THERMIDOR AN II (JUILLET
Situation de la République aux premiers jours de thermidor. De la participation de Robespierre dans les questions extérieures et intérieures. — > Il défend Prost aux Jacobins. — Actes d'oppression dénoncés par lui. — La pétition Magenthies.
Les repas patriotiques. — Une lettre de Buissart. — Plaintes des amis de Robespierre. — Joseph Le Bon et Maximilien. ~ Citoyens d’Arras sautés par Robespierre. — Le Bon devant ses juges. — Tentalites pour sortir de la Terreur. — Aveux des assassins de Robespierre. — Jacquotot et les Thermidoriens. — Comment on est parvenu k noircir la réputation do Robespierre. — L’ex-comte de Barras. — Les orgies de Malsons>Alfort. — Histoire de la Révolution par les Deux amis de la liberté. — Un mot sur le représentant Courtois. — Rapport sur les papiers trouvés chez Robespierre et autres. ~ Discussion sur l’impression de ces papiers. — Cri de Choudieu. — Fraudes thermidoriennes. — Les autorités de Courtois. — Une lettre de Charlotte Robespierre. La question de l’espionnage. — Làcketés.et apostasies.
— Rares exemples de fidélité. — Taschereau emprisonné. — Moyens d'action de la calomnie. — Les continuateurs de Courtois. — Rouget-Delisle et Robespierre. — Les vaincus au théâtre. — Galart de Montjoie historien. — Le véritable sentiment populaire.— Mémoire manuscrit de Biilaud>Yarenne. — Opinion de Boissy^d’Anglas.
— Hésitation du comité de .Salut public à se séparer de Robespierre. — Cri d’indignation. — Incertitude de Billaud-Varenne. — Pressentiments dTngrand. — Remords de Billaud-Varenne. — De Carnot et de Robespierre. — Encore l’accusation de dictature. — Réponse de Maximilien. — Saint-Just a-t-il proposé la dictature? — Les assertions de Barère. — L’anglais Benjamin Vaughan. — Protestations de Saint-Just. — Les remords de Barère. — Continuation des manœuvres thermidoriennes. — Exclamations do Coutfaon et de Robespierre jeune. — Mol féroce do Vadicr. — Visite aux Madclonnclies. — Les conjurés et les dépotés de la droite. — Isolement de Maximilien. — Les lettres anonymes. — Un billet de Labenette. -- Inertie de Robespierre. — Ses alliés. — Le général ffanriot. ~ Trompeuse confiance de Maximilien. — Séance des comités réunis les 4 et 5 thermidor. — Avertissement de Saint-Just. — Départ des canonniers. — L’école de Mars. — Sortie de Coutbon contre les conjurés. — Pétition des Jacobins. — Justification de Dubois- Crancé. — Le baiser de Judas. — Réunion chez Collot d’Herbois. — Robespierre la veille du 8 thermidor. — Discours-testament. — Séance du 8 thermidor. — Exclamation de Laurent Lecointre. — Vote de l’impression du discours. — Vadier à la tribune. — Intervention de Cambon. — Billaud-Varenne et Panis dans l'arène. — Fière attitude de Maximilien. — Apostrophe de Cbarlier. — Faute capitale de Maxi-
inSTOlRE DE ROBESPIERRE
milten. ~ Remords de Cambon. Séance du 8 Uicrmidor aux Jacobins. — Ténia- Uve suprême auprès des gens de la Droite. — Nuit du 8 au 9 ibermidor. — Un mot de Bourdon (de l’Oise). — Principale cause du succès de la faction. ~ Séance du 9 Thermidor. — Tallien à la tribune. — Mensonges de Billaud-Varenne. Efforts pour èter la parole à Robespierre. — Rapport de Barère. — Eocore Vadier et Tallien. — Cri de Garnier (de l’Aube). — Le Montagnard Louchet. — Décrets d'arres* talion et d’accusation demandés. ~ DéTOÛmenls sublimes. ~ Les proscrits à ta barre. — Réunion du conseil général de la commune. — Mesures diverses. — Effet produit dans Paris par l’arrestation de Robespierre. ~ Les doléances de Bailleul. — La dernière charrette. — Rôle diianriot. — Son arrestation. — Mesures prises par les comités. — Attitude des Jacobins. ~ Les vrais Jacobins. ~ Mouvement des sections. — Conseil exécutif provisoire. — Délivrance dTianriot. — Reprise de la séance conventionnelle. — Mise en liberté des députés détenus. — Robespierre à la commune. Il s’oppose & rinsurreclion. — Le décret de mise hors 1a loi. — Fermeté du comité d’exécution. — L'appel k la section des Piques. — Hésitation suprême de Robespierre. Proclamation convcntionuelle. — > Le temps complice des conjurés. ~ Assassinat de Robespierre. — Eovahissement de la commune. — Le gendarme Merda. — Impossibilité du suicide. — Mort de Le Bas. — Robespierre jeune se précipite par une fenêtre. — Longue agonie de Maximilien. — Le Tribunal révolutioDiraire à la barre. — Exécution de Robespierre et de ses amis. — La moralité du 9 Thermidor.— Conclusion.
Avant de commencer le récit du drame où succomba, sans tache et sans peur, l'homme extraordinaire dont le malheur et la gloire sont d'avoir entraîné dans sa chute les destinées de la Révolution, arrêtons-nous un moment pour contempler ce qui fut si grand; voyons l'œuvre des quatorze mois que nous venons de parcourir, et comparons ce qu'était devenue la République dans les premiers jours de thermidor avec ce qu'elle était quand les hommes de la Montagne la prirent, défaillante et bouleversée, des mains de la Gironde. •
A l'intérieur, les départèmenls, soulevés l’année précédente par les prédications insurrectionnelles de quelques députés égarés, étaient rentrés dans le devoir : de gré ou de force, la contre-révolution avait été comprimée dans le Calvados, à Bordeaux, à Marseille ; Lyon s’était soumis, et Couthon y avait paru en vainqueur modéré et clément; Toulon, livré à l’ennemi par la .trahison d’une partie de ses habitants, avait été repris aux Anglais et aux Espagnols à la suite d’attaques hardies dans lesquelles Robespierre jeune avait illustré encore le nom déjà si célèbre qu'il portait; la Vendée, victorieuse d’abord , et qui au bruit de ses succès avait vu accourir sous ses drapeaux tant de milliers de combattants, était désorganisée, constamment battue, réduite aux abois, et à la veille de div