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est iiifiuKv (iü la guillotine s'il va s'acqniltcr de ce devoir d'humanité, tant il est vrai que nous sommes libn'sl... Tous les paisibles habilans ou presque tous bénissoient la Révolution, et tous la maudissent et regrettent l’ancien régime... Les habitans des campagnes sont prêts à tout sacrifier pour les besoins de la patrie; mais ils veulent lu constitution, la liberU' absolue du culte, leurs prêtres qui ont été soumis aux lois, dus.sent-ils les payer, ou la mort (1). » Paris, l'intolérance n’était pas moindre que dans les campagnes. Le procureur général syndic du département, Lulier, qui s’était joint à Paclie pour accompagner fiobcl à la Convention, n’avait pas tardé à .s'apercevoir du mauvais effet jiroduit |)ar l'abolition violente du culte. Un jour, s'étant opposé à l’enlèvemcjU d’effets religieux dans une église et ayant .sollicité l’élargissement de plusieurs détenus, il fut dénoncé à la commune ]>ar la section du lioutwt rmtge (Croix-rouge), traité depuis comme suspect, et la protection de Robespierre fut impuissante à le garantir de la prison (2).
La commune exerçait véritablemhnt alors la dictature de la Terreur. F.lle ne connaissait plus aucun frein, se sentant, dans la guerre contre le culte, .soutenue par une masse de patriotes énergiques qui, sans rétléchir, avaient .subi rimi)ulsion. Les Jacobins euxmémes .s’étaient laissé entraîner; ils venaient d’appeler à la présidence du club Anacbarsis Cloots, l'ardent promoteur du mouvement contre la religion catholique, et cependant ils avaient tout récemment repris le titre de Société dex Amis de la constitution de 1793; or cette constitution reconnaissait formellement la liberté des cultes. Tout se taisait; la déprétrisation allait .son chemin sans que personne osAt se plaindre, ijuand une voix s’éleva, généreuse et indignée, pour protester contre l’asservissement général et réclamer au nom de la liberté des cultes; ce fut celle de Maximilien.
Et qu’on ne vienne pas dire qu’ici Robe.spierre faisait un pas vers la réaction. Qu’y a-t-il de commun entre la Révolution et ce despotisme avilissant sous lequel les hébertistes prétendaient courber les consciences? Maximilien savait bien, au contraire, que le temps n’était pas venu encore de se relAcher de la rigueur des principes. La sociétt'! populaire de Montbard ayant exprimé des sentiments entachés de fédéralisme, il n’hésita pas à demander sa radia-
I) Lclü’c de Jérôme Gillel h Robespierre, do Commune-AfTraQchie, le ^4 frimaire au il. Les Tlicrmidoricns se sont bien gardés de reproduire celle lettre. Ou la trouve dans les Papiers inédiU.,,, t. p.217,
(2) Voy. le Journal de la Huntagne du 25 brumaire an II (i5 novembre 1793).