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gaiids iriomphent, car Robespierre et ses amis vont être assassinés traîtrousenient pour avoir voulu réconcilier la Révolution avec la justice, car avec eus va, pour bien longtemps, disparaître la cause populaire, car sur leur échafaud sanglant se cimentera la monstrueuse alliance de tous les véreux de la démocratie avec tous les royalistes déguisés de l’Asseuiblée et tous les tartufes de modération.
Cependant Louchet reprend la parole pour déclarer qu'en votant l’arrestation des deux Robespierre, on avait entendu voter également celle de Saint-Jiist et de Coutlion. Quand les Girondins s’étaient trouvés proscrit.', lorsque Danton et ses amis avaient été livrés au tribunal révolutionnaire, nul des leurs ne s'était levé pour réclamer hautement sa part d’ostracisme. Le dévouement d'Augu.stiii Robespierre, de ce magnanime jeune homme qui, suivant l’expression très-vraie d’nn poète de nos jours.
Environnait d’amour son formidable atné»
peut paraître tout naturel; mais voici que tout à coup se lève îi sou tour un des plus jeunes membres de l’Assemblée, Philippe Le Ba.s, le doux et héroïque compagnon de Saint-Just. En vain quelquesuns de ses collègues le retiennent par les pans de son habit et veulent le contraindre à se rasseoir, il résiste à tous leurs efforts, et, d’une voix retentissante : « Je ne veux pas partager l’opprobre de ce décret! je demande aussi l’arrestation.» Tout ce que le monde contient de séductions et de bonheurs réels, avons-nous dit autre part (1), attachait ce jeune homme îi l’existence. Une femme adorée, Un tils de quelques semaines à peine, quoi de plus propre à glisser dans le cœur de l’homme le désir immodéré de vivre? S’immoler, n’est-ce pas en môme temps immoler pour ain.si dire le cher petit être dont on e.st appelé îi devenir le guide et l’appui ? Le Bas n’hésita pas un instant à sacrifier toutes ses affections à ce que sa conscience lui montra comme le devoir et l’honneur mêmes. Il n’y a point en faveur de Robespierre de plaidoirie plus saisissante 'que ce sacrifice sublime (2). Un certain nombre de membres se regardent
(1) Voyez uotre Bistoire de Saini^Just.
{2} il I donc d«i venu*, qn'oo pui»ie coaifctir
A le faire avec lui volontaire martjr?
a écrit M. Barthélemy dans lea Douze Journées de la Bérolufton, p. â90. Et M. Barthélemy qui a, paratt-il , lu et médité cent volumes sur Robespierre, déclare n'avoir jamais pu comprendre ni son pouvoir, ni sa popularité, ni son influence sur les masses. Ce n’était vraiment pas la peine de composer un poème en douze chants sur la
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UVBE XV.