‹ Histoire de Robespierre (volume 2)Chapitre 184 sur 314 · LIVRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME

septembre: 1702 — décembre 1T02

^rertare de la, Convention nationale. — Motions de Coutîion et de Danton. — Alolîtiea de la royauté. — Thooret et la RépoJbliqae. — Une lettre du représentant Goiter. — Les Girondins et la dépntation de Paris. — Physionomie de l'Assemblée.

— Le nouveau côté droit. — Attitude de Robespierre. — Manœuvres ténébreuses de la Gironde. — L'alarme sonnée aux Jacobins. — Séance du 25 septembre à la CoDTeirtum. — Danton à la tribune. — Robespierre accusé par Rebecqui. — Sa justification. — Barbaroux et la Gironde ; il reprend Taccusation. — Violent démenti de Panis. — Marat et Vergniaud. — Une assertion de Vergniaud. — Vive dénépHxrn de Robeipierre. — Première lettre de Robespierre à ses conmiettants. — Aojinstin-Bon Robespierre* — Récriminations au dub des Jaoobina. — Brissot est «iclu de la Société. — Buzot et la garde départementale. — Opinion de Robespierre.

— Encore Dumouriez aux Jacobins. — Le salon de Talma. — Les politesses du géDéral Dâlon. — Intolérance des Girondins. — Danton et madame Roland ? — Le ounistre Garât. >— Pétion réélu maire. — Robespierre et Marat accusés. — Brissot à tous les républicains de France. — Discours de Robespieri'e sur l'influence de la calomnie.— Décret-Buzot contre les écrits séditieux. — Le rapport du ministre Roland.

— Odieuse insinnalion eontre Robespierre. — Séance agitée du 29* octobre. — La fiobe^erride de Lonvet. — Le contre-coup de la séance de la Convention aux Jacoi«M. — Les gardes du corps de Robespierre. — Le journaliste Gorsos. — Rebecqui A Bsrbanraz à la Msoousse I — Efforts désespérés de la Gironde. — Robespierre ^IsguUotÙM! — La bonne foi du vertueux Roland. — Saint-Just aux Jacobins. *- Admirable réponse de Robespierre à Louvet. '— La Convention passe à Tordre Al jour. — Triomphe éclatant de Robespierre. — A Maximilien Robespierre et à Kiioyalistes. — Looiss Robert à J.-B. Louvet.— Les gentillesses de Condoreet. ^ Pétion se jette dans la mêlée. — La première à Jérôme Pétion. — Colère de •lérômc. — Une nouvelle provinciale. — Incroyables manœuvres des Girondins. — IWhonmie et Hébert sollicités. — Levassenr et Dunnd-Maillane circonvenus par ^ Giioade. — Une lettre de Durand-J^IatUane. — Anthoiae calomniant Robespierre. » Réponse d'une des filles de Duplay. — Des papiers publics. — Une lettre (U Roland à la commune d'Arras. — Les curés et le ministre Roland. — Une curieuse ^ication de Gorsas. — Des fonds affectés au eolte. — La question des subsis- ^*Ma. — ConÂdtiations sur le procès du roi. — Le baste de Mirabeau brisé.

^jeodi 20 septembre 1792, la Gonventioii intionale» sous la prési* knce de Faure, son doyen d'âge, tint sa première séance dans un ^ salons du château des Tuileries, afin de procéder au choix de son

président et de ses secrétaires. L'exiguïté du local n'ayant pas penma au public d'assister à cette séance, ropéràtion eut lieu, pour ainsi dire,!^ buis clos. Un ancien membre de la Constituante, Dubois-Crancé, troina peu convenable que le premier acte de la nouvelle Assemblée s'accom] loin des regards du peuple, la publicité des séances du Corps législ étant devenue un des points essentiels du droit révolutionnaire. A ce observation si juste, plusieurs députés répondirent aussitôt qu*i n'avaient point été envoyés de leurs provinces pour capter les suffirai du peuple de Paris. Cela seul peignait déjà le mauvais esprit dont certain nombre de membres de la Convention étaient animés à Tég de la capitale, et un journal populaire, assez favorable pourtant parti de la Gironde, les Bévolutions de Paris^ ne manqua pasdesigna< 1er cette prévention de plusieurs députés contre la population parisienne (1).

Il n^ fut pas procédé, dans la forme ordinaire, à la vérification dei pouvoirs, parce qu'il avait été reconnu en principe que toute assemi^ blée électorale était mattresse de diriger elle-même les règles à sui dans les élections. On se borna donc à donner lecture des .extri de leurs procès-verbaux et à proclamer les noms des députés él Une protestation de deux électeurs contre la nomination des dépu de Paris, fondée sur ce que rassemblée électorale de ce départi ment avait expulsé de son sein plusieurs électeurs, fut dédaigneu: ment repoussée, attendu qu'en agissant ainsi, l'on s'était purement simplement conformé au vœu formel des assemblées primaires avaient arrêté d'avance l'exclusion de tous les citoyens convain d'avoir fait partie de clubs anticiviques ou signé des pétitions con^ révolutionnaires (2). On verra bientôt pourquoi quelques membi égarés de la Convention s'acharnaient ainsi , dès la première he contre la représentation de Paris.

Après s'être solennellement constitués en Convention nationale, 1 nouveaux députés se mirent en devoir de nommer le prési4ent et 1 secrétaires de l'Assemblée. Pétion fut, d'une voix presque unanime, a] pelé aux honneurs du fauteuil; quelques suffrages seulement sepoi tèrent sur Danton et sur Robespierre. Comme secrétaires, la Conventi<

(1) Voyez les Révolutions de Paris, numéro 167, p. 532. Le Moniteur ne donne aoena détail SUT cette première séance. Il indique seulement que trois cent soÎJLante et onM députés étaient présents. Numéro du 21 septembre 1792.

(2) Voyez le compte rendu de cette séance dans les Lettres de M, Robespierre à stsc99h mettons, numéro 1 , p. 18. Impossible de rencontrer plus d'impartialité que dans ces comptes rendus des séances de la Convention par Kobespierre. Qu*on les compare avec ceux des chroniqueurs de la Gironde, et Ton verra de quel côté sont la bonne foi, réquité, la justice.

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