LIVRE VIII. — LES PARTISANS DE BRUNSWICK
îratjcm ea faTeur du duc de foiœswidc. Qui désîgna-t-il comme {xrindpaax kistigateiirB de ce mouvement? Le prooèft-verbal de le est complétemCTt muet à cet égard. Mais deuxnoois, trns peiii«- UndbèreDt de sa bouche, ceux de Carra el de Brissot ; et lorsque, la séance du 25 septembre à) la Convention, Yergnîaud reprocha îlobe^erre, contre leqnd, tit-il, il c n*avait jamais prononcé que paroles d'estime », de l'avoir impliqué lui, Brissot, Guadet, La ce, etc., dans le complot dénoncé à la commune dans la nuit 3 an 3 septembre, Robespierre se leva et dit avec l'énergie de la ité: a Cela est faux. » A quoi Vergniaud répondit : « Je me félicis d'une dénégation qui me prouvera que Robespierre aussi a pu être iDÎé. » Personne ne releva le démenti de MaximiHen (1) ; et de ise de Rcdbespienre à Louvet, il résulte qu'en effet il ne nomma deux ou trotf personnes, déjà dénoncées par plusieurs de ses les conmie ne cessant de déc.ier le conseil général de la iune(2).
Or, par qui ce conseil général, qui s'épuisait en efforts pour sauver pathe, était-il attaqué chaque jour et sous toutes les formes? par feuilles girondines, par le PairioU fnmçois. Qui donc, au sein de (lée nationale, avait demandé et obtenu sa dissolution? n'éce pas cette comm*osion des Vingt et un, présidée par Brissot, lel, si peu de tecapa pvant le, 10 août, avait menacé les WptiMtdu glaive de la loi! Il n'y a donc nullement à s'étonner, en se ifComjce Oii c*oH le faire, au point de vue des passions de e, s'. Robespierre prononça d'âpres et sévères paroles contre ou trois hommes acharnés à le calomnier et qui ne cessaient de ie: la commune.
}hà& est-ce que cette accusation rqwoduite par Robespierre était de tout fondementî Est-oe que le bruit d'une conspiration en du duc de Bnmswick ne circulait pas dans tout Paris avant que
0) Vq^'ez cette séance du 25 septembre à la Convention, dans le Journal des débats àkntf^ nimi^ro 7, p. 91. Le Moniteur ^ en attribuant à Sergent Je démenti de Roeommot une «zear manifeate, sur laquelle bous bous eaipUqiierons en détail le livre suivant; ce qui n'emp^he pas M. Michelet (t. IV, p. 348) de prétendre Hobespierre c accepta Paccasation et garda la tache », comme si son démenti ' pas été ams net, cotame si, dans sa réponse à Lou^rat, Robespierre ne t'était pas iqQé c devant la France et THistoire. » M. Michelet, qui en général accorde tant Il confiance aux paroles de Sergent, ne le cite pas cette fois. Sergent, sous sa plume, Mderena « quelqu^un démentant Yergniaud. » Mai» si Babespierre avait, en dehors 2 ^Tîttot, désigné d'autres député» de la Gironde^ est-ea que Rnhl n'eu aurait rien ^QÎ qui se plaignit le lendemain même que RobesjHerre eût calomnié Brissot? ^'''"''^^««(dn 6 septembre.) Comment M. Michelet ne s'est-il pas xappeié cela ? r) Qwlribne lettre de M, Robespierre à ses commettansy p. 181.
Robespierre en parlât, après d'autres, au sein du conseil général! Est-ce qu'il n'est pas avéré que ce généralissime des troupes coalisées avait en France un parti puissant? Est-ce que récemment un des principaux organes de la Gironde, les Annales patriotiqueê ia Girondin Carra, n'avait pas effrontément entonné les louanges de Brunswick, la veille du jour où allait paraître l'insolent manifeste signé de lui? Est-ce qu'en&n Carra ne l'avait pas proposé pour roi d'une manière assez significative? Est-ce que de cette proposition, les Constitutionnels ne s'étaient pas fait déjà une arme contre les Girondins (1)?
L'accusation reposait donc sur quelque base; et si Robespierre y ajouta foi en ce qui concernait deux ou trois membres de la Gironde, ce fut évidemment parce qu'il ne comprenait pas comment des h(MQnus pouvaient déployer tant d'acharnement contre lui, dont la consdeoœ était si pure, s'ils n'étaient les instruments de quelque factioa étrangère. Quelques jours après cette séance de la nuit du 2 au 3 sqh tembre, se trouvant chez Pétion, avec lequel il n'avait pas encore rompu, et le maire de Paris l'ayant invité à lui dire frandiementoe qu'il avait sur le cœur : « Eh bien ! » répondit-il, « je crois que Brissot est à Brunswick » (2). Pétion, étroitement lié déjà avec le parti de It Gironde, engagea vivement Robespierre à bannir d'injustes défiances. Mais ces défiances, qui les avait provoquées? Qui donc avait pris l'initiative des calomnies? Et quelles calomnies 1 Transformer Robespierre, aux yeux du pays, en agent du comité autrichien, le présrater comme fréquentant des conciliabules tenus chez la princesse de lann balle ! n'était-ce pas le comble de la démence ! Brissot n'allait-il pa jusqu'à le désigner comme un stipendié du duc d'Orléans (3)1 Qob: dans ime lettre insérée au Moniteur y le député girondin se soit vinté d'être < l'éterjiel ennemi des rois, » oubliant bien vite que si pea de temps avant le 10 août, il avait proposé contre ceux qu'il appelait les républicains^ c'est-à-dire contre Robespierre, les mesures les plus violentes, qu'il ait crié bien fort à la calomnie, que même il ait trouvé un appui momentané' dans Ruhl, le futur et rude montagnard, je le comprends à merveille (k) ; mais lui, le matin même du 2 septefflive» dans son journal répandu à profusion, n'avait-il pas, par la pliuD^ d'un calomniateur gagé, de Girey-Dupré, accusé hautement Robes-
(1) Voy . à cet égard les Mimoirts de Fêrrières^ t. m, p. 126. '
(2} Discourt de Pition »wr VaccMeaXion intentée contre Robespierre^ p. 16.
(3) Voy. les Mémoires de Brissot, t. IV, p. 193.
(4) Voy. le Moniteur du jeudi 6 septembre 1792, et celui du lendemain •', ©^ " trouve la lettre de Brissot.