‹ Histoire de Robespierre (volume 2)Chapitre 271 sur 314 · LIVRE X. — A PBÛMS b'uB& MSTlTiaK SU» LES SUBSISTANCES 6|û · texte numérisé non relu

LIVRE X. — A PBÛMS b'uB& MSTlTiaK SU» LES SUBSISTANCES 6|û

«oostttB.etou.il la& esdbortait à se préfluink coolBe lefteKcàs >wr<^|Mlp les etiDerais de la liberté ae se feraient pae foute d'easaf er de les poc* 1er,— carilsavait bien que la Révolutionne pourrait awc de plus dufrgereuxadversakes que ceux qui, sous prétetede 1» sesvic,. tendraient à Texagérer — se produisit dans Paris une agilatioa très-vive pvoduite par la cherté, des subsistances. Des pétitioanaiFes s'étaient préeentéS' à la barre de la Convention dans la séance du 1 2 février, et, du toa le plus ÎBfioayenaxU, ils avaient sommé rAssemblée de cendre an plus vite une loi sur les subsistauces. Cettç démarche hautaine e& provoeaute, faite au floomenib où. la Conventioa s'occupait sans relàcbe de résoudre le plue vite poseible les questions intéressant le ^us la grandeur ei la jffoapénlé du pays^ où elle traçait un plan de Tarmée « digne des héros et 4» législateurs de la République frani^ise, » où elle adoptait Tidée noihveUe de Tirapôt progressif de façon à charger princ^paleflMHi& les grosses iortunes du poids des dépenses publiques.,, où enfin elle abolissait les procédures relatives aux troubles populaires, cette démarche, disonafloiis, parut à Robespierre avoir été provoqiiée par les ennemis de la Révolution, lesquels n'ignoraient pas que de tous les moyens propies à abuser la population, le plus favorable et le plus fécond était de répandre des inquiétudes au sujet des subsistances. U n'hésita donc pas à blâmer bauleinent une pareille manosuvre et à flétrir dans son journal ceux qiai, sous le masque d'un patriotisme d'emprunt, cherehaient à porter le peuple à des excès.

Il est un art exécrable, familier à tous, les adversaires de la liberté, c'est d'en exagérer les principes pour les décrédiler ensuite. Cette dernière ressource de l'aristocratie au désespoir, die était bien <:onnue de Pitt, disait Robes|Herre, de ce- min^e odieux, secondé par tous les intrigants, par tous les fripons de l'Europe et de la France. « Ce génie maLTaisaot^ digne d'èlre vuité par tous les ennemis de la vertu, qui bannit de l'Angleterre toua les patriotes françois» tandis que nous ouvrons généreusement notre sein à tous les espions et à tous les assassioa qu'il enirelîenft au milieu de nous, n'a pa sauver le tyran par son or ni par ses inbâgues; il lui i^este la détresse publique pour obtenir las troubles qn'il a tant de fois tenté d'exciter. » Sana doute» poursuivait Robespierre, la maloriié des pétitionnairea qjù avaieol cooqparu à la barre étaient bien intentionnés, mais parmi eux s'étaient glissés dea hommes intéressés à diriger vers un but sinistre les démarches les plus légitimes en eUea-

^^>ty auxquels avaient été ac^oints Dobois-Crancé, CoIlot-d'Herbois , ADacbanU ^^ti et Couthon.

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mêmes; et l'emportement avec lequel fls cherchaient k irnt^ les esprits était étranger au véritable patriotisme. Ne les avait-on pas entendus, à cette occasion, menacer d'une révocation les députés de Paris, accusés de vouloir faire mourir le peuple de faim? C'était à h raison publique, au peuple lui-même à confondre cette nouvelle manceuvre. Passagères et rares, les erreurs du peuple étaient toujours le crime des circonstances fatales ou d'individus pervers. Mais il devait compter sur la Convention nationale comme elle comptait sur lui, déjouer les complots de l'intrigue et de l'aristocratie par sa sagesse, par son éloignement pour les excès, et se garder de compromettre h République par des désordres funestes. Quant à ses repr^ntants, ne lui avaient-ils pas donné déjà toute la mesure de leur dévouement? c Ce n'est pas du pain seulement que nous devons au peuple français (les despotes en donnent à leurs sujets), » disait Robespierre en terminant; « c'est la liberté cimentée par des lois humaines , c'est la dignité des citoyens, c'est la jouissance des droits sacrés de Thumanilé et l'exerdce de toutes les vertus sociales que la République développe (1 ). » Eh bien, ces conseils, marqués au coin de la modération et de la véritable sagesse, Robespierre ne cessa de les faire entendre aux jours les plus sombres de la Terreur.

En même temps , il rédigeait , au nom de ses collègues de la représentation de Paris, une adresse aux électeurs de ce département, dans laquelle se trouvaient reproduites en substance les observations dont nous venons de tracer une analyse sommaire, et où il adjurait de nouveau la population de cette grande ville de ne point compromettre la cause de la liberté par une précipitation insensée. A ces per* sonnages, dont le civisme bruyant semblait dépasser celui des premiers lutteurs de la Révolution, on n'avait qu'à demander autant de preuves de patriotisme désintéressé qu'ils exigeaient eux-mêmes autreibis de preuves de noblesse ; car il n'était pas impossible que ceux qm avaient toujours cherché à avilir le peuple voulussent le pousser aujourd'hui aux extrêmes pour perdre la Révolution par ses propres excès. Détruire Paris, son influence morale, tel était le but de tous les ennemis de la liberté et de l'égalité ; c'était au peuple à déjouer leurs coupables manoeuvres, en persévérant dans un calme imposant, sans rien perdre de son énergie républicaine. Modéré parce qull était fier, doux parce qu'il était fort , patient parce qu'il était invincible , il trouverait sa récompense dans le triomphe des principes de Tétemelle jus-

(1) Voyez cet article, intitulé : Observations sur nne pétition relatire snz.tabstitances, présentée à la Convention le 12 février, Tan II de la République. Lettres it M, Robespierre à ses commHtanâj numéro 6 de la 2« série, p. 283 à 294.

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