‹ Histoire de Robespierre d'après des papiers de famille les sources originales et des documents entièrement inéditsChapitre 197 sur 354 · livre XIV — cnjfSPIRATlOX les prisons · texte numérisé non relu

livre XIV — cnjfSPIRATlOX les prisons

treuse qu’eut peut-Ctre sur le son des acr.K,'.« .

sensée ourdie par Arthur Dillon dan« la • m-

favorable aux prévenus, et il crut qu’il lui serah faS L quelques sommes d’argent adroitement semées dans le ne f le déterminer à se porter sur le tribiinat riv«i. .•* P®“ple, de

vrer les accusés. Qu’une pareille idée ait germé dans la Té te de l’ex' general, homme ardent et entreprenant et au’il soit na

pardon o.p™„„s 4

livite, cela est très-naturel; et je ne comnrenHs Le .. P" comment des historiens graves ont pu sur la foi Thermidoriens, attribuer h une inferna^eLvention des comitIsT Salut public et de Sûreté générale cette conspiration dite des nri .0..., à ].,u,lle, du reste, l'esprit de parti ne m.nqu. ,„sïe drere"' des proportions qu elle ne comportait pas

D.llon eut l’imprudence de s’ouvrir de son projet à un ancien rai-

grandes méfiances ; mais celui du nrocès de nomen e. .. *

Où Fouquier v fui amenai il ii.; va. • ^ Thermidor, au moment

poitr p.rSM D.Bn„, Csotill. Bemoeli,, V.'n,”* « ier”Fl!lî‘"rrl“7trenrtT''!l***

lerj,ellalton de Danlon et de Camille, qu'il éiaii bien éloiané lui r»tahee V i ‘ .

F.“:eL';nÂ;L ‘rtufaL t" *•

«prd.’p. ^8.) Que. l-isLien dLVdVfo^ru^M

in dépoaiUon de d'Aubigny occupLne dou.red;

da r„, “ coniamnâtion. FouquL paruti;:

daul P usieurs beures; pas un mol de sa défense n'a étéconserré. VoUà, onLiou^^ une belle anlorué a .uroquer que le compie rendu du procès d, Fouqiier tLui?; juanl a Cambon, il esl ai peu probable qu'il ai. prononcé'le, parole, quirLur.;^

irailifcL T Thermidor, en pleine Conrenliol il

lrai.a.1 cncu.e Oauion de conspirateur en l'accouplanl à Robespierre. Voy le Monil'eur du M vendémiaire an III (13 oclobre 1394). séance du lü vendémiaire.

HISTOIRE UE RORESriERRE

nislre de la République à Florence, nommé Ladoitc, détenu comme lui au Luxembourg. Gel homme feignit d’entrer dans le complot ; mais, dans l’c-spérancc d’obtenir sa liberté, sinon par patriotisme, il s’empressa d’avertir les comités de Salut public et de Sûreté générale par lesquels il fut mandé sur-le-champ. Ceci se passait le 13 germinal (2 avril 1794) (1). On lui recommanda, sans nul doute, de paraître toujours disposé îi s’associer à la conspiration. Le lendemain, nouvelles confidences dcDillou : l’cx-constituantThourot, ctSimund récemment arrêté, sont du complot; il fera en sorte de les lui conduire dans sa cellule. En même temps il donne , en sa présence, au guichetier Lambert, une lettre pour Lucile Desmoulins, îi la disposition de laquelle il avoue avoir mis une somme de trois mille livres a pour envoyer du monde autour du tribunal révolutionnaire. » Dès le la germinal au mutin, un des nouveaux administrateurs de police nommés par le comité de Salut public en vertu de la loi du 20 ventûse recevait la déclaration de Lallotte. Aussitôt les comités de Salut public et de Sûreté générale se faisaient amener le porte-<defs de la prison du Luxembourg sous la garde de deux gendarmes (2). Après l’avoir entendu, ils rendaient contre l’infortunée Lucilc, ainsi compromise par la légèreté de Dillon, le mandat suivant : « Les comités de Salut public et de Sûreté générale réunis arrêtent que la femme de Camille Desmoulins sera mise sur-lechamp en arrestation à Sainte-Pélagie. Le scellé sera mis sur ses papiers. Sigtu!: Dubarran, Couthon,C.-A. Prieur, Carnot, 'Voulland, Barère, Billaud-Varenne, Robespierre (3). » En même temps SimonJ, -Arthur Dillon, Thouret et tous les autres détenus du Luxembourg étaient rigoureusement séparés les uns des autres et mis au secret (4).

Pauvre Lucile ! au moment de l’arrestation de son mari, éperdue, folle de douleur, elle avait commencé pour Robespierre une lettre où, dans le désordre de ses idées, elle écrivit des choses tout à fait

(1 ) a Du treizième jour de gemiinal. Les comités de Salut public cl de Sûreté générale chargeai le maire de Paris de faire conduire aur-lc-cbamp au comité de Sulul public le citoyen Lafiotie, détenu au Luxembourg. Il y sera coaduii sous sûre garde. Styné : Du harrart, Couihou , Billaud-Varenne, Carnot, G. -A. Prieur, Voulluud, Bobespicrie, Barère. » {Archives, F 7.1435. liasse B.)

(2) Arrêté signé : Barère, ËUe Lacoste, Vadier, C.-A. Prieur, Dubarran, Lu Bas, Collot d’Uerbois, Billaud-Varenne. (Arrhtrer, u6i ruprà.)

(3) Archives, ubi suprà.

(4; « Le comité de Salut public arrête que Simond, député, Arthur Dillon, Thouret, et tous les autres détenus au Luxembourg, seront séparés rigoureusement et mis au secret sur lu'Champ. L’udmiuisiraiion de poUco exécutera le présent arrêté et rendra compte <<ans le jour de son exécution au comité. Sùjné : BiUaud-Varuuue, Darére, Collot d'Uerbois, Caruut, Couihou. » {Archives, F 7.1435, liasse B.)

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