Les con* didons de la Tente étaient de payer 57 sok de rente aux Ho^taliers, successeurs des Templieiu^ plus la somme de 500 1. au propriétaire. Telle fut l'origine de cet ancien hdtel.de Tille où nous Terrons l'institution oommiu* nate subir dÎTerses fortunes, selon les siècles et les en-* mhissements du poUToir central. Ce n'est qu'au XVIIP siècle qu'il changera de lieu et Tiendra, après un immense désastre ^ s'asseoir au milieu de la cité.
Quels étaient les offices qui donnaient droit à siéger dans l'asseitthlée des bouiigeoîs? Le oootr&le le plus an* cieo de tous aTait été primé dès les XIII* et XIY* siècles, par ceux de connétable et de procureur des bourgeois , qui porta dans la suite le nom de maire. Les miseurs et lepareurè Tenaient après« La plus importante des attributions du contrôle, à l'époque où nous sommes (4482), était de garder Tune des clefs des lettres et comptes de la Tille , l'autre étant aux mains du procureur. Du reste, le capitaine, et en son absence le lieutenant, présidait toujours l'assemblée.
n faut noter ici l'introduction de l'imprimerie à Rennes
492 HiaiTonB ub bxhiibs.
(1485). Notre ville dut oe progrès à deux hommes nommés Josses et Pierre BelIesçaUée, néi peut-être dans ses murs. La reconnaissance pnblique , muette à leur ^rd , n'a pas omis de nous apprendre l'origine normande de Pierre Hurel et de Jehan Guilbert y qui Airent chargés de fondre une nouvelle cloche pour l'horloge publique. On leur livra pour cette opération , qui eut lieu le 27 janvier 4484, trente-et-un mille sept cent cinquante-*8ept livres de métal , dont douze cents livres furent consacrées aux appeaux. Le menuisier Jean SaKou reçut 520 livres pour descendre la vieille cloche cassée qu'on voulait remplacer, et monter la nouvdle qui ne semble pas avoir été plus forte à en juger par le métal employé.
Les halles furent aussi l'objet des soins de l'administra* tion communale. Des lettres de François II sollicitées par les bourgeois ordonnèrent l'établissemoit de trois nou*velles lialleSy « attendu le grand circuit de la ville , la » quantité du peuple , et aussi pour augmenter les reve- » nus du domaine. » L'une de ces halles , qui prirent comme l'ancienne le nom de cohue , fîit située près le pont de Jauculetj et destinée à la Poissonnerie; l'autre établie aux abords du pont SainIrGermain , servit de seconde boucherie ; la troisième prit le nom de ChaHage y peut-être paice qu'on y vendait les cuirs et parchemins y auxquels pourtant elle n'était pas exclusivement réservée. C'était aussi le marché à l'avoir ou bètes vives, et à certaines denrées; les poids et balances, dont le revenu appartenait au duc , y étaient de plus établis dans un des bascôtés. Ces trois halles (urent construites moitié des deniéars de la ville , moitié aux irais du trésor ducal.
La fille aînée de François II , Anne de Bretagne , qui devait hériter de la couronne ducale , comme la duchesse Alix y fit le 6 mars 4484, son entrée solennelle en la ville de Rennes , à l'âge de huit ans , et les miseurs lui ofifrirenty au nom de la cité, et en vertu de déBbération
des bourgeois , le doo de joyeuse advenue qui consistait eu TBÎsseUe d'ai^ot du poids de 80 marcs^ Elle ne. des» cendit pas au manoir épiscopal, mais dans une maison située enlre Thâlel de la Monnaie, aloTS sur le phuôs Conan, et la porte Movdelaise, ce qui indiquerait à peu près k position du nouvel hôtel de ville.
Sur ces entre&ites , la chute du favoii Landais vint délivrer la Bretagne des craintes d'une guerre civile. Anne et Isabeau sa sœur furent proclamées par les états héii* tières de François II, pour repousser les prétentions de la ^ France. Dans la prévision de nouvelles hostilités , on projeta un accroissement de l'enceinte de la ville de Hennés an nord, et un édit prescrivit même la levée d'un subside sur les vins pour cet objet. La nouvelle ligne de murailles devait partir de la pointe du boulevard de Saint- Georges , se dkiger ycts la clôture des vignes de Saint- Melaine, en enveloppantlaMottedumémenom, atteindre la barre Saint-Just , près des fossés AgabUs , puis descendre aux moulins de Saint-Martin snir la rivière d'ille, longer bdite rivière jusqu'au pont l'Evéque, ex, se repUier à cent {neds de là vers la tour du Ghéne , au-dessous de k piurte Mordelaise, où elk se rattadtait à l'ancienne fortification. Mais ce projet renouvelé pur la duchesse Anœ et Henri IV demeura toujours sans commencement d'exécution. Le temps allait devenir de moins, en- moins kvorable à de pareils travaux.
Trois nouvelles portes, celles de SaintJust, de Saint- Martin et de l'Evâque devaient ouvrir cette vaste enceinte, qui embrassait l'espace occupé par l'ancienne ville romaine , et prouvait l'accroissement de k popuktion. Henri Duval , maib'e^*hôtel de François U , avait remjdacé Jean Guibé , le neveu de Landais , dans k dignité de capitaine de la ville , dont l'artilierie était dirigée par deux anglais, Thomas Ysot et Guilkuibe Fléchier.
La guerre prévue alkit éclater. Le duc d'Orléans s'était
réfugié à la cour duoate. Trois* corps d* armées envoyés par la r^|ent« de France, W'^ de Beaiqeu, entraient en Bratagne, sous le conuHandement de Saint- Ancjré, du coime de Montpensier et du sire de la Tiémouîlfe (4M7). François II sortit alors de Nantes, qui devait attirer tes premiers coups, et vint à Rennes, pendant qiie ses ti^oupes se réuimsaient par ses ordràs à Malestroit. Le duc d'Orléans, le futur Louis XII, raccompagna dans notre ville, et les bourgeois réunis en communauté le 40 mai déd«dèrent « qu'il serait fmt don au prince français pour sa »' première joyeuse advenue à Rennes , en la compagnie 0 du duc de Bretagne , de deux grands pots , deoz flacons, "» deux grands* bassins et douze tasses en argent, le tout »» pesant cent marcs, au prix de 42 1. 40 s. le marc. » Le duc François , durant son séjour , s'o<Scnpa de Tadiè» Vement des fortifications , et dans ce but établit un impôt sur le vin étranger débité dans Tév^ché de Rennes. ' Le guet fit ses rondes au flam|>eaU' dans notre ville. jQ'était une précaution qui se rentmivelak dans toutes^ les icMNsoiislanoes «mpoitantes. L'éclairage public^ encore in«oonnu, ne possédait point alors d'autres ressources. «••Dans la prévoyance d'un siège , oq résolut d'établir un moalin>à blé «kcns l'intérieur de la ville.' L'un de ceux qui l'spprovisioniiaient était situé au Heu de la Garabùeiayv , tet'Se mouvait par 'le moyen d'un cheval. C'était le plus considérable ; on entreprit de le transporter au couvent de Saini>*Frtmçois^ Le maicte charfienitier chargé de l'opé- .raticm y employa 96* journées. Il fut décidé qu'un autre moulin serait aussi établi pour le même- usage et de plus pour fourbir les harnais. . .
Les fessés fîirent élargis; on cototitiisit en dehors de nouveaux ouvrages de défense , et Ton rasa les feubourgs aptes avoir indemnisé les habitants; IT est bon d'obset^ ver , pour se faire une idée de la tdjx^nlpbie suburbaine delà ville f que le bourg l'Bvéque ne consistait alors qu'en
un iiaift» irr^lier de itiftisons «%t jardins situés entre les fossés de la Tâle et le pré Raon), jusqu'au carrefour Jouaiit, où fut rhôtellem des Quatve-Bœufs. Cet espace s*appeiait aussi terroir de Mordelatse. C'était ainsi que le terroir de Glttoip-Doleift s'étendait hors des murs jusqu'en fiice de Saliererte.
Pierre dé Saioft-Pem, alors connétable , dirigea les nouveaux trsrvaux de défense. C'est à la prière des habitants qu'il avait cooseod à se charger de si importantes fonc^ tîons en um pareH inoniént* Cet hommage si honorable reudo par la Ville à ceux de ses concitoyens qu'elle hono* rait de soq estime, ne fut pas le seul en ces circonstances critiques; Un tratre habitant nommé Jehan Leclerc avait été fiîît prisoanier par les Français sur ia lande de la Pilkide. SoU par témoignage d'estome,- soit par besoin réel de sa eapacicé eu un td moment, la communauté des bourgeois s'assembla et vota une somme de dix livres pour aider à payer sa rançon.
François U quitta bientôt Rennes j et alla passer, avec le due d'Orléans , la revue de ses troupes réunies à Ma* lestroit. Nantes fut bientôt assiégé; Philippe de Montauban, qui commandait à Rennes, se joignit à Amaury de k Moussaye pour se jeter dans la ville menacée. Us n'y réussirem qu'en petit nombre, et après avoir été attaqués et défaits sur la route.
Rennes à son tour fut inquiétée. Charles YIII qui s'était rapproché de son armée, vint à Vitré, et la garnison qu'il y laissa, exerça des ravages jusqu'aux portes de notre ville, que Varmée bretonne vint couvrir un instant, mais qu'elle fld»ndonna bientôt pour observer l'armée française et l'empéeher de pénétrer en Basse-Bretagne. Elle n'y put réussir. Des négociations amenèrent cepelidant une trêve, et le maréchal de Rieux en fut le conservateur dans le pays de Rennes. On répandit le bruit dans notre ville que, malgré cette trêve, les ^ Français avaient l'intention - de venir la
496 HISTOUUB DE BBXMXft.
nuit du 6 juin 1488 piller les faubouigs et s y fortifier. Les bourgeois firent sortir des troupes pour faire le guet dans la partie menacée. L* ennemi n'osa paraître quand il vit que Von était sur ses gardes.
Mais la diplomatie n'avait pu produire la paix. L'amëe bretonne eut ordre de se réunir à Rennes et se porta sur Fougères assiégé. Sa défaite à Saint- Aubin-du-Cormier menaça notre ville de nouveaux dangers. La Trémouille, qui commandait l'armée ennemie^ s'apfNrocha bientôt de nos murs, et envoya des hérauts sommer la ville de se rendre. Les habitants chargés seuk de sa défense demandèrent un délai de quatre jours pour envoyer consulter le duc sur la capitulation. Leur proposition ayant été repoussée par le vainqueur, ils s'assemblèrent pour délibérer dans la cathédrale. Les avis furent partagés, mais enfin le parti de la résistance l'emporta. Qui porterait la réponse au vainqueur? Jean Le Vayer, chanoine de Rennes , le sire du Plessis-Balisson et Jacques Bouchart, greffier du parlenîent, ne craignirent pas d'accepter cette dangereuse mission, du choix de leurs concitoyens. Bs se rendirent à la principale porte de la ville, où les attendaient les hérauts envoyés par le duc de la Trémouille , et Jacques Bouchart se chargea de porter la parole : « Ne » pensez pas, dit-il, que vous soyez déjà seigneurs de » Bretagne et que vous ayez aussi facilement le surplus. » Vous devez tout premièrement considérer que le roi n'a » aucun droit en ceste duché. Vous savez comment il en » print au roi Philippe de Valois à Crécyen 4546, quand » lui, qui accompagné estoit de cent mille honunes, fut » défait par dix mille anglais , et aussi du roi Jehah près » Poitiers , où les français par leur fierté perdirent leur » roi. Vous autres français ferez assez d'entreprises de » guerre et de bataille tant qu'il vous plaira ; mais celui » qui sans fin règne là sus donne les victoires. Ne vous » en attribuez pas la gloire; c'est à lui qu'elle appartient.
BDtoouB OB unmBft. 197
» Le roi oe demandaît pour obtenir la paix que la ville » de Fougères. Qr avez vous maintenant Fougères, et » demandes enoore Rennes. Seigneurs, je vous fais assa-
* voir que eo oesie bonne ville de Rennes il y a quarante » nulle bommes , dont les vingt mille sont de telle rësis- » tance que, moyennant la grftoe de Dieu, si le seigneur » de la Trémoiulle et son armée viennent Tassiéger, au- » tant y gagneront-ils qpe devant Nantes. Nous ne erai-
' > gnons le roi ne toute sa puissance. Partant retournez •» au seigneur de la IVémouille, et lui faites part de la
• joyeuse réponse que nous avons faite, car de nous n'aurez » autre cbose pour le présent. »
Cette fière réponse, iaite sans rodomontade, suffit pour âoigntf l'eimemi. La Trémouille, convaincu de la résistance séiîense qu'il éprouverait, se porta sur Dinan et SaintHlfedo, qtii se rendirent.
Le traité du Veiger, près d'Angers, vint bientôt ter- HÛner la guerre t le duc s'obligeait à renvoyer les étrangers, à ne marier ses filles que sous Vagiément du roi, et à lui laisser en gage Saint-Malo, Fougètes, Dinan et Saint*Aubin-da-Cormi^. La mort ne tarda pas à frapper le duc François dans sa retraite à Couéron ; une chute y termina sa vie pleine d'humiliations, qu'il dut à la fai- Mesae de son caractère. Sa fille ainée, la jeune duchesse Anne de Bretagne, hérita de la couronne ducale à l'âge de douse ans, sous la' tutdle do marédial de Rieux et l'înfluenoe de sa gouvernante, madame de Laval. Le conseil de régence comptait encore le sire d'Albret, les comtes de Danois, de Comminges, et le chancelier de Montauban. Chacun d'eux avait ses vues particnUères pour le mariage de la princesse. C'était installer la discorde au timon de l'état.
Retirée à Guérande, la duchesse écrivit aux bourgeois de Rennes pour les prier de lui envoyer six notables qui l'aidassent de leurs conseils. Us firent partie des états convoqués à Redon pour ratifier le traité du Verger.
49S 9I8VOJIAE HE UIIIIB8.
Les befifoia^ du tré^r duçal ayaat famé la dudieise à lali^iiation d'une partie de son domaine dans sa bonne ville de Rennes, les bourgeois, en {»ofilèffent pour racheter le9 rentes assises sur leurs maisons et hérita^ de la ville et des faubourgs. Cet aAranchissement eut lieu jusqu'à la concurrence de mille livres, entre les mains de AL Rolland de la YiUéon , procmreur de madame la diudiesse, ^ pour payer la solde des allemands et gens de guerre à son service. M ' Le roi de France, malgré le traité du Verger, continuait la conquête de la Bretagne par .l*«Dtocnxé£aiFe du. vicomte de Rohan, son lieutenant-général. La. jeune du^ chesse,. menaOée .d*un enlèvement à Redon., se diri^ sur liantes, où Vaccueille lenthousiasme populaire. Les habitants de Rennes, en apprenant quelle est rtCoarnéc. à Redon après quinze jours de séjour à Nàates, députent vers elle pour la supplier de venir dans leurs miuas. Elle y fit son entrée solennelle avec tous lea honneurs aecoutumés. Les témoignages du dévouement le. plus sincère fitrent mis à ses pieds.
Miohel Lebart, sieur de ia Riotelièrev ^homme' d'armea de la duchesse ^ était alors Fun des connétables de la ville. Un impôt du vingtième , ou, <3omipe on disait, du vingiain sol^ fut créé par 1^ jMzetinAe pour les besoins de la guerre. Une monnaie de )Cuir avec un petit poinl d'argent au milieu fut mise en circulation pour subvenir aux dépenses ordinaires, tant était grande la pénurie àa, trésor ducal.
Heureusement la paix fut enfin proclamée. Le héraut de Bretagne Espy reçut quatre florins pour en fiiire les bannies dans les principales villes. Des fêtes et des dîners la célébrèrent à Rennes (4490). Les intrigues entre les nombreux prétendants à la main de la dudiesse continuèrent ^vec plus d'ardeur. L'un d*eux, l'archiduc Maximilien, ou, comme on disait alora, le roi des Romains, épousa Anne de Bretagne par ambassadeur -à Rennes,
mUNI atea w» ceitain mj$Um^ qiû prouirait que ceU« wmmf^ m Iè?«K«ît |i«s loatc» les iliflBcult(é$.
Daq* k pvsvîiiioq^ide rar^iw» . les nouveaux ieiBpitf*U de Rennes avaient enfin été acheyéa spus i» yeux de la diMÏbiaMe, .qui, aM inilieu de ses ^mbanafr^ avait peidu m jeune ^^mr JNbeIk, iphmnée Tann^^ p^-écai^nte dans te filioQUr.de'la qalhéd^le*.
Sur la «equète de L'abbe^fe cle Saîut<Geii^|[eSy )es. bo^l:*^ Ijedifr a^lM^A^ ardoDs^ aux qiise4» de fiÛTje élever un teuh pan de> iNiis et de ^If^rrey n^nuiiê taidiSy sur la partie de la noraîUe .quientdopp^i^ le iardin d^ Tdibaye, afin d'etopé^bei: l'ei^nenii de plou^r du içegaM dam ce jàrr dîii, ^'il ^ifmaît à 4e loger dan» le .i^onaatère de 3aint^ Melawe^.dortt kl uwaMcs voisine» do^iaaievit l'esuoeini^ des lelîgpeiises. Cet exhau^teo^ut du rempart était aussi dcstîilé à \mx^ la rMe.Hùe ec à ditfepidre les abords de la rivlière aux. envûrons^d^ «la p4H*te. Saint-Georges.
L',amée de. Charles. YiU ^!avaoçabîentAt vers Kennes^, G»r la paix n'avait été qu'une trêve** On était alors au mois de juin 44M . La duck^esse fit ^es préparatifs de défiense^' Enfermée dans .la. ville et n'ayant, d'autres ressources que celles qu'elle pouvait hii fonnitr) elle fit .un emprunt sur les bourgeois, par un mandement au nom de Maxi* aiilien et d'Anne , roi et reine des Romains* De son côté, le conseil de ville envoya à ses frais « des gens en habits • diaiimidésy » ainsi nonunait-on les espions, pour surveiller les mouveoients de l'armée ennefnie et parer à toute surprise de Ja ville. L*ost 'des Français, alors à Bain 9 n'osa approfcb^r plus près de Rennes. Sa retraite inopinée .et ta fausse nouvelle de Tarrivée des secours anglais répandit Tallégresse dans la. ville, qui célébra ce double événement par des £eux de joie et des pipes de vin défonfsées aux carrefours. Des vedettes n'en étaient pas moins expédiées de tous côtés sur les trafg^ de Tennenû. N'ayant pas d'armée ponr tenir la campagne, on
900 HUTOmB DB MumM.
s'en fiait à la vigilance des espions et à la force des murailles. Guillaume de Champeaux se laissa surprendre « aux écoutes » vers Gesson, et (ut racheté pottr huit écuft par la communauté.
L'armée française s'était dirigée de noureau ^or Rennes ^ après avoir renforcé les garnisons de Basse-^Bretagne. Ce fut alors que le prince d'Orange et le comte Dunois fionent part à la duchesse des. intentions matrimoniales do roi de France. Tout ce <pi'on put obtenir d'elle dans son in> dignation, fut qu'elle enverrait le prince d'Orange ven Charles VIII pour lui demandlsr la paix. Le roi de France j consentit, et, agissant en vain^eur, il convoqua les états à Vannes en son nom, puis il vint camper à la tète de son armée à une Keue de ftenoèa. La duehesse, qui avait souffert sans murmurer tontes les usui|>ations royales que lui imposait la nécessité, se vit assaillie de nonvellea sollicitations en faveur du conquérant, qui voulait liri imposer sa main. Elle résista encore malgré sa éétrease. Le duc d'Orléans entra secrètement à Rennes, et ajouta ses instances à celles des autres membres du conseil de la duchesse. Ebranlée enfin dans sa résolution, et délaissée par celui qui eût dû la défendre, elle abandonna la b€^ hition de la difficulté aux seigneurs que Bennes enfermait dans ses murs, et qui se constituèrent en états. La nécessité fit encore loi; tous opinèrent pour le mariage pro* jeté. Anne de Bretagne se soumit. Le duc d'Orléans en porta la nouvelle au roi, qui, impatient de voir la du^ chesse , demanda et obtint la permission d'entrer dans la ville. L'entrevue des jeunes princes et les promesses qu'ils échangèrent devinrent le premier pas vers une paix solide , et le principal anneau de cette chaîne qui devait lier indissolublement la Bretagne à la France.
Mais jl fellait dissimuler encore; car les ambassadeurs de Maxinilien étaient à Rennes. Un traité de paix servit de voile aux intentions secrètes, dont l'accomplissement
était reotoyé à une «otre éfioqu^, à ua autie Ueu. Pami les oonditioiBS qui firent l'objet du traité^ on stipula <{ue la ^le de Renoet serait confiée au prince> d*Orang^ jus* . qu'à la décision dés ailHtrss appelés à prononcer sur les droits en btigej cpie les troupes étrangères en sortiraient^ sauf la garde de k duchesse; que les gens d'émise et les kalntants de Rennes seraient maintenus dans leurs droits et privil^es.
Le roi se retira vivec son armée en TouraSne, et quelques jours après Anne de Bretagne t*j suivit , accompagnée de députés des 'bourgeois, qui deraieut assister à ses noces aux frais de* la communauté* Des dispenses' avaient été demandées au.pepe pour annuler le premier -mariage non consoaNné;'Uiais dles n'étaient pas arrivées; ce qui n'enn pécha pas, vu l'urgence, le second mariage' de ^'aœonii* plir le 6 décembm 44M , en présence des députés de la communauté de Ikennes, qui écrivirent à leurs QoUégueè le 8 décembre" suivant une épître naïve, dont le silène convient plus aux mosurs du XIX« siède^ ce qui n'im* plique pas absolument le Màme du temps passé et l'éloge du n6ttre. Des fêtes célébrèrent à Rennes et dans toute la Bretagne ce mariage qui- ramenait la paix tant souhaitée, mais qui livrait le pays sans garantie aux mains du roi de France* •
L'avide besoin de la paix étouffa dans leur germe toutes les protestations qui auraient pu nahre en ce moment; il est permis de croire que la jeunesse de la duchesse, malgré sa fermeté déjà éprouvée, la rendit plus iadle à tant de dangereuses concessions, qu'elle retira plus tard quand l'âge Teut instruite.
En perdant sa- duchesse, à qui elle était restée si fidèle. Rennes n'eût guère d'autre souvenir d'elle qu'une ordonnance signée Charles VIII et Anne, qui prescrivait la perception du droit créé sur les boissons en «1417 pour l'achèvement des fortifications, ce qui ne prouve pas
<|ià elfes a/étw»t poîol v^Uwiènt tonnmaes. L'mtpâi iwjour». Il oe fout pa» «wblûiK peurtan^ c{ii«:k& pti^^ges^
U^.m%Tit^.^ jgrtm» auic «oUic^iiiiliolMi t»aas dontftjde» bw*
» rien besogoé touchant leurs chaxiges. » .^
Bevepu .4e «a pgremièvç WFffm ^ dâÎTfé desi<«îr<N*istwces diificUes qui Ta^wit.mHlHisiMiqpletiJkpajif sai^ mut c« 4iu!il >a9(ait piairdu par sou Aiksno^M laaé. éw» mo* biteiit de faijpcu.d'biïliihles'rcfivéMOtatiaofi |>oiftr réffiter h mal autai^.que: pos«ibl^. X« traiî Aed awiMÎUît 9tv»:bmk^ iriûUAi¥»i; fe maître. pottiwû «joiroyercana eopaéfHmoe ce qii'OQ lui «demandait»
. Un n^MLV^Lëveneniflotifi» d*ailleiifs«ADitQaMoqieat Vau tiantkm publique : k rewie^ Anpe. mytâtiéom^ ie^JMir à ,un duMphia; :oa ,a^ M^XM À k îioik.j<l4» :fiQBamu»Pité ^des boiifi^eoi^ oiHlopfia ;des'/4j^uialsa9«MjqMi fureoA félébréea à Bi»niies « par des 9Htf*i«qufMt .I^Qm^lW^iMuiii, bamquetiSy » fieuxi vinf ^guises par .ks çait^foum» habillemenis et » autre» céfémofâm ténias pu^ea- et. grotesques» »
. La ville fit cette .âuiiée luâipe uœ dépense plus utUe^ et qui atteste ses progrès intellectuels. Une mais^o pour ies éeoks.fut consirwte aux frais de la eommuuaiité sur )e,'pkiaia de la YieiUe-IAwnaHi, à huit pieds da diafance 4^ Ja chapelle ^aint^lMartiqtj
Ua autre progrès noo moms iutéreisattt pour notie ViUe s y aocompUt à la même époque. Awaot 4482 jCfi n estait que hors des murs et à des dislMces plus ou moins gmiiides qiie Top pouvait se procurer^ de l'eàu potable. Le puits du Meinil et, quelques autres «pars dans la vilie jie fournissaient qu uue eau commune et inauffisanle pour les besoins de la population intérieune. -La communauté des boujfieois^ f^ppëe de cet inconvénient.. que tant de