‹ Histoire de Robespierre d'après des papiers de famille les sources originales et des documents entièrement inéditsChapitre 234 sur 354 · SS · texte numérisé non relu

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rétractaient lâchement quand leurs tentatives n'avaient pas réussi, et qui cherchaient alor-'. à s'abriter sous de fausses protestations d'estime et de dévouenii-ut pour la Convention nationale et le comité de Salut public.'

Bourdon (de l'Oise), atterré, garda le silence (1). Maximilien cita, à propos des manoeuvres auxquelles il avait fait allusion, un fait qui s'était passé l'avant-veille au soir. En sortant de la Convention, trois députés, parmi lesquels Tallien, fort inquiets du décret de prairial, dont ils craignaient qu'on ne Bt l'application sur eux-mémes, manifestaient tout haut leur mécontentement. Ayant rencontré deux agents du gouvernement, ils se jetèrent sur eux et les frappèrent en les traitant de coquins, de mouchards du comité de Salut public, et en accusant les comités d'entretenir vingt mille espions à leur solde. On espérait sans doute que les agents du gouvernement ainsi attaqués se seraient défendus, ce qui aurait fourni, le lendemain, l'oc- ^ ,, casion de se plaindre des insultes auxquelles les représentants du

peuple étaient exposés de la part d'hommes attachés au comité de Salut public. Après avoir raconté ce fait sans nommer personne, Robespierre protesta encore une fois du respect des comités pour la Convention en général, et de ses paroles il résulte incontestablement qu'à cette heure il n'y avait de parti pris contre aucun des membres de l'Assemblée. Il adjura seulement ses collègues de ne pas souffrii* que de ténébreuses intrigues troublassent la tranquillité publique. « Veillez surla patrie, » dit-il en terminant, « et ne souffi-ez pas qu'on porte atteinte à vos principes. Quand la confiance que vous avez mise en nous sera altérée, évitez à la patrie des déchirements. 11 vaudrait mieux peut-être encore que les ennemis de la patrie, que les amis de d'Orléans siégeassent momentanément au timon des affaires publiques que de voir la Convention avilie et divisée. Observez que nous avons besoin d'encouragements, qu'on a tout fait pour rendre

(1) S'il faut en croire aon ami Leeointre, il se 8t en Bourdon une telle rdsolnüon qn’an sertir de la séance il dut prendre le lit. Il l’aurait même gardé un mois si l'on derait s'en rapporter k Leeointre. Voj. l'appel dé Laurent Leanniré au peuple franfoie. Par malheur pour Leeointre, et ce qui proure asee quelle impudence mentait cet étrange maniaque, noua ssTons, par des rapporta de police, que le 8 messidor Bourdon (de l'Oise) se promenait dans Paris-, que le 9 il assistait k la séance de la Contention, oA U il bâillait pmdant qu'on j apprenait des noutelles atantageuses, » et qn'enfin tons les jours aoitants il se litra netitement aux menées qui eurent pour résultat la eatnstropbe de Thermidor. Voilk comme il garda le lit pendant un mois. Voj. les rapports de police cités sous le numéro XXVIll, k la suite du rapport de Courtois, rapport dont noua aurons un mot k dire dans le litre snitant. — Devenu après Thermidor un des plus tioients séides de la réaction , Bourdon (de l'Oise) paya de la déportation, au 18 fructidor, tes mannutres eontre-rétolutionuaires. U mourut k Sinnamari.

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