‹ Histoire de Robespierre d'après des papiers de famille les sources originales et des documents entièrement inéditsChapitre 204 sur 354 · LIVRE XIV. — LA LOI RE POLICE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

LIVRE XIV. — LA LOI RE POLICE GÉNÉRALE

iiominc Dufresne, moniuntanément détenu aux Carmes par ordre du comité de Sûreté générale, sur la dénonciation de quelques intrigants (1).

On le vit en plus d'une circonstance cherchera tempérer, dans l'application, la rigueur des lois révolutionnaires. Tout le monde connaît le décret fameux sur la police générale de la République, rendu par la Convention h la suite d’un rapport de Saint-Just. Eu vertu de ce décret, les prévenus de conspiration devaient être traduits de tous les points de la République û Paris; et il était interdit à tout ex-noble ou étranger appartenant h un pays en guerre avec la France d’habiter, .sous peine d’être mis hors la loi, soit Paris, .soit les places fortes et les villes maritimes de la République pendant la durée de la guerre. Comme ce décret était d’une extrême .sévérité dans ses diverses parties, il parut à Robespierre qu’il ne suffisait pas de le faire connaître aux intéressés par une simple insertion au Bulletin; il fallait selon lui, le proclamer à haute voix dans toutes les communes, car, dit-il avec raison, plus la loi est rigoureuse, jilus solennelle doit être la proclamation, et plus elle a besoin d’être connue de tous les citoyens. La Convention applaudit et vota la motion (2).

lin amendcmentdu député Charlier avait fait comprendre dans la classe des ex-nobles les anciens titulaires des charges qui anoblissaient; mais c’était donner beaucoup trop d’extension au décret. Le comité de Salut public en jugea ainsi, et Couthon vint, en son nom, dans la séance du 29 germinal (1 8 avril 1794), demander h l’Assemblée la modification de cet amendement. Aussitôt Tallien etDelmas, deux Thermidoriens, de se récrier. « Pourquoi ne pas sévir contre des hommes qui sont entrés avec des intentions perfides dans une caste que son orgueil et sa corruption rendaient si méprisable? » s’écria le misérable amant de Thérézia Cabarrus. Et Delmas d’tijouter ; «Vous devez punir ceux qui ont eu l’intention de s’élever au-dessus du peuple. » A entendre ces deux fougueux dantonistes, il semblait que déjà le comité de Salut public eût perdu de son énergie. Robespierre répondit en invoquant et la justice, par qui devaient toujours être dirigées les délibérations de l’homme public, et l’intérêt du peuple, qui n’était pas toujours d'accord avec les propositions les plus populaires en apparence. Il n’y avait point à douter de l’énergie du comité, mais, eut-il soin d’ajouter, « dans les décrets les plus vigou-

(1) Mnnileur du 30 genninal (19 »Tril I"94).

(2) Journal des débats el des décrets de la Convmlion, numéro 571, et iloniteuc <lu2S germinal (17 urril 1791,'.

HlSTOinE DE ROBESPIERRE

roux et les plus sévères coiilrc les cnneiuis de la patrie, il est dos mesures à garder, mesures fixées par les principes et pur la justice. » Il fit remarquer qu’il serait inique et impolitique à la fois de frapper la foule des personnes qui avaient possédé des charges conférant l’anoblissement, et termina par ces paroles dignes d’être rappelées : i> Citoyens, en parlant en faveur de l’amendement, on peut se donner l’apparence de la sévérité contre les ennemis du peuple, mais le devoir du véritable ami du peuple est de le servir sans le tlatter. » Les paroles de Robespierre, dictées par le bon sens et le véritable esprit de modération, engagèrent la Convention à rapporter l’amendement adopté la veille sur la j)roposiiion de Charlier (1). Étonnez-vous après cela de la juste influence de Maximilien sur ses collègues de la Convention !

Le fait suivant, venant à l’appui de ce que nous avons avancé plus haut, montrera au contraire combien peu il avait de pouvoir sur ses collègues du comité. Vers cettcéjjoque fut conduit dans la prison des Carmes un général tout jeune encore et déjà illustré par de beaux faits d’armes; il se nommait Lazare Hoche. Employé à l’armée du Rhin, il l’avait quittée à la suite d’une rivalité (jui s’était élevée entre lui et Pichegru, pour lequel Saint-Just et Le Ras avaient cru devoir prendre parti. Néanmoins ces deux représentants restèrent, en réalité, étrangers, comme nous l’avons prouvé de reste (2), aux persécutions auxquelles le jeune et brillant général allait être bientôt en butte. Uuel crime avait pu commettre Hoche? C’était à cette époque un républicain convaincu et très-désintére.ssé, je le crois; il avait Hiêine affecté, au temps où florissait l’hébertisme, des façons et un langage un tant soit peu exagérés. Cependant l’objet de son culte et de son admiration n’était ni Hébert ni Danton, c’était Robespierre, auquel il était tout dévoué. Hoche, dont Carnot avait deviné le génie militaire, s’était — peut-être dans un accès de présom|ilion — refusé à exécuter, sur les bords du Rhiu, quelques parties du plan de campagne dressé dans son cabinet par le célèbre membre du comité de Salut public (3). Ce fut là, de toute certitude, l’uniquecause de sa disgrâce. Envoyé à l’armée des .\lpes, il y était à peine arrivé que, sous l’inspiration évidente de Carnot, avec lequel

(1) Jiimt^eur du 30 germinal (10 avril 17Ü1).

(âj Voy. noire Histoire de édii. Meliue ei Cans. i. Il, |iv. 111, ch. v.

(3) Voyez, k ce sujet, les noies publiées sous le litre du Mémoires de i;arérr, t. 11, p. 174. Ces Mémoires, ceuvre d'un uiculour éuiérite, sont peu dignes de conliance; mais sur la cause de lu disgr&cedu liocbu, Burère peut être cru, cor tl csl naturellement tout favurabic k Carnot; c'est môme à Suint-iu&i que , par une couiradieliou assez étiaiige, il attribue la perséiuliuu subie pur Uocho.

LIVBE XIV. — LE r.ÉSÉKAL IIOLHE ET ROllESPIERnE 1911

il nY-tait pas brouillé encore, Robespierre, chargé de la correspondance avec les députés en mission, é(Tivit aux représentants du peuple près l’armée d'Italie qu’on avait la preuve de la trahison du général Hoche ; qu’il était nécessaire de le faire arrêter sur-le-champ, et que le comité de Salut public le remplaçait par legéiiéral Petit-Guillaume pour l’expédition d'Oneille(l). Cettelettre était du 30 ventêse. A quelques jours de là, le vieux général Duincrbion se rendait auprès de Hoche, alors à Nice, et lui présentait l’ordre suivant : « Le comité de Salut public arrête que l’expédition d’Oneille, qui devait être faite par le général Hoche, sera confiée au général Petit-Guillaume, général à l’armée des Alpes, auquel il a été donné des ordres à cet égard. Les représentans du peuple près l’armée d’Italie feront mettre sans délai le général Hoche en état d’arrestation, et l’enverront îi Paris sous bonne et sére garde. Signé Carnot, Collot d’Herbois. » Cet ordre est écrit tout entier de la main de Carnot (2).

11 est donc bien certain que l’initiative de l’arrestation du général Hoche est venue de Carnot, qui avait ou pensait avoir de légitimes motifs de suspicion contre lui. Sur le premier moment, Robespierre avait dû croire fondés les griefs de son collègue ; aussi avait-il écrit sous sa dictée en quelque sorte la lettre dont nous avons plus haut donné le sens. Mais dans l’intervalle île l’arresta- •tion de Hoche à son transfèrement ,’i Paris, il avait sans doute reçu des explications de nature à le disculper suffisamment à ses yeux, car tout prouve qu’il ne voulut point s’associer aux mesures de sé^ vérité que le comité de Salut public persista h prendre h l’égard du général, auquel .Maximilien portait depuis longtemps un très-vif intérêt et dont il avait reçu, de Dunkerque, les lettres les plus afl’ectueuses. Transportons-nous maintenant au comité de Salut public, û la séance du 22 germinal (1 1 avril 1794), où il va être statué sur le sort du général Hoche. Neuf membres du comité sont présents ; ce sont Barère, Carnot, Couthon, Collot d’Herbois, C.-A. Prieur, Billaud-Varenne, Robespierre, Saiiit-Just et Robert Lindet. Deux sont en mission aux armées: Jean-Bon Saint-.\ndré et Prieur (de la Marne) ; le douzième, Hérault-Séchelles, est guillotiné depuis six

(I) Voy. l'Amateur d’autographes 6u 16 aoûti865. L'original de celte lettre fai&ait i

fi&rtie de la collection de M. Félix Drouin. Fn lête de celte lettre, qui a cinq lignetk, ou lit ces mots, de la inuin de Carnot : « 30 rentôsCy il* année de la Rép. une et ind. Les membres du comité de Salut public ù leurs collègues, au port de la Monlagne. » Elle est Mguée : Robespierre, Collot d'Hcrbois, Carnot, Billaud-Varenne cl Burère.

(ij Un seul mot, l’enrerronl, est écrit par Collot d'IIerbois au-dessus du mot /'euroienf, rayé par lui. Vo;ez le remanjuablc Eaïui rur la vie de tîocke, par £. liergouoioux, p. 56.

niSTOIRE nE ROBESPIERRE

ütKI

jours. Que se passa-t-il? Impossible de le dire d'une façon bien positive, puisque les registres du comité ne reproduisent pas les débats qui nécessairement ont précédé les délibérations prises, mais il est facile de conjecturer que Robespierre, et que Robespierre seul, ouvrit la bouche en faveur du général. Saint-Jusl paraît s'être, en cotte eirconstance, séparé de son ami ; peut-être n'avait-il pas eu tout îi fait il se louer de la conduite du général à l'armée du Rhin. Au r(!Ste, disons-le encore, Robespierre, Saint-Just etCouthon, quoique étroitement unis par une communauté de principes et par les liens de, la plus tendre amitié, ne se croyaient pas tenus de se ranger aveuglément au même avis ; on l'a bien vu tout ;'i l'heure îi propos du décret qui obligeait les membres de la Convention h rendre compte de leur fortune et de leur conduite morale depuis le commencement de la Révolution, décret rendu sur la motion de Couthon et hautement improuvé par Robespierre. Le résultat des débats de cette séance du 22 germinal fut l'arrêté suivant : « Le comité de Salut public arrête que le général Hoche sera mis en état d'arrestation et conduit dans la maison d'arrêt dite des Carmes, pour y être détenu jusqu'il nouvel ordre (1). » Tous signèrent, tous, excepté Robespierre, qui ne se laissa point fléchir et qui, n'approuvant pas la mesure, ne voulut pas l'appuyer de l'autorité de sa signature (2).

En ne voyant point figurer la signature de Maximilien sur son mandat d'arrestation. Hoche se douta bien qu'il l'avait eu pour défenseur au comité de Salut public, et le 1"' prairial il lui écrivait la lettre suivante : « L. Hoche à Robespierre. Le soldat qui a raille fois bravé la mort dans les combats ne la craint pas sur l'échafaud. Son seul regret est de ne plus servir son pays et de perdre en un moment l'estime du citoyen qu'il regarda de tout temps comme son génie tutélaire. Tu connais, Robespierre , la haute opinion que j’ai

(1) Ou lii dans les Mémoire* sur Carnot, par son fils, t. 1/p. 4i9 : « Un second nian* dat, qui l’envoyait à la prison des Carmes, émané du bureau de Saini-Jxut, fut extraordinairement signé par tous les membres du comité.)) M. Hippolyte Carnot veut parler du bureau de police générale qui fonctionna durant quelques semaines au comité de Salut public. Il n’y a qu'un malheur, c’est qu’en germinal ce fameux bureau de police, sur lequel nous aurons à noos arrêter, n’existait pas encore. Il ne fut établi que dans le courant de floréal.

(2j Ont signé, dans l'ordre suivant : Saint-Just, Collot d'Herbois, Barère, C.-A. Prieur, Cnniot, Couthon, Robert Lindet et Billaud-Varenne. ~ M. Hippolyte Carnot, dans ses Mémoires sur Carnot, fait figurer Robespierre au nombre des signataires de cet arrêté. 11 regrettera, nous n’en doutons pas, d'avoir commis ici une très-grave erreur. Nous avons relevé nous-même cet arrêté sur les catalogues de H. Laverdei. Nous avons fait mieux , nous avons été consulter — ce que chacun peut faire comme nous ~ l'ordre d'écrou du général aux archives de la préfecture de police, et nous l’avons trouvé parfaitement conforme au texte de l'arrêté publié dans le catalogue Laverdet.

LIVIIE XIV. — IXE LETTKE IIU GÉXÉRAl. IIOCUE

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roiu;ue do les talons et de te.s vertus; les lettres que je t'écrivis de Dunkerque (1) et mes professions de foi sur ton compte, adressées à Kouehotte et à Aiidoin, en sont l'expression tidéle ; mais mon re.spect pour toi n’est pas un mérite, c'est un acte de justice, et s'il est un rapport sous lequel je puisse véritablement t'intére.sser, c'est celui sous lequel j’ai pu utilement servir la chose publique. Tu le sais, Robespierre, né soldat, soldat toute ma vie, il n'est ptis une ■seule goutte de mon sang que je n'ai (sic) consacré (sic) îi la cause que tu as illustrée. Si la vie, que je n'aime que pour ma patrie, m’est conservée, je croirai avec rai.son que je la tiens de ton amour |)Our les patriotes. Si, au contraire, la rage de mes ennemis m'entraîne au tombeau, j’y descendrai en bénissant la République et Robespierre. L. Hoche. » Cette lettre ne parvint pas it son adresse. 11 fallait qu’elle passAtpar les mains de Fouquier-Tinville, qui eut l’infamie de ne point l’envoyer, comme s’il eût craint que Robesliicrre ne lui arrachût une proie (2).

Si Lazare Huche ne fut pas livré au tribunal révolutionnaire, ce fut certainement grûce îi la résistance de Maximilien. 11 est hors de doute pour moi que la protection accordée par Robespierre à l’illustre général fut l’origine et la cause de scs regrettables dissensions avec Carnot, et quand nous l’entendrons reprocher indirectement û celui-ci , en pleine Convention , de persécuter les généran.x patriotes, c’est qu’éviderament le nom de Hoche lui sera venu à la mémoire. Aussi n’est-on pas médiocrement étonné de lire dans la réponse de Carnot au rapport de Bailleul sur h; 18 fructidor : « J’avais sauvé la vie à Hoche avec beaucoup de peine du temps de Robespierre, et je l’avais fait mettre en liberté immédiatement après le 9 Thermidor (3). » C’est là une allégation démentie par tous les faits; il est démontré au contraire qu’on eut un certain mal à obtenir de Carnot que le général fût relâché. Hoche ne recouvra .sa liberté ni le H, ni le 12, ni le 13 thermidor, c’estrîi-dire au moment où une foule de gens notoirement ennemis de la Révolution trouvaient moyen de sortir des prisons où ils avaient été enfermés

(1/ Ces lettres out disparu. Pcui-fitre unl-elles été rendues, après Thermidor, au général Hoche, qui les aura détruites. C'est encore là un vol fait k l'histoire par le&Thei' iiiidoriens.

Celte lettre de Hoche à Robespierre a été trouvée dans le dossier de Fouquirr-* Tinville, accompagnée de celle-ci : « Je compte assez, citoyen, sur ton aliacheuicui ui.x iutéréts de la pairie pour être persuadé que tu voudras bien reincllre la lettre ci*joiitie a sou adresse. L. Hoche. » — Fouquier garda la lettre. On voit avec quel sans façon le tuugueux accusateur public agissait a l'égurd de Robespierre. {ArchUes, carton W loti, i"* dossier, cotes ‘JO et 91.)

Voy. les Mémoire* sur Camot, pur son û\$, 1. 1, p. 450.

IliSTOinE UE IlOBESPlEnRE

toninicsiis|i»'cls, mais le 17 seulement, et Carnot ne signa son mandat de mise en liberté que le dernier, comme à contre cœur(1). Ajouions qu'il ne se liAta point de l'employer; Hoche fut longtemps réduit aux démarches les plus humiliantes avant d'obtenir du service (2). Dans la matinée du 10 thermidor, en arrivant îi la Concieigerie, Saint-Just se trouva, dit-on, face à face avec le futur vainqueur de la Vendée. A la vue de celui avec lequel il avait si glorieusement combattu sur les bords du Rhin, Hoche se découvrit et tendit la main à Saint-Just. C'eût été le fait d’une ûmc grande et généreuse si en cil'et l’illustre proscrit avait été l’auteur véritable de la captivité du général ; mais Hoche savait bien que ses persécuteurs n'étaient ni Saint-Just ni Robespierre.

11 faudrait des volumes entiers pour relever toutes les béuies commises par la plupart des historiens à l’endroit de Robespierre ; nous ne parlons pas des calomnies intentionnelles dont sont souillés les livres de tant de prétendus historiens que nous ne voulons plus nommer. Quand la diffamation se trouve dans ces libelles enfantés par l’esprit de parti ou dans ces romans abjects où, pour amuser un public ignorant, on piaffe en pleine calomnie comme en pleine bouc, on ne peut que hausser les épaules et sourire de dédain; mais on est douloureusement navré, je le répète, lorsque la calomnie se rencontre dans une œuvre où circule d’un bout à l’autre le souffle généreux de la Révolution. Comment, par exemple, ne pas être plongé en des étonnements profonds devant certaines injustices inspirées à M. Michelet par une étonnante crédulité? Nous avons dit pourquoi la juste considération dont jouit cet écrivain nous obligeait à le suivre pas à pas et à le réfuter sévèrement. Lorsque, par exemple, de sa propre autorité, il nous présente Robespierre comme aimant à répéter ces paroles du dialogue de Sylla et d’Eucrate ; « La postérité trouvera peut-être que l’on n’a pas versé assez de sang (3); » c’est déjà odieux, et il est aisé de le confondre par cei

(1) Voici ret arrdié, i) e&l d« U main de Tburiol: o Le l? ihermidor de Tau ]! iu Hé]>ublique une et indivisible. Le comilé de Salut public arrête que Iloche, ci-devam {général de l’arméa de la Moselle, sera sur-le-chump mis en liberté, et les srellé> apposés sur ses papiers levés. Charge le porteur du présent de son exêculioD. Thu~ rioi, Collot d'Herbois, Tullien, P. -A. Lalloy, C.-A. Prieur, Treillard, Carnot. u (ArrAi- A F. II, 60.)

(î) Voy. la Vie de üoehe, par Uousselin» lequel était reiir.eini personnel de P. -bespierre et de Saint-Just.

(3) liUloire de /a Révoiuiion, par Michelet, t. V, p. 87.

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